Les miscellanées d'Usva

Chroniques littéraires sans frontières

👁 Thématique mensuelle | Janvier 2019 — janvier 14, 2019

👁 Thématique mensuelle | Janvier 2019

Nouveau mois, nouvelle thématique de lecture ! Le mois de janvier sera court du fait des congés et, en regardant les événements liés aux janviers des années et siècles précédents, j’ai fait le choix d’opter pour de la rétrospective d’auteur. Une première qui, j’espère, ne sera pas sans suite.

Le 3 janvier 2005, Will Eisner s’éteint en Floride à 87 ans. Il laisse derrière lui les lettres d’or du roman graphique, genre littéraire qui ne cesse de s’agrandir et de se réiventer. Il laisse également derrière lui de nombreux ouvrages, graphiques donc, qui traitent de la vie dans les quartiers pauvres de villes américaines dans les années 1930, suivant des personnages souvent issus de l’immigration, traduisant notamment l’intégration de familles juives ayant quitté l’Europe et se confrontant à nouveau à l’antisémitisme de l’autre côté de l’Atlantique. Mais c’est ce qui unit les hommes et les liens qui se créent entre eux que Will Eisner décrit sans relâche. Un sujet qui ne manque pas de trouver du sens dans la société actuelle.

C’est donc sans hésitation que j’ai décidé de rattraper mon retard et mon manque de connaissances sur cet auteur qui a grandement influencé la littérature graphique et qui reste encore aujourd’hui une référence à l’échelle internationale.

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Et vous, que liriez-vous de cet auteur ?

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👁 Thématique mensuelle | Novembre 2018 — novembre 6, 2018

👁 Thématique mensuelle | Novembre 2018

Nouveau mois, nouvelle thématique de lecture ! Cela fait maintenant quatre ans que nous commémorons le centenaire de la Première Guerre mondiale, centenaire qui se termine le 11 novembre 2018. Quoi de mieux que de proposer, dans ce contexte, la thématique sur la Grande guerre pour ce mois de novembre ?

Un sujet fort qui me permet de rattraper certaines lectures classiques que j’ai un peu mises de côté, ainsi que des parutions plus récentes autant pour adultes que pour jeunesse.

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Et vous, que liriez-vous sur ce thème ?

Thématique mensuelle | Octobre 2018 — octobre 3, 2018

Thématique mensuelle | Octobre 2018

Nouveau mois, nouvelle thématique de lecture ! Après avoir longuement hésité, ce n’est pas une thématique à proprement parler mais un type de littérature qui m’intéresse pour ce mois d’octobre : le jeunesse et young adult engagés.

Si vous me suivez vous savez déjà que je lis très peu de littérature jeunesse ou young adult mais il y a régulièrement des parutions pour ces publics qui abordent des thématiques auxquelles je suis sensible. Traiter des sujets engagés (historiques ou sociaux) par cette voie me semble intéressant à faire. Un sujet de forme mais aux fonds multiples qui m’enthousiasme beaucoup d’avance !

Si vous avez des pistes de lecture à me proposer, n’hésitez pas !

 

Je prends mes yeux d’enfant et c’est parti !

Thématique mensuelle | Septembre 2018 — septembre 3, 2018

Thématique mensuelle | Septembre 2018

Avec la rentrée reviennent aussi les thématiques mensuelles. Celle de septembre me travaille depuis un petit moment car mes lectures passées ont alimenté mon intérêt pour cette histoire complexe et douloureuse.

En septempre 1960 un manifeste dénonçant la guerre d’Algérie a été signé par 121 intellectuels français. Il s’agit du Manifeste des 121 ou, plus précisément, de la « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ».

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette déclaration ainsi que ses signataires dans cet article du journal Libération.

Je connais peu ce conflit, mais j’ai rassemblé plusieurs livres qui l’abordent ainsi que d’autres qui touchent davantage à la crise algérienne des années 1990. Le mois de septembre se consacrera donc à l’histoire parfois malmenée de l’Algérie durant la seconde moitié du XXe siècle, entre souvenirs douloureux et déclarations d’amour.

« La Terre est la mère de tous les peuples » — mai 4, 2018

« La Terre est la mère de tous les peuples »

L’heure est arrivée de vous dévoiler ma thématique de lecture pour le mois de mai ! Si j’ai beaucoup hésité, mon coeur a fini par faire son choix. Si je me positionne en pragmatique, je me dis qu’au moins il reste des sujets à traiter pour un bon moment.

6 mai 1877 : le chef amérindien Crazy Horse se rend face aux troupes américaines.

Voilà mon choix.

Je souhaite approcher un peu plus l’histoire et la culture amérindienne, celle-ci fortement impactée par la colonisation des terres des différentes communautés autochtones d’Amérique du Nord. Aujourd’hui, le massacre des indiens n’est toujours pas reconnu pénalement parlant.

Je ne vous dévoile pas davantage d’informations, je pourrai commencer pleinement ce thème lors de la réception de ma commande auprès de mon libraire. Cependant, préparons-nous déjà à voyager dans de grands espaces ! *Impatience dans ma tête*

Référence du titre : extrait de citation empruntée à Chef Joseph

 

Et vous, quel livre avez-vous aimé en lien avec ce thème ?

« I have a dream » — avril 4, 2018

« I have a dream »

Le 4 avril 1968, Martin Luther King Jr était assassiné au Lorraine Motel, à Memphis. Cinquante ans nous séparent de cette journée et le combat pour l’égalité des droits se poursuit. Le rêve ne s’est pas encore réalisé, mais nous y croyons encore.

Le mois d’avril aura ainsi pour fil rouge la lutte pour les droits civiques et contre la ségrégation.

N’oublions pas qu’aujourd’hui encore, un américain peut être abattu d’une vingtaine de balles dans son propre jardin, cela par des policiers, si tant est qu’il soit Noir. N’oublions pas qu’aujourd’hui encore, un enfant peut être abattu en jouant avec une arme factice, comme tant d’enfants en possèdent, si tant est qu’il soit Noir. La liste s’allonge, l’impunité perdure, la patience s’amenuise.

 

« Vous pouvez tuer un homme, mais vous ne pouvez pas tuer une idée. »
Medgar Evers, assassiné le 12 juin 1963.

 

« Mon père ne connaissait pas son vrai nom. Mon père a hérité son nom de son grand-père qui l’avait lui-même hérité de son grand-père qui l’avait hérité de son maître. »
Malcom X, assassiné le 21 février 1965.

 

« En ce qui concerne Malcom et Martin,
j’ai vu deux hommes issus de milieux incroyablement
différents, dont les positions,
à l’origine diamétralement opposées,
se sont de plus en plus rapprochées.

Au moment de leur mort, leurs positions
étaient devenues presque identiques.
On peut dire, en effet, que Martin
s’est saisi du fardeau de Malcom,
qu’il a mis en mots la vision que
Malcom avait commencé à dégager
et qu’il avait payée de sa vie.
Et que Malcom fut l’un de ceux
que Martin vit au sommet de la montagne.

Medgar, lui, était trop jeune pour voir cela se produire,
pourtant il l’espérait et n’en aurait pas été étonné ;
mais Medgar a été assassiné avant.

J’étais plus âgé que Medgar, Malcom et Martin.
On m’a élevé dans la croyance
que l’aîné doit servir de modèle aux plus jeunes,
et doit, bien sûr, mourir le premier.

Aucun des trois n’a vécu jusqu’à quarante ans. » James Baldwin
(I Am Not Your Negro, James Baldwin et Raoul Peck, Robert Laffont et Velvet Film, 2017)