Les miscellanées d'Usva

Chroniques littéraires sans frontières

Les prix littéraires du mercredi #18 — janvier 16, 2019

Les prix littéraires du mercredi #18

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours. Pour ce dix-septième numéro, je vous propose un focus sur le Prix Artémisia.

« Le jury d’Artémisia décerne tous les ans un prix pour récompenser une femme auteure de BD, pour saluer son ouvre, l’encourager, rendre le travail des femmes dans la BD plus visible, lutter contre la discrimination passive, contre les multiples plafonds de verre qui continuent de limiter la percée des auteures, des dessinatrices, des scénaristes, des créatrices, de leur art, leur créativité, leur génie, etc. » Source

Je ne connaissais pas du tout ce prix littéraire et autant vous dire que je m’engage à lire toutes ces œuvres rapidement, par intérêt pour leurs contenus mais aussi en soutien à la cause que le prix défend.

 

  • Sous les bouclettes de Mélaka et Gudule, paru aux éditions Delcourt le 11 avril 2018, lauréat de la catégorie « Témoignage » 2019 :

sous_bouclettes_gudule_mélaka« C’est l’histoire d’une vie. La vie de Gudule.

Enfant rebelle, femme d’Arts et de Lettres, personnalité engagée, gaffeuse rigolote et attachante, elle se révèle à travers les petits moments de honte qui ont parsemé sa vie.

À la fois témoignage et hommage, Mélaka livre un récit bouleversant où elle raconte les tracas médicaux, le déclin et le chagrin avec beaucoup de tendresse et de dérision. »

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  • Hallali de Claire Malary, paru aux éditions de l’Œuf le 9 novembre 2018, lauréat du Grand Prix Artemisia 2019 :

couv-hallali-700x990« Un homme fuit une meute de loups. Une jeune femme fuit deux agresseurs. Deux chasses à l’humain qui se croisent.

Deux techniques de dessin qui se croisent puis se mélangent : encre et aquarelle.

Une nouvelle graphique muette servie par la force du noir et blanc et les nuances colorées de l’aquarelle. Émergence d’un talent brut dans ce premier livre de Claire Malary. Pour le plaisir des yeux. »

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  • Les grands espaces de Catherine Meurisse et Isabelle Merlet, paru aux éditions Dargaud le 21 septembre 2018, lauréat de la catégorie « René Dumont » 2019 :

grands-espaces-les-tome-1-grands-espaces-les« Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d’arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d’y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d’un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l’auteure raconte le paradis de l’enfance, que la nature, l’art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu’à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d’une enfance et l’imaginaire qui s’y déploie, en toute liberté. »

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  • La terre perdue de Hanneriina Moisseinen, paru aux éditions Actes Sud l’An 2 le 17 janvier 2018, lauréat de la catégorie « Mémoire » 2019 :

51odgyq9evl« L’histoire se situe à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1944, au moment où l’Union soviétique s’empare de la Carélie finlandaise.

Une femme, Maria, reste au village pour s’occuper de ses vaches. Un soldat qui perd la tête, sur le front, est considéré comme déserteur.

Récit poignant sur une tragédie universelle, où des photos des archives de l’armée finlandaise se mêlent aux dessins au crayon… »

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  • L’une d’elles d’Una, paru aux éditions Çà et là le 16 mars 2018, lauréat de la catégorie « Combat féministe » 2019 :

arton161-3f3c9« Un récit personnel dévastateur sur les violences faites aux femmes sur fond d’affaire de l’éventreur du Yorkshire, le tueur en série qui a sévi en Angleterre et tué treize femmes entre 1975 et 1980.

Nous sommes en 1977, Una a douze ans et vit dans le West Yorkshire. Un assassin sème la panique dans la région en s’attaquant à des femmes isolées, en majorité des prostituées. La police peine à résoudre l’affaire – en dépit de milliers d’heures passées à la recherche du tueur et alors que les forces de l’ordre ont interrogé plusieurs fois le meurtrier sans le savoir. L’incapacité des policiers à trouver le coupable soulève l’indignation à travers le pays. Dans la période où ces meurtres ont eu lieu, Una a été victime d’une série d’agressions sexuelles, agressions dont elle s’est par la suite sentie coupable.

Retraçant son histoire personnelle, expliquant les raisons des ratés de l’enquête, fournissant des statistiques édifiantes sur le degré d’impunité des hommes coupables de féminicides et d’agressions sexuelles, L’une d’elles explore ce que signifie grandir dans une société où la violence masculine n’est jamais remise en question. Avec le recul, Una décrypte ce qui lui est arrivé il y a une trentaine d’années, se demande si quelque chose a vraiment changé et questionne nos sociétés qui imposent aux victimes de ces violences d’en payer elles-mêmes le coût. »

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Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

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Les prix littéraires du mercredi #17 — décembre 5, 2018

Les prix littéraires du mercredi #17

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours. Pour ce dix-septième numéro, je vous propose un focus sur le Prix Unicef 2018.

« Plus de 3 600 enfants et jeunes de 3 à 18 ans ont participé et ont voté pour leur livre préféré parmi la sélection 2018 sur le thème Réfugiés et migrants, du déracinement à l’exil. Bravo à eux et aux 220 structures qui ont facilité leur participation !

Cette thématique forte a permis de sensibiliser enfants et adolescents à la réalité des enfants contraints de fuir la guerre, la violence, et la pauvreté. Les ouvrages sélectionnés abordent sous différentes formes, l’entraide, la solidarité, l’accueil des réfugiés, leur voyage, leur départ et les causes qui poussent de nombreuses familles à partir. » Source

 

  • Bienvenus de Barroux, paru aux éditions Kaléidoscope le 18 janvier 2017, lauréat de la catégorie 3-5 ans :

Bienvenus_bd-600x673« Chaque jour, des enfants, des femmes et des hommes risquent leur vie pour se mettre à l’abri.

Ils fuient les persécutions, la guerre, la famine…

Que les causes soient politiques ou climatiques, n’oublions jamais que l’asile est un droit constitutionnel.

L’accueil des réfugiés est l’affaire de tous ! »

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  • Chemin des dunes de Colette Hus-David et Nathalie Dieterlé, paru aux éditions Gautier Languereau le 6 septembre 2017, lauréat de la catégorie 6-8 ans :

9782017024231-001-T« Talia, 7 ans, doit fuir le Soudan avec sa famille et migrer vers un nouveau lieu de vie.

Ballotée des rivages d’Afrique au chemin des dunes du Nord de la France, elle va connaître la peur, l’inquiétude, puis un jour, l’espoir d’un avenir meilleur.

Une histoire digne et bouleversante. »

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  • Banana Girl de Kei Lam, paru aux éditions Steinkis le 24 mai 2017, lauréat de la catégorie 9-12 ans :

51hiT6gP7XL« Kei a grandi en France, partagée entre deux cultures : les dim sum et le camembert, la fête de la Lune et l’Épiphanie, le baume du tigre et l’eau bénite…

La vie n’est pas toujours simple pour une petite Chinoise à Paris, mais peu à peu elle se forge une identité faite de ces références multiples.

Aujourd’hui, Kei revendique son métissage culturel et assume joyeusement l’étiquette de banane, jaune à l’extérieur et blanche à l’intérieur… »

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  • Rage d’Orianne Charpentier, paru aux éditions Gallimard jeunesse (collection Scripto) le 16 mars 2017, lauréat de la catégorie 13-15 ans :

Rage_couv_J00276.indd« RAGE… C’est le surnom que son amie lui a donné.

C’est désormais ainsi qu’elle se nomme, pour oublier son nom d’avant, celui de son enfance, d’avant l’exil, la déchirure. Rage a eu affaire à la violence des hommes, de la guerre. Et la voilà réfugiée en France, seule, sans aucun repère.

Telle une bête traquée, elle se méfie de tous. Une nuit, sa route croise celle d’un chien, apparemment dangereux, blessé, maltraité. Le sauver devient une nécessité… »

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Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

Les prix littéraires du mercredi #15 — novembre 7, 2018

Les prix littéraires du mercredi #15

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours. Et ce ne sont pas n’importe quels prix dont il est question aujourd’hui car le Goncourt et le Renaudot viennent d’être annoncés ! *Oui, je dois quand même avouer que je suis déçue pour David Diop… Très beaucoup.*

 

  • Le lambeau de Philippe lançon, paru aux éditions Gallimard le 12 avril 2018, Prix Femina 2018 :

A19810« Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338). »

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  • La neuvième heure de Alice McDermott, paru aux éditions Quai Voltaire le 23 août 2018, Prix Femina du roman étranger 2018 :

I23602.jpg« Jim agite doucement la main en refermant la porte derrière sa femme Annie qu’il a envoyée faire des courses. Il enroule alors soigneusement son pardessus dans le sens de la longueur et le pose au pied de cette même porte. À son retour, c’est un miracle si Annie ne fait pas sauter la maison entière en craquant une allumette dans l’appartement rempli de gaz.

Les chevilles enflées après une journée à faire l’aumône, sœur Saint-Sauveur prend la relève des pompiers auprès de la jeune femme enceinte et des voisins sinistrés de ce petit immeuble de Brooklyn. La nouvelle du suicide étant déjà parue dans le journal, elle échouera à faire enterrer Jim dans le cimetière catholique, mais c’est très vite toute la congrégation qui se mobilise : on trouve un emploi pour Annie à la blanchisserie du couvent où sa fille Sally grandit sous l’œil bienveillant de sœur Illuminata, tandis que sœur Jeanne lui enseigne sa vision optimiste de la foi. Et quand cette enfant de couvent croira avoir la vocation, c’est l’austère sœur Lucy qui la mettra à l’épreuve en l’emmenant dans sa tournée au chevet des malades.

Si j’étais Dieu, avait coutume de dire sœur Saint-Sauveur, je ferais les choses autrement. À défaut de l’être, les Petites Sœurs soignantes des Pauvres Malades, chacune avec son histoire et ses secrets, sont l’âme d’un quartier qui est le véritable protagoniste du roman d’Alice McDermott. »

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  • Le Mars Club de Rachel Kushner, paru aux éditions Stock le 22 août 2018, Prix Medicis étranger 2018 :

9782234085015-001-T.jpeg« Romy Hall, 29 ans, vient d’être transférée à la prison pour femmes de Stanville, en Californie. Cette ancienne stripteaseuse doit y purger deux peines consécutives de réclusion à perpétuité, plus six ans, pour avoir tué l’homme qui la harcelait. Dans son malheur, elle se raccroche à une certitude : son fils de 7 ans, Jackson, est en sécurité avec sa mère. Jusqu’au jour où l’administration pénitentiaire lui remet un courrier qui fait tout basculer.

Oscillant entre le quotidien de ces détenues, redoutables et attachantes, et la jeunesse de Romy dans le San Francisco de années 1980, Le Mars Club dresse le portrait féroce d’une société en marge de l’Amérique contemporaine. »

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  • Idiotie de Pierre Guyotat, paru aux éditions Grasset et Fasquelle le 29 août 2018, Prix de la langue française, Prix spécial du jury Femina et Prix Medicis 2018 :

9782246862871-001-T« Cet Idiotie traite de mon entrée, jadis, dans l’âge adulte, entre ma dix-neuvième et ma vingt-deuxième année, de 1959 à 1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu’on nomme le réel, ma tension de tous les instants vers l’Art et vers plus grand que l’humain, ma pulsion de rébellion permanente : contre le père pourtant tellement aimé, contre l’autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat dans la guerre d’Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en section disciplinaire.

Mes rébellions d’alors et leurs conséquences : fugue, faim, vol, remords, errances, coups et prisons militaires, manifestations corporelles de cette sorte de refus du réel imposé : on en trouvera ici des scènes marquantes.

Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l’élan physique de la jeunesse. Dans le collectif. »

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  • Les frères Lehman de Stefano Massini, paru aux éditions Globe le 5 septembre 2018, Prix Medicis essai 2018 :

A1IbqEUICfL« 11 septembre 1844, apparition. Heyum Lehmann arrive de Rimpar, Bavière, à New York. Il a perdu 8 kilos en 45 jours de traversée. Il fait venir ses deux frères pour travailler avec lui.

15 septembre 2008, disparition. La banque Lehman Brothers fait faillite. Elle a vendu au monde coton, charbon, café, acier, pétrole, armes, tabac, télévisions, ordinateurs et illusions, pendant plus de 150 ans.

Comment passe-t-on du sens du commerce à l’insensé de la finance ? Comment des pères inventent-ils un métier qu’aucun enfant ne peut comprendre ni rêver d’exercer ?

Grandeur et décadence, les Heureux et les Damnés, comment raconter ce qui est arrivé ? Non seulement par les chiffres, mais par l’esprit et la lettre ?

Par le récit détaillé de l’épopée familiale, économique et biblique. Par la répétition poétique, par la litanie prophétique, par l’humour toujours.

Par une histoire de l’Amérique, au galop comme un cheval fou dans les crises et les guerres fratricides.

Comment prendre la suite de Yehouda Ben Tema qui écrivit dans les Maximes des Pères : Tu auras cinquante années pour devenir sage. Tu en auras soixante pour devenir savant ?

Nous avons 1207 pages et 30 000 vers pour devenir instruits, circonspects, édifiés. Groggy. »

 

  • Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu, paru aux éditions Actes Sud en août 2018, Prix Goncourt 2018 :

9782330108717.jpg« Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.

Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage. »

 

  • Le sillon de Valérie Manteau, paru aux éditions du Tripode le 30 août 2018, Prix Renaudot 2018 :

71REm6ptrBL« Je rêve de chats qui tombent des rambardes, d’adolescents aux yeux brillants qui surgissent au coin de la rue et tirent en pleine tête, de glissements de terrain emportant tout Cihangir dans le Bosphore, de ballerines funambules aux pieds cisaillés, je rêve que je marche sur les tuiles des toits d’Istanbul et qu’elles glissent et se décrochent. Mais toujours ta main me rattrape, juste au moment où je me réveille en plein vertige, les poings fermés, agrippée aux draps ; même si de plus en plus souvent au réveil tu n’es plus là. »

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Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

Les prix littéraires du mercredi #14 — octobre 3, 2018

Les prix littéraires du mercredi #14

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours :

 

  • No Home de Yaa Gyasi, paru aux éditions du Livre de poche le 3 janvier 2018, Prix des lecteurs du Livre de poche 2018, catégorie littérature étrangère :

9782253069072-001-T« XVIIIe siècle, au temps de la traite des esclaves. Ghanéennes, Effia et Esi sont demi-sœurs mais ne se connaissent pas. La sublime Effia est mariée de force à un Anglais, le capitaine du fort de Cape Coast. Dans les cachots de ce fort sont enfermés les futurs esclaves. Parmi eux, Esi. Elle sera expédiée en Amérique. Ses enfants et petits-enfants seront continuellement jugés sur la couleur de leur peau. La descendance d’Effia, métissée et éduquée, perpétuera le commerce triangulaire familial et devra survivre dans un pays meurtri pour des générations.

Yaa Gyasi nous conte le destin d’une famille à l’arbre généalogique brisé par la cruauté des hommes. Un voyage dans le temps inoubliable. »

 

  • Par amour de Valérie Tong Cuong, paru aux éditions du Livre de poche le 3 janvier 2018, Prix de lecteurs du Livre de poche 2018, catégorie littérature :

9782253071099-001-T« Par amour, n’importe quel être humain peut se surpasser. On tient debout, pour l’autre plus encore que pour soi-même. V. T. C.

Deux familles emportées dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale : d’un côté, Joffre et Émélie, concierges d’école durs au mal, patriotes, et leurs enfants ; de l’autre, le clan de Muguette, dont l’insouciance sera ternie par la misère et la maladie.

Du Havre à l’Algérie où certains enfants seront évacués, cette fresque puissante met en scène des personnages dont les vies s’entremêlent à la grande Histoire, et nous rappelle qu’on ne sait jamais quelles forces guident les hommes dans l’adversité. »

 

J’ai aussi été très heureuse de voir le roman de David Diop, Frère d’âme, passer la deuxième sélection du Goncourt ainsi que de voir sélectionnés pour le Prix du Meilleur livre étranger 2018 deux parutions des éditions Globe (nouveau chouchou en ce qui me concerne) : Les frères Lehman de Stefano Massini et la magistrale Note américaine de David Grann. Je lui souhaite de tout mon cœur de succéder à Retour à Lemberg de Philippe Sands, qui est lui aussi monumental.

 

Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

Les prix littéraires du mercredi #13 — septembre 19, 2018

Les prix littéraires du mercredi #13

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours :

 

  • Diên Biên Phù de Marc Alexandre Oho Bambe, paru aux éditions Sabine Wespieser le 1er mars 2018, Prix Louis Guilloux 2018 :

41ILFKGSVeL« Étrangement, j’avais le sentiment de devoir quelque chose à cette guerre : l’homme que j’étais devenu et quelques-unes des rencontres les plus déterminantes de ma vie.

Étrangement, j’avais trouvé la clé de mon existence, l’amour grand et l’amitié inconditionnelle.

En temps de guerre.

Au milieu de tant de morts, tant de destins brisés.

Vingt ans après Diên Biên Phù, Alexandre, un ancien soldat français, revient au Viêtnam sur les traces de la « fille au visage lune » qu’il a follement aimée. L’horreur et l’absurdité de la guerre étaient vite apparues à l’engagé mal marié et désorienté qui avait cédé à la propagande du ministère. Au cœur de l’enfer, il rencontra les deux êtres qui le révélèrent à lui-même et modelèrent l’homme épris de justice et le journaliste militant pour les indépendances qu’il allait devenir : Maï Lan, qu’il n’oubliera jamais, et Alassane Diop, son camarade de régiment sénégalais, qui lui sauva la vie.

Avec ce roman vibrant, intense, rythmé par les poèmes qu’Alexandre a pendant vingt ans écrits à l’absente, Marc Alexandre Oho Bambe nous embarque dans une histoire d’amour et d’amitié éperdus, qui est aussi celle d’une quête de vérité. »

Télécharger un extrait en pdf

 

  • La ville gagne toujours d’Omar Robert Hamilton, paru aux éditions Gallimard le 1er mars 2018, Prix de la littérature arabe 2018 :

G00578« 2011 au Caire. Des cris et des plaintes s’élèvent dans les rues. Des cailloux, des grenades et des slogans pleuvent sur l’armée. Des femmes sont violentées. Les hôpitaux débordent, tout comme les morgues. Le peuple égyptien se dresse contre le régime de Moubarak.

Khalil, Mariam, Hafez et les autres organisent la résistance. Khalil a quitté les États-Unis pour venir se battre auprès des siens. Mariam soigne les blessés, ravitaille les infirmeries, aide à faire libérer les opposants qui ont été arrêtés. Hafez documente les combats et poste ses photos sur les réseaux sociaux. Ensemble, ils animent le collectif Chaos, une arme de communication multi-supports qui leur permet de diffuser informations, émissions, vidéos et appels à manifestation. Chaque fois qu’ils descendent dans la rue, ils sont portés par le même espoir d’un avenir meilleur dans un monde plus juste. La révolution est en marche, qui changera pour toujours le sens de leurs vies.

Le sentiment d’urgence, la bravoure et l’intensité qui traversent de part en part La ville gagne toujours en font un premier roman remarquable. Aussi poétique qu’engagé, l’hymne à la liberté d’Omar Robert Hamilton se fait l’écho d’une révolution – qui a tant promis et tant compté – et celui de toute une génération. »

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Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

Les prix littéraires du mercredi #12 — septembre 12, 2018

Les prix littéraires du mercredi #12

Nous nous retrouvons aujourd’hui, comme tous les mercrecis, pour un article sur les dernières actualités des prix littéraires :

 

La première sélection pour le prix Goncourt de 2018

La vérité sort de la bouche du cheval de Meryem Alaoui (Gallimard)

Le malheur du bas d’Inès Bayard (Albin Michel)

Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley (Grasset)

Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard (Minuit)

La vraie vie d’Adeline Dieudonné (l’Iconoclaste)

Frère d’âme de David Diop (Seuil) [ↂ]

La révolte de Clara Dupont-Monod (Stock) [ↂ]

Dix-sept ans d’Eric Fottorino (Gallimard)

Maîtres et esclaves de Paul Greveillac (Gallimard)

Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu (Actes Sud)

L’ère des suspects de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)

L’évangile selon Youri de Tobie Nathan (Stock) [ↂ]

Quatre-vingt-dix secondes de Daniel Picouly (Albin Michel)

L’hiver du mécontentement de Thomas B. Reverdy (Flammarion)

Hôtel Waldheim de François Vallejo (Viviane Hamy)

 

La première sélection pour le Grand prix de la littérature américaine de 2018

Une douce lueur de malveillance de Dan Chaon, traduit par Hélène Fournier (Albin Michel)

Au loin de Hernan Diaz, traduit par Christine Barbaste (Delcourt)

Une maison parmi les arbres de Julia Glass, traduit par Josette Chicheportiche (Gallmeister) [ↂ]

Made in Trenton de Tadzio Koelb, traduit par Marguerite Capelle (Buchet-Chastel)

Le Mars Club de Rachel Kushner, traduit par Sylvie Schneiter (Stock)

Les jours de silence de Phillip Lewis, traduit par Anne-Laure Tissut (Belfond)

Crapalachia de Scott McClanahan, traduit par Théophile Sersiron (Cambourakis)

Route 62 d’Ivy Pochoda, traduit par Adelaïde Pralon (Liana Levi) [ↂ]

L’Arbre-Monde de Richard Powers, traduit par Serge Chauvin (Le Cherche-Midi)

 

Sources : Livres Hebdo / [ↂ] : livres qui m’intéressent plus particulièrement

 

Et vous, avez-vous déjà des pronostics relatifs à ces prix ?

Les prix littéraires du mercredi #11 — septembre 5, 2018

Les prix littéraires du mercredi #11

Nous nous retrouvons aujourd’hui, après quelques semaines en suspens, pour un article sur les dernières actualités des prix littéraires :

 

Les prix Transfuge décernés pour 2018

Meilleur roman de langue française : Lèvres de pierre de Nancy Huston (Actes Sud) [ↂ]

Meilleur essai : L’enfant d’Ingolstadt de Pascal Quignard (Grasset)

Meilleur premier roman : La grande idée d’Anton Beraber (Gallimard)

Meilleur roman européen : Les livres de Jakob d’Olga Tokarczuk (Noir sur blanc)

Meilleur livre américain (ex-aequo) : Forêt obscure de Nicole Krauss (L’Olivier) et Moonglow de Michael Chabon (Robert Laffont) [ↂ]

Meilleur roman israélien : La maison de ruines de Ruby Namdar (Belfond)

Meilleur roman arabe : J’ai couru vers le Nil d’Alaa El Aswany (Actes Sud)

Meilleur roman hispanique : Moronga d’Horacio Castellanos Moya (Métailié)

Meilleur roman africain : L’heure de l’ange de Karel Schoeman (Phébus)

Meilleur texte de théâtre : Tous des oiseaux de Wajdi Mouawad (Actes Sud-Papiers) [ↂ]

Meilleur récit : Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie (Stock)

Meilleur livre d’art : L’archéologie en bulles de Fabrice Douar et Jean-Luc Martinez (Louvre – Seuil)

Meilleur livre de cinéma : Federico Fellini – Le Métier de cinéaste de Rita Cirio (Seuil)

Meilleur espoir polar : Parfois c’est le diable qui vous sauve de l’enfer de Jean Paul Chaumeil(Rouergue)

Meilleur polar étranger : Prodiges et miracles de Joe Meno (Agullo)

Meilleur polar francophone : 1994 d’Adlène Meddi (Rivages Noir)

 

La première sélection pour le prix Renaudot de 2018

Catégorie romans :

Anton Benaber pour La grande idée (Gallimard)

Adrien Bosc pour Capitaine (Stock) [ↂ]

Adeline Dieudonné pour La vraie vie (L’Iconoclaste)

David Diop pour Frère d’âme (Seuil) [ↂ]

Gilles Martin-Chauffier pour L’ère des suspects (Grasset)

Michael Ferrier François pour Portrait d’un absent (Gallimard)

Mark Greene pour Federica Ber (Grasset)

Stéphane Hoffmann pour Les belles ambitieuses (Albin Michel)

Cloé Korman pour Midi (Seuil)

Marco Koskas pour Bande de Français (Galligrassud)

Philippe Lançon pour Le Lambeau (Gallimard) [ↂ]

Valérie Manteau pour Le Sillon (Le Tripode)

Frank Maubert pour L’eau qui passe (Gallimard) [ↂ]

Diane Mazloum pour L’âge d’or (JC Lattès)

Pierre Notte pour Quitter le rang des assassins (Gallimard)

Jennifer Richard pour Il est toi ce beau pays (Albin Michel) [ↂ]

Vanessa Schneider pour Tu t’appelais Maria Schneider (Grasset)

Catégorie essais :

Pierre Adrian et Philibert Humm pour Le tour de France par deux enfants d’aujourd’hui (Équateurs)

Robert Colonna d’Istria pour Une famille corse (Plon)

Pierre Guyotat pour Idiotie (Grasset)

Olivia de Lamberterie pour Avec toutes mes sympathies (Stock)

Annie Lebrun pour Ce qui n’a pas de prix (Stock)

Jean-Paul Mari pour En dérivant avec Ulysse (JC Lattès)

Joann Sfar pour Modèle vivant (Albin Michel)

 

Sources : Livres Hebdo et La lettre du libraire[ↂ] : livres qui m’intéressent plus particulièrement

 

Et vous, avez-vous déjà des pronostics relatifs au prix Renaudot ?

Les prix littéraires du mercredi #10 — juillet 18, 2018

Les prix littéraires du mercredi #10

Nous nous retrouvons aujourd’hui avec un programme un peu différent des mercredis précédents. Le focus se fait aujourd’hui sur les dates prévisionnelles des grands prix littéraires de la rentrée ! *Vivement*

Première sélection :

Prix Goncourt : 7 septembre

Prix Renaudot : 4 septembre

Prix Médicis : 13 septembre

Prix Femina : 17 septembre

Prix de l’Académie Française : 27 septembre

Prix Interallié : 19 septembre

Deuxième sélection :

Prix Goncourt : 2 octobre

Prix Médicis : 4 octobre

Prix Femina : 5 octobre

Prix de l’Académie Française : 11 octobre

Prix Interallié : 10 octobre

Troisième sélection :

Prix Goncourt : 30 octobre

Prix Femina : 24 octobre

Prix Interallié : 24 octobre

Proclamation des lauréats :

Prix Goncourt : 7 novembre

Prix Renaudot : 7 novembre

Prix Médicis : 6 novembre

Prix Femina : 5 novembre

Prix de l’Académie Française : 25 octobre

Prix Interallié : semaine du 12 novembre

 

Autrement dit, c’est un sacré programme qui s’annonce !

Source : Livres Hebdo

 

Et vous, attendez-vous le résultat d’un prix en particulier ?

Les prix littéraires du mercredi #09 — juillet 11, 2018

Les prix littéraires du mercredi #09

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours :

 

  • Le Patient anglais de Michael Ondaatje, paru aux éditions de l’Olivier en 1993, disponible en poche aux éditions Points, Prix du roman des 50 années du Man Booker Prize :

9782757832059.jpg« Dans une villa italienne transformée en hôpital de campagne, Hanna, une jeune infirmière, veille sur un aviateur anglais grièvement brûlé. Avec pour seule compagnie un aventurier qui a travaillé dans les renseignements et un jeune sikh démineur. Une atmosphère de fin du monde où chacun dévoile peu à peu ses secrets. Mais le plus énigmatique reste cet homme flambé, lié à son infirmière par une étrange passion…

Né au Sri Lanka, Michael Ondaatje a reçu le prix Nelly Sachs pour son œuvre poétique. Le Patient anglais, adapté à l’écran sous le titre L’Homme flambé, a obtenu le prestigieux Booker Prize en 1992. »

 

  • Mille ans après la guerre de Carine Fernandez, paru aux éditions Les Escales en septembre 2017, Prix RomanGier 2018, Prix LireElire 2018 et Prix de l’Académie Française Henri Regnier 2018 :

9782365692670ori.jpg« Miguel est un vieux solitaire, veuf depuis des années, qui n’apprécie que la compagnie de son chien Ramon. Il vit dans une cité ouvrière de la région de Tolède. Un matin, il reçoit une lettre de sa sœur Nuria. Elle a perdu son époux et compte venir vivre auprès de lui. Le vieux est pris de panique : sa sœur chez lui, c’en est fini de sa tranquillité, de son bonheur innocent avec Ramon. Il faut fuir ! Son chien sur les talons, le vieux prend un autocar en direction de l’Estrémadure, où il n’était jamais retourné depuis la guerre civile.

Montepalomas, le village de son enfance, est enseveli sous les eaux d’un barrage. Pourtant du lac les souvenirs remonteront. Des pans entiers de sa jeunesse belle et terrible, quand on l’appelait Medianoche (« Minuit ») et que vivait encore son frère jumeau, Mediodia (« Midi »). Un frère assassiné par les Franquistes et dont le visage, mille ans après la guerre, hante toujours Miguel. Mais peut-être est-il temps de se libérer du passé…

Dans un style ample et généreux, Carine Fernandez dessine ce voyage intérieur vers la rédemption, tout en revenant sur les années les plus noires qu’ait connues l’Espagne. »

 

  • Hortense et Marie : une si longue amitié de Charles Dupêchez, paru aux éditions Flammarion en janvier 2018, Prix de l’Académie Française Maurice Genevoix 2018 :

9782081423978.jpg« Il y a une Marie que vous trouverez toujours, c’est celle qui vous aime et vous admire.

C’est en ces termes affectueux que la comtesse d’Agoult témoigne du lien puissant qui l’unit à son amie Hortense Allart. Rien ne prédestinait pourtant ces deux femmes, si différentes, à s’apprécier. Personnalité mondaine et cultivée, ayant fui une famille conservatrice pour vivre en plein jour sa passion interdite avec Franz Liszt, Marie est aussi impitoyable dans ses critiques qu’acerbe dans ses formules. C’est tout le contraire de l’enthousiaste Hortense, une bourgeoise espiègle au caractère trempé, qui a mené sa vie amoureuse en bravant toutes les conventions.

Pourtant, les deux femmes sont immédiatement conquises l’une par l’autre. Petit à petit, elles entreprennent de s’apprivoiser avec autant de respect que de sincérité. Du ciel de Florence au hameau d’Herblay, de Sainte-Beuve à George Sand, de la monarchie de Juillet au Second Empire, leur correspondance couvre trente-cinq années d’une indéfectible amitié. Aventures sentimentales, mariage et ruptures, enfants, condition des femmes de lettres, débats politiques… Leurs échanges à cœur ouvert surprennent par leur franchise et leur modernité. Au milieu d’un siècle qui passe pour compassé, un surprenant vent de fraîcheur ! »

 

  • Celui qui disait non de Adeline Baldacchino, paru aux éditions Fayard en janvier 2018, Prix Mottart de l’Académie Française 2018 :

9782213705941-001-T.jpeg« Quand August et Irma comprennent que la politique rattrape toujours ceux qui s’en défendent, il est déjà trop tard pour survivre, mais encore temps de mourir libres.

Le 13 juin 1936, un homme perdu dans la foule, sur le quai d’un chantier naval de Hambourg, refuse de saluer Hitler. Le 28 avril 1942, une femme fait partie du premier convoi des gazées de Ravensbrück. Ou comment une histoire d’amour devient une histoire d’insoumission.

Ce roman est leur tombeau, dédié aux vivants qui voudraient se souvenir de l’avenir. »

 

  • Là où il fait si clair en moi de Tanella Boni, paru aux éditions Bruno Doucey en mars 2017, Prix de l’Académie Française Théophile Gautier 2018 :

61smRt0K0SL.jpg« Que faire lorsqu’on a connu la guerre et l’exil, un premier départ / en pays étranger, puis d’autres guerres, d’autres départs ? Que dire à ces vies précaires […], fauchées pour rien, ces visages de femmes / enveloppés d’un voile de contraintes ? Comment lutter contre barbares et fous de Dieu ? Où trouver la force de sonder les abysses de la mémoire négrière ? Quelle prière offrir au corps de l’enfant mort, ce visage de l’innocence échoué sur la plage ? La réponse à ces questions tient en une phrase prononcée dès le premier des sept poèmes du recueil de Tanella Boni : Tu n’as pas d’autres armes que les mots. Et l’auteure de nous rappeler que les mots aiment le dialogue, la tolérance et la paix ; que la poésie possède la capacité, rare, de réenchanter la vie. L’éditeur que je suis n’a pas d’autre certitude, mais c’est assez pour espérer. » Bruno Doucey

 

Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

Les prix littéraires du mercredi #08 — juin 27, 2018

Les prix littéraires du mercredi #08

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours :

 

  • Promenons-nous dans les bois de Pauline Kalioujny, paru aux éditions Thierry Magnier en octobre 2017, Grand Prix de l’Illustration 2018 :

9791035200749.jpg« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… Ainsi commence la comptine connue de tous les enfants. Mais la chute imaginée par l’auteur est quant à elle bien plus inhabituelle : on y voit une enfant à califourchon sur un loup, en train de chasser les bûcherons venus couper les arbres de la forêt ! Le texte de la version originelle est accompagné par les illustrations de Pauline Kalioujny, qui a ici travaillé à la plume et à l’encre. Des images enchanteresses qui recèlent d’inventivité et de détails amusants, pour plonger le lecteur dans une forêt vivante et fourmillante.

Cette version malicieusement détournée, au message écologique fort, est mise en valeur dans un livre-objet à déplier et manipuler. Si on le souhaite, le livre se déplie en effet en une frise de plus de 5 mètres de long ! »

 

  • Un océan, deux mers, trois continents de Wilfried N’Sondé, paru aux éditions Actes Sud en janvier 2018, Prix du livre France Bleu/Pages des libraires 2018, Prix Kourouma 2018, Prix des lecteurs L’Express/BFMTV 2018 :

9782330090524« Il s’appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s’apprête à embarquer est chargé d’esclaves…

Roman d’aventures et récit de formation, Un océan, deux mers, trois continents plonge ce personnage méconnu de l’Histoire, véritable Candide africain armé d’une inépuisable compassion, dans une série de péripéties qui vont mettre à mal sa foi en Dieu et en l’homme. Tout d’ardeur poétique et de sincérité généreuse, Wilfried N’Sondé signe un ébouriffant plaidoyer pour la tolérance qui exalte les nécessaires vertus de l’égalité, de la fraternité et de l’espérance. »

 

  • [✎] Les guerres de mon père de Colombe Schneck, paru aux éditions Stock en janvier 2018, Prix Marcel Pagnol 2018 :

9782234081833-001-T.jpeg« Quand j’évoque mon père devant ses proches, bientôt trente ans après sa mort, ils sourient toujours, un sourire reconnaissant pour sa générosité. Il répétait, il ne faut laisser que des bons souvenirs. Il disait aussi, on ne parle pas des choses qui fâchent. À le voir vivre, on ne pouvait rien deviner des guerres qu’il avait traversées. J’ai découvert ce qu’il cachait, la violence, l’exil, les destructions et la honte, j’ai compris que sa manière d’être était un état de survie et de résistance.

Quand je regarde cette photo en couverture de ce livre, moi à l’âge de deux ans sur les épaules de mon père, je vois l’arrogance de mon regard d’enfant, son amour était immortel. Sa mort à la sortie de l’adolescence m’a laissée dans un état de grande solitude. En écrivant, en enquêtant dans les archives, pour comprendre ce que mon père fuyait, je me suis avouée, pour la première fois, que nous n’étions pas coupables de nos errances en tout genre et que, peut-être, je pouvais accepter d’être aimée. »

 

  • My Absolute Darling de Gabriel Tallent, paru aux éditions Gallmeister en mars 2018, Prix America 2018 :

1685-coverj-darling-5a5dd36a6f519.jpg« À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux. »

 

Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?