Les miscellanées d'Usva

Chroniques littéraires sans frontières

Les prix littéraires du mercredi #18 — janvier 16, 2019

Les prix littéraires du mercredi #18

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours. Pour ce dix-septième numéro, je vous propose un focus sur le Prix Artémisia.

« Le jury d’Artémisia décerne tous les ans un prix pour récompenser une femme auteure de BD, pour saluer son ouvre, l’encourager, rendre le travail des femmes dans la BD plus visible, lutter contre la discrimination passive, contre les multiples plafonds de verre qui continuent de limiter la percée des auteures, des dessinatrices, des scénaristes, des créatrices, de leur art, leur créativité, leur génie, etc. » Source

Je ne connaissais pas du tout ce prix littéraire et autant vous dire que je m’engage à lire toutes ces œuvres rapidement, par intérêt pour leurs contenus mais aussi en soutien à la cause que le prix défend.

 

  • Sous les bouclettes de Mélaka et Gudule, paru aux éditions Delcourt le 11 avril 2018, lauréat de la catégorie « Témoignage » 2019 :

sous_bouclettes_gudule_mélaka« C’est l’histoire d’une vie. La vie de Gudule.

Enfant rebelle, femme d’Arts et de Lettres, personnalité engagée, gaffeuse rigolote et attachante, elle se révèle à travers les petits moments de honte qui ont parsemé sa vie.

À la fois témoignage et hommage, Mélaka livre un récit bouleversant où elle raconte les tracas médicaux, le déclin et le chagrin avec beaucoup de tendresse et de dérision. »

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  • Hallali de Claire Malary, paru aux éditions de l’Œuf le 9 novembre 2018, lauréat du Grand Prix Artemisia 2019 :

couv-hallali-700x990« Un homme fuit une meute de loups. Une jeune femme fuit deux agresseurs. Deux chasses à l’humain qui se croisent.

Deux techniques de dessin qui se croisent puis se mélangent : encre et aquarelle.

Une nouvelle graphique muette servie par la force du noir et blanc et les nuances colorées de l’aquarelle. Émergence d’un talent brut dans ce premier livre de Claire Malary. Pour le plaisir des yeux. »

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  • Les grands espaces de Catherine Meurisse et Isabelle Merlet, paru aux éditions Dargaud le 21 septembre 2018, lauréat de la catégorie « René Dumont » 2019 :

grands-espaces-les-tome-1-grands-espaces-les« Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d’arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d’y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d’un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l’auteure raconte le paradis de l’enfance, que la nature, l’art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu’à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d’une enfance et l’imaginaire qui s’y déploie, en toute liberté. »

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  • La terre perdue de Hanneriina Moisseinen, paru aux éditions Actes Sud l’An 2 le 17 janvier 2018, lauréat de la catégorie « Mémoire » 2019 :

51odgyq9evl« L’histoire se situe à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1944, au moment où l’Union soviétique s’empare de la Carélie finlandaise.

Une femme, Maria, reste au village pour s’occuper de ses vaches. Un soldat qui perd la tête, sur le front, est considéré comme déserteur.

Récit poignant sur une tragédie universelle, où des photos des archives de l’armée finlandaise se mêlent aux dessins au crayon… »

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  • L’une d’elles d’Una, paru aux éditions Çà et là le 16 mars 2018, lauréat de la catégorie « Combat féministe » 2019 :

arton161-3f3c9« Un récit personnel dévastateur sur les violences faites aux femmes sur fond d’affaire de l’éventreur du Yorkshire, le tueur en série qui a sévi en Angleterre et tué treize femmes entre 1975 et 1980.

Nous sommes en 1977, Una a douze ans et vit dans le West Yorkshire. Un assassin sème la panique dans la région en s’attaquant à des femmes isolées, en majorité des prostituées. La police peine à résoudre l’affaire – en dépit de milliers d’heures passées à la recherche du tueur et alors que les forces de l’ordre ont interrogé plusieurs fois le meurtrier sans le savoir. L’incapacité des policiers à trouver le coupable soulève l’indignation à travers le pays. Dans la période où ces meurtres ont eu lieu, Una a été victime d’une série d’agressions sexuelles, agressions dont elle s’est par la suite sentie coupable.

Retraçant son histoire personnelle, expliquant les raisons des ratés de l’enquête, fournissant des statistiques édifiantes sur le degré d’impunité des hommes coupables de féminicides et d’agressions sexuelles, L’une d’elles explore ce que signifie grandir dans une société où la violence masculine n’est jamais remise en question. Avec le recul, Una décrypte ce qui lui est arrivé il y a une trentaine d’années, se demande si quelque chose a vraiment changé et questionne nos sociétés qui imposent aux victimes de ces violences d’en payer elles-mêmes le coût. »

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Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

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« Le parfum d’Irak » de Feurat Alani et Léonard Cohen (Nova éditions et Arte, 2018) —

« Le parfum d’Irak » de Feurat Alani et Léonard Cohen (Nova éditions et Arte, 2018)

Je ne pense pas être la seule à ne pas comprendre grand chose à l’histoire contemporaine de l’Irak en même temps que je nous sais nombreux à toujours avoir entendu parler de ce pays à l’occasion d’actualités liées à la guerre.

612U8VBLJIL« Roman graphique d’un genre singulier, Le parfum d’Irak est constitué des 1000 tweets que Feurat Alani a postés sur Twitter durant l’été 2016, poussé par la nécessité de raconter son Irak. L’auteur nous livre ses souvenirs avec émotion, depuis son premier séjour en Irak à l’âge de 9 ans jusqu’à sa décision de devenir journaliste pour couvrir la guerre sur place.

Ce témoignage puissant et unique, illustré par les magnifiques dessins de Léonard Cohen, offre un autre regard sur un pays trop souvent résumé par les images qu’en renvoient les médias. »

Feurat Alani est franco-irakien et quand il découvre enfant le pays de ses parents, il découvre un monde de parfums, une culture, un quotidien bien différent de celui en France, une famille restée au pays qui pense à lui malgré la distance. L’Irak sera désormais une partie concrète de ce qu’il est. Feurat nous raconte ses voyages sur plusieurs années : de son enfance à l’âge adulte, du temps innocent (mais pas aveugle) des vacances à l’engagement journalistique sur un terrain de guerre.

Le format des tweets demande de la concision et de la clarté au récit et le challenge est relevé haut la main. J’ai enfin eu le sentiment d’y comprendre quelque chose même si les différents courants religieux restent un peu opaques pour moi. Nous reprenons étape par étape les événements qui ont amené à l’occupation par l’armée américaine, la montée en puissance des intégrismes et la pleine éclosion de l’Etat islamique.

« Nous jouons au foot dans un petit stade, près d’une mosquée. Personne ne se doute que ce stade deviendra le cimetière des martyrs quinze ans plus tard. » (Tweet n°32)

Mais au-delà du récit géopolitique, nous voyons l’impact sur les personnes, les restrictions, les débrouillardises, les dangers, les peurs, les résistances, les exils, les pertes. Ce pays que Feurat a aimé, avec le parfum des abricots, n’est plus ce qu’il était. Cela ne l’empêchera pas d’immortaliser dans ses reportages la vie qui y résiste comme la mort qui y plane. Entre subjectivité et objectivité, ce livre est un voyage d’où nait de belles émotions autant que de la colère, un voyage que j’ai été heureuse de faire avec Feurat Alani et Léonard Cohen dont les illustrations sont absolument magnifiques.

Une fois le livre refermé il ne reste qu’une chose à faire : découvrir les épisodes animés diffusés sur Arte. Ou vice-versa, si vous n’avez pas encore ce livre dans votre bibliothèque. Pour ma part, j’attends aussi d’en savoir plus sur l’enquête que l’auteur souhaite mener sur l’origine des déformations constatées sur les nouveaux nés depuis 2004, depuis la bataille de Falloujah.

« Certains choisissent l’hommage silencieux. La réserve. D’autres ont besoin de faire entendre leur malheur. De le crier. » (Tweet n°994)

Pour en savoir plus

Découvrez dès à présent l’intégrale des animations tirées du livre :


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Laurent Gourlay


 

Et vous, quel livre sur l’Irak conseilleriez-vous ?

Ils me font envie, vous les avez lus ! #16 — janvier 15, 2019

Ils me font envie, vous les avez lus ! #16

Nous sommes mardi, le moment de retrouver une liste de chroniques d’autres blogs ayant parlé de cinq livres qui me font envie mais que je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir. Alors, en attendant, j’ai le plaisir de vous lire et de vous découvrir, c’est un bon compromis vous ne trouvez pas ?

 

Les cinq livres (jeunesse) de cette semaine sont :

 

Merci à vous !

👁 « Le complot : histoire secrète des protocoles des sages de Sion » de Will Eisner (Grasset, réed. 2018) —

👁 « Le complot : histoire secrète des protocoles des sages de Sion » de Will Eisner (Grasset, réed. 2018)

Publié pour la première fois en France en 2005 (ouvrage posthume), les éditions Grasset ont réédité en 2018 ce roman graphique de Will Eisner, fruit de vingt années de travail pour son auteur. Malheureusement, mettre au clair cette histoire demeure encore nécessaire au vue des idées et « théories » infames et condamnables qui circulent aujourd’hui encore.

9782246686019-t« Qui d’autre que le légendaire dessinateur Will Eisner pour retracer l’histoire de ce complot juif inventé de toutes pièces au début du XXème siècle pour attiser l’antisémitisme en Europe ? Les Protocoles des Sages de Sion justifient les pires passions et leur diffusion connaît un succès retentissant avant et pendant la première Guerre mondiale. Un journaliste britannique du Times révèle la supercherie en 1921 : les Protocoles sont un plagia d’un obscur traité anti-bonapartiste écrit par un dissident français en exil. Les auteurs des Protocoles n’ont eu qu’à remplacer bonapartistes par Juifs et le mot France par le monde

On connaît donc la vérité mais rien n’y fait : les Protocoles sont utilisés par Hitler, le Ku Klux Klan et trouvent encore aujourd’hui de nombreux lecteurs dans les pays arabes et chez les activistes d’extrême droite. Intrigué et choqué par le destin de ce faux grossier, Eisner nous raconte son histoire avec un coup de crayon unique, drôle et noir, ironique et inquiétant ; on est pris par le charme de la bande dessinée sans jamais oublier ce que l’auteur combat : un grand mensonge qui sert la haine et l’antisémitisme. »

C’est avec ce livre que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à Will Eisner. Un nom très connu dont les œuvres n’avaient pas encore été entre mes mains, ce sujet ne pouvait que me faire passer le pas.

C’est avec beaucoup de pédagogie que l’auteur remonte l’histoire de la création de ce texte qui avait pour but de servir des manigances dans les sphères du pouvoir gravitant autour du Tsar Nicolas II en mettant à l’écart certains proches de confession juive. L’antisémitisme étant déjà présent, les protocoles trouvèrent rapidement leur public. L’auteur ? Un jeune faussaire avide de pouvoir et d’argent et peu regardant sur les commandes qui lui étaient passées ainsi que sur les conséquences de ses actes : Mathieu Golovinski.

Will Eisner prend le temps de revenir sur la création de ce faux, son contexte historique mais il se plonge également dans le texte en présentant de nombreux passages qui prouvent que les protocoles ont été copiés d’un texte français écrit contre le régime imposé par Napoléon III. Sauf que voilà, le faux prend racine, il va grandir et son pollen va se répandre malgré les procès et preuves de la supercherie et ce, dans le monde entier.

Une question se pose alors : que pouvons-nous faire quand la preuve d’un faux ne suffit plus à prouver le vrai ? Ne rien laisser passer quand nous sommes témoins d’une fausse information en circulation et se dire que les extrêmes ne sont pas majoritaires, peut-être.

Concernant les illustrations, le style est très abouti et est plus précis encore que dans les autres romans graphiques de Will Eisner, qui sont eux plus nerveux dans le trait. Un livre nécessaire dans lequel le texte et l’image ne font qu’un et une histoire importante à connaître sur l’un des aspects qui ravive, par vagues honteuses, l’antisémitisme. L’introduction est signée Umberto Eco.

Pour en savoir plus


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : La Case de l’Oncle Will


Et vous, quel roman graphique de Will Eisner recommandez-vous ?

👁 Thématique mensuelle | Janvier 2019 — janvier 14, 2019

👁 Thématique mensuelle | Janvier 2019

Nouveau mois, nouvelle thématique de lecture ! Le mois de janvier sera court du fait des congés et, en regardant les événements liés aux janviers des années et siècles précédents, j’ai fait le choix d’opter pour de la rétrospective d’auteur. Une première qui, j’espère, ne sera pas sans suite.

Le 3 janvier 2005, Will Eisner s’éteint en Floride à 87 ans. Il laisse derrière lui les lettres d’or du roman graphique, genre littéraire qui ne cesse de s’agrandir et de se réiventer. Il laisse également derrière lui de nombreux ouvrages, graphiques donc, qui traitent de la vie dans les quartiers pauvres de villes américaines dans les années 1930, suivant des personnages souvent issus de l’immigration, traduisant notamment l’intégration de familles juives ayant quitté l’Europe et se confrontant à nouveau à l’antisémitisme de l’autre côté de l’Atlantique. Mais c’est ce qui unit les hommes et les liens qui se créent entre eux que Will Eisner décrit sans relâche. Un sujet qui ne manque pas de trouver du sens dans la société actuelle.

C’est donc sans hésitation que j’ai décidé de rattraper mon retard et mon manque de connaissances sur cet auteur qui a grandement influencé la littérature graphique et qui reste encore aujourd’hui une référence à l’échelle internationale.

Tous les articles en lien avec la thématique mensuelle sont identifiables grâce à l’icône 👁.

 

Et vous, que liriez-vous de cet auteur ?

« J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste » de Loïc Prigent (Grasset, 2016) —

« J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste » de Loïc Prigent (Grasset, 2016)

Ce livre, trouvé au hasard de mes déambulations chez Emmaüs, m’a tout de suite intrigué. J’adore les vêtements et regarder les créations depuis mon confort provincial, l’univers de la mode moins car justement trop excessif et coupé du monde. Alors, face à cette proposition de pépiements, je n’ai pas pu résister.

9782246862895-001-T« Voici les saisons de couture de Loïc Prigent. Depuis 2011, celui qui est le plus influent documentariste de la mode tient un compte twitter (@LoicPrigent) qui fait grincer des dents tout le milieu de la mode et rire tous les autres (et parfois le milieu lui-même). Laissant ses oreilles traîner dans les défilés et les studios, il y recueille les bons mots, les rosseries, les énormités, les béatitudes et les coups de griffe des participants de ce petit cercle qui gouverne le goût du monde entier. Mannequins ? Attachés de presse ? Créateurs ? Qui parle ? Ecoutez-les, orchestrés par Loïc Prigent, porte-voix de cette nouvelle comédie humaine. Il y invente un nouveau genre littéraire : le pépiement.

Ne pleure pas. Pense à ton maquillage.

– C’était bien ton dîner?
– J’ai dit que des trucs que j’avais déjà dits et écouté que des conversations que j’avais déjà entendues.

– Quel jour on est ?
– Mais comment veux tu que je le sache ?

J’ai tellement faim, je pourrais manger.

A coup sûr, le livre le plus drôle des années 10. Et, qui sait, le plus poétique ?

Le livre est le choix des meilleures phrases de ces cinq années, auxquelles Loïc Prigent a ajouté un grand nombre d’inédits. »

J’ai à la fois beaucoup ri et suis tombée de ma chaise en lisant les petites phrases glanées sur ces différentes années, lors de défilés et entre différents acteurs du monde de la mode. C’est extrêmement imagé et c’est parfois tellement poussif que ça en devient génial. D’autres fois, c’est tout simplement triste. C’est aussi cette ambivalence qui est exprimée dans les mots, jamais attribués précisément à leurs auteurs (à chacun de formuler ses hypothèses) : celle du luxe qui peut faire rêver mais qui porte aussi un costume oppressant de règles d’apparat, de principes qui sont hors de la réalité.

C’est un petit livre qui se lit du début à la fin comme par petites touches dans n’importe quel ordre, c’est donc un livre auquel le lecteur donne sa propre vie. Le contenu enlève son voile de fantasme à ce milieu si particulier qui, s’il brille facilement, se fâne bien vite aussi.

Un moment agréable, un livre qui ne manquera pas de faire réagir tous ses lecteurs et un ensemble impressionnant d’expressions et de remarques bien senties. Mention spéciale à la série de phrases On ne dit pas… qui revient régulièrement dans le livre et qui m’a particulièrement fait sourire.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Cultur’elle


 

Et vous, voulez-vous adorer et détester la mode avec ce livre ?

Semaine à mille pages | Du 14 au 20 janvier — janvier 13, 2019

Semaine à mille pages | Du 14 au 20 janvier

C’est reparti pour une semaine à mille pages, voyons-voir de plus près le programme des festivités !

Organisée par Le petit pingouin vert, la semaine à 1000 pages est un challenge qui se reproduit tous les mois.

Vous souhaitez participer ?
Alors rendez-vous sur la page Facebook du challenge !

 

Pour cette semaine, je fais simple avec l’intégrale du manga Lady Snowblood de Kazuo Koike et Kazuo Kamimura, publié chez Kana éditions en 2017. Pour un total, même s’il s’agit de littérature graphique, de 1408 pages.

 

Et vous, qu’avez-vous prévu de lire cette semaine ?

Nouveaux blogs #05 —

Nouveaux blogs #05

Je vous donne rendez-vous une fois par mois pour découvrir de nouveaux blogs littéraires et leurs auteurs qui viennent poser leurs valises parmi nous ! Bienvenue à toutes et tous !

Read’y

capture-ready-view« Je m’appelle Céline et j’ai 35 ans. Je ne suis pas une professionnelle de la littérature, je suis seulement une amoureuse de la lecture.

C’est la frustration de ne pouvoir partager mes ressentis après une lecture passionnante qui a été le catalyseur de mon blog Read’y. C’est comme regarder un feu d’artifice…seule. On s’extasie mais lorsque l’on regarde autour de soi, aucun regard ne peut être échangé, aucun sourire, aucune intimité ne marquera à jamais ce souvenir. Pour moi, c’est perdre le sens même de la lecture que de lire un livre qui nous transporte sans pouvoir en parler à bâtons rompus après. Pour qu’il reste dans les mémoires, il faut en parler, il faut le faire vivre.

Donc, le PARTAGE est le maître mot de ce blog. Nous avons la chance d’avoir ce formidable outil qu’est la blogosphère. Je voulais la saisir.

Rien ne sera calculé, mes chroniques ne sortiront pas à des moments bien réglés d’avance. Non. Je veux me sentir libre de partager quand je le ressens. Par pur plaisir.

Je n’ai pas de style de prédilection pour mes lectures qui sont très hétéroclites. Je passe d’ailleurs souvent du coq à l’âne.

Je n’ai pas non plus la prétention d’avoir une plume extraordinaire, ni d’être la meilleure « critique ». Ce n’est pas l’effet recherché. La simplicité est pour moi le moteur de la joie que je ressens en faisant vivre mon blog.

J’en profite également pour créer des accessoires autour du livre (couture) car j’aime personnaliser mes lectures, et en prendre soin ! C’est un autre petit plaisir que je m’offre. 🙂

Je vous souhaite à tous la bienvenue sur Read’y ! »

Papiers mâchés

capture-papiersmâchés-view« Hellow mes petits gourmands 🙂 C’est Alexandra PAPIERS MÂCHÉS !

Tout d’abord, je tiens à remercier Usva K. pour me donner la chance de vous parler de mon concept à travers son magnifique bloggyword !

Je suis une Extrémiste-Réservée des temps modernes. Dévoreuse compulsive de pancakes aromatisés au sucre, régulés par un Black Coffee. Chroniqueuse gustative, excentrique, exploratrice professionnelle de bibliothèques, partenaire officielle du rayon presse et des librairies. J’ai un sérieux problème avec le placement des virgules, mais je me soigne.

Je fais partie d’une famille peu ordinaire : je vis avec le Grinch et j’ai adopté deux enfants sauvages, un Carlin King Size et un chat Kitty Size.

Je ne voyage pas dans le monde entier, je n’ai pas d’avocat ni de comptable mais j’ai un Blackberry, vous ne voyez pas le rapport ? Moi non plus.

J’adore découvrir de nouveaux auteurs, me plonger dans leur univers et fondre de plaisir ou hurler de désespoir en lisant avec quelle justesse, violence, joie etc., ils couchent leurs mots sur le papier. Je suis ouverte à tout genre littéraire même si j’ai un petit penchant pour les drames et les témoignages et depuis peu pour les policiers et les thrillers.

J’ai deux passions : les mots et la cuisine. Je les chine, je les dévore, je les traque, je les troque, je les adopte, mais surtout je les associe, car selon moi la magie opère lorsque les domaines littéraire et culinaire entrent en fusion ! C’est pourquoi, je fais le pari fou de les associer, afin de vous servir mes plus croustillants moments de lectures gustatives, en partant d’une simple et unique question : si ce livre avait un goût, lequel aurait-il ?

Cliquez pour découvrir mon univers livresquement gourmand. 🙂

Et en ce moment, venez participer à un concours royal ! »

Mes confidences littéraires

capture-confidenceslitteraires-view« Je m’appelle Mauricette, j’habite dans le sud de la France et je suis dans le domaine du Droit.

Comme je l’ai dit dans le tout premier article que j’ai publié sur mon blog, le goût de la lecture m’a été transmis par mon professeur de français au lycée et par mon père.

Je n’ai pas vraiment de style de prédilection en la matière, c’est à dire que lorsqu’un livre me fait envie je le lis. Je lis aussi bien des auteurs connus comme de tous nouveaux écrivains, je suis assez fervente de découvertes. L’essentiel pour moi est de passer un bon moment de lecture. Je lis également beaucoup de littérature étrangère (américaine, africaine). Cependant il est vrai que je lis rarement des polars, c’est le style de romans que je lis le moins.

J’aimerais dire à mes futurs lecteurs que je considère la lecture comme un partage c’est dans ce sens là que je me suis tournée vers la création d’un blog car plus que tout je souhaitais partager mon ressenti avec d’autres, découvrir le leur également, échanger. Je souhaiterais donc que mes futurs lecteurs aient cette vision là de mon blog, une plateforme sur laquelle nous nous apporterons mutuellement en la matière et j’ai vraiment hâte. »

Les lectures de Sandora

Capture-lecturesdesandora-view.PNG« Je m’appelle Sandra, je viens de Suisse, je suis trentenaire depuis peu et passionnée de livres depuis ma tendre enfance. Je lis essentiellement de la fantasy, du fantastique et du Young adult en général.

J’ai créé ce blog et mon compte instagram pour partager ma passion avec d’autres lecteurs. Lire seul c’est super, mais en parler c’est encore mieux. Alors n’hésitez pas à m’écrire pour en discuter. 😉 »

 

Je vous souhaite autant de belles découvertes que d’échanges et vous donne rendez-vous le mois prochain !

#jaimemonlibraire | 12 janvier 2019 — janvier 12, 2019

#jaimemonlibraire | 12 janvier 2019

Je vous retrouve comme chaque semaine pour faire un point sur les nouveautés qui ont rejoint ma bibliothèque. Mon objectif : rester fidèle à mes sujets de prédilection mais me pousser aussi un peu hors de ma zone de confort.

 

  • Thelonious de Roland Brival et Bruno Liance, paru aux éditions Gallimard le 1er novembre 2018 :

GO1272_thelonius_monk_COUV.indd« Thelonious Monk vit ses dernières années reclus et mutique. Un mystérieux mécanisme s’est brisé dans son esprit qui le rend incapable de jouer la moindre note. Lors de ses séjours dans la villa de son amie, la baronne Pannonica de Koenigswarter, il ne quitte plus sa chambre, ne touche plus au magnifique Steinway que celle-ci lui a offert, et communique très rarement avec les autres musiciens.

Le temps d’une nuit, celui qui fut l’un des pianistes de jazz les plus réputés revoit défiler son passé comme un vieux film parsemé d’images en lambeaux. Les tournées à l’autre bout du monde, du Japon au Mexique en passant par la France ou la Scandinavie. Les concerts dans les salles les plus prestigieuses, de la Fenice à la Salle Pleyel. Les souvenirs s’entremêlent et se succèdent pour raconter l’incroyable destin qui fut le sien dans une Amérique raciste et en proie à la ségrégation.

Thelonious, roman richement illustré de dessins réalisés à la craie, rend hommage à celui qui a révolutionné l’histoire du jazz et montré que dans les silences se trouvaient bien plus que des mots. »

Feuilleter les premières pages

 

  • La morsure de Fred Dewilde, paru aux éditions Belin le 19 septembre 2018 :

41001536_0« Un récit graphique personnel sur l’après-Bataclan.

Fred Dewilde est un homme de la résilience. Il a vécu de l’intérieur les attentats qui ont plongé la France dans un état de sidération. Quelques mois après l’attaque du Bataclan, il tente de renouer avec une vie familiale heureuse et légère. Cependant, l’annonce des attentats de Nice le replongent dans la peur mais aussi le refus de la haine.

C’est par le dessin de Fred Dewilde a choisi d’exprimer les échos et les mécanismes du traumatisme. Pour lui, et plus encore pour ses enfants, il raconte la douleur qui envahit les victimes de cette guerre d’un genre nouveau… Profondément blessé, il lutte contre le désir de vengeance. Chaque planche de cette bande dessinée donne à voir toute l’humanité d’un des survivants du terrorisme contemporain. »

 

  • Le carnet retrouvé de Monsieur Max de Bruno Doucey, paru aux éditions Bruno Doucey le 21 mai 2015 :

71xmfwddmkl« Hypothèse n° 1 : on ne me tolère ce carnet que parce qu’il est jaune. Si le tissu vient à manquer pour l’étiquette, on pourra toujours y découper des étoiles et les coller sur la poitrine des Juifs que l’on amène ici. Hypothèse n° 2 : les Allemands ont un goût très prononcé pour l’humour jaune. En connaissez-vous la raison, mademoiselle ? Pas le moins du monde. Regardez autour de vous, réfléchissez. Je sais ce qu’est l’humour noir, monsieur Jacob, mais l’humour jaune, non, vraiment, je ne vois pas. Eh bien, les SS n’aiment-ils pas voir les Juifs se faire de la bile ? Si mon carnet était rouge, on me l’aurait déjà confisqué.

1943 : Saint-Benoît-sur-Loire. Dans une chambre, un vieux poète juif attend qu’on vienne le chercher et noircit les pages d’un petit carnet, racontant avec un humour féroce la folie qui s’est emparée du monde. Bruno Doucey se glisse ainsi dans la peau de Max Jacob, jusqu’à ses dernières heures à Drancy. Ce faux journal résonne avec une justesse bouleversante et nous tient en haleine de bout en bout. »

 

  • La lumière volée d’Hubert Mingarelli, réédité chez Folio Junior le 2 juillet 2009 :

817cljvy9dl« 1942. Élie, onze ans, s’est réfugié dans le cimetière du ghetto de Varsovie. La police allemande traque les jeunes trafiquants sans lesquels le ghetto serait affamé. Une nuit, Élie est rejoint par l’un d’eux, Gad, un peu plus âgé que lui.

Ensemble, ils s’inventent un monde intime, fragile. Au loin résonnent des coups de feu, qui se rapprochent…

Un texte d’une grande intensité sur le sort inhumain réservé aux populations prisonnières des ghettos. Un roman plein d’émotion et de poésie sur le désarroi des hommes face à la barbarie. »

 

Et vous, quelles sont vos nouvelles trouvailles ?

Bilan de l’année 2018 (5/5) — janvier 11, 2019

Bilan de l’année 2018 (5/5)

Démarrons cette nouvelle année doucement mais sûrement. Pour cela, rien de mieux que de faire le point sur l’année écoulée et sur celle qui s’amorce ! Le sujet du jour est : la vie du blog et les améliorations prévues en 2019.

La vie du blog en 2018


2018 a été l’année de création de ce blog et il n’a pas encore fêté son premier anniversaire. Malgré cela, depuis le mois de mars, je me suis efforcée de proposer des articles le plus régulièrement possible tout en découvrant mon propre rythme de lecture et de rédaction. J’ai souhaité ouvrir des portes, des fenêtres et tout ce qui s’ouvre vers d’autres blogs et c’est quelque chose que je veux vraiment poursuivre.

Je suis émue de voir autant de personnes suivre ce blog et faire confiance à mes avis de lecture et je vous en remercie au moins un million de fois ! Je ne pensais pas relever aussi bien le challenge que je m’étais lancé : celui de tenir quotidiennement un espace de partage littéraire. Et pourtant, je souhaite un peu plus chaque jour poursuivre cette aventure qui m’apporte beaucoup.

Les vacances de Noël ont été l’occasion de reprendre intégralement l’indexation de mes chroniques, de mettre à jour mes lectures 2018 dans Livraddict, de faire le point sur la rentrée littéraire, de réfléchir à de nombreuses pistes d’amélioration du blog, de me remettre en question aussi, pour aller plus loin dans mes projets, et bien entendu de lire !

La vie du blog en 2019


Difficile de définir précisément à l’avance ce qui se passera en 2019 mais une chose est sûre : je vais poursuivre ce qui a été amorcé. Malgré tout, voici ma to do list de l’année :

❥ Prendre encore plus de temps pour vous lire

❥ Proposer de nouveaux articles récurrents (mensuels)

❥ Faire du lien avec des acteurs du milieu littéraire

❥ M’attaquer à la littérature classique

❥ Découvrir davantage la littérature africaine

❥ Me mettre sérieusement aux réseaux sociaux

❥ Partager ma veille informationnelle

❥ Secouer le projet Sendbook

 

J’espère de tout mon coeur que les nouveautés vous plairont et je vous remercie une nouvelle fois pour votre confiance et le temps que vous m’offrez en passant par ici ! #somuchlove

 

Et vous, quels sont vos projets bloguesques pour cette année ?