« Khalat » de Giulia Pex d’après Davide Coltri (Presque Lune, 2020)

71li5LAWYlL

Une partie de ma bibliothèque est consacrée aux migrations, aux récits d’exils. C’est donc naturellement que j’ai impatiemment attendu cette parution de début d’année.

Quatrième de couverture : « Qu’emporteriez-vous si, une nuit, vous étiez contraints de quitter votre maison pour toujours ? A quels compromis seriez-vous disposés à vous résoudre et où finiraient vos ambitions, les rêves et l’amour ? Inspiré d’une histoire vraie, Khalat raconte ce qui se cache derrière l’un des nombreux visages qui peuplent nos villes, celui d’une femme et de sa marche forcée, de la naïveté au désenchantement, de la Syrie à l’Europe. »

Je m’attendais à un récit touchant, ce fut le cas, mais j’ai été en plus éblouie par les illustrations de Giulia Pex. Leur réalisme et les choix stylistiques de l’auteure-illustratrice apportent une grande force aux propos. Surtout, si vous le croisez, feuilletez-le pour découvrir ces illustrations qui font entrer dans l’intime tout en gardant une juste pudeur.

Khalat est une jeune femme, étudiante, vivant en Syrie. Appartenant à la communauté kurde, dans une zone en tension politique et civile, dans une zone où le conflit va exploser. Entre tradition et modernité, Khalat suit des études en littérature et rêve d’un amour foudroyant. Dans ce quotidien plein de promesses, la violence va frapper, va tuer et pousser sur les routes de très nombreuses familles. Celle de Khalat sera parmi elles.

Une grande part du récit se passe sur les routes de l’exil, sur les camps de réfugiés, sur les peurs et les risques, sur les rencontres, sur la fatigue qui affaiblit les parents, sur les choix à faire malgré les différents risques, sur l’attente et la conscience de ce qui a été perdu, sur le deuil et l’espoir confié aux lendemains.

Ce témoignage complet vient s’ajouter à ceux entendus ou lus précédemment et qui seront entendus ou lus prochainement. Il dit des similitudes et des différences, mais clame surtout trois nécessités pour la survie des hommes, des femmes et des enfants : la possibilité de quitter des zones de danger, la sécurité sur la route, la décence des pays d’accueil. Des nécessités qui sont encore aujourd’hui des combats quotidiens. Chaque témoignage compte car chaque vie compte.

Pour en savoir plus


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Notes avis critiques clés bibliofeel


Et vous, ferez-vous la connaissance de Khalat ?

Retrouvez-moi aussi sur :

YouTubeInstagram

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s