« Kill Annie Wong » de Swann Meralli, Gaël Henry et Paul Bona (Sarbacane, 2021) • Rentrée littéraire

J’avais eu l’occasion de découvrir Swann Meralli avec Algériennes. 1954-1962, que j’avais apprécié. Mais pouvoir le lire dans de la fiction pure m’a sérieusement chatouillée et c’est avec Gaël Henry aux illustrations et Paul Bona à la couleur que ce souhait se réalise.

Quatrième de couverture : « À Chogsu Siti, mégapole coréenne tentaculaire, au bord de l’implosion, où politique rime avec crime organisé, vit Enzo, 24 ans, muet et tueur à gages ultra performant. Enzo a deux passions dans la vie : Le grand bleu, et la voix d’une mystérieuse chanteuse dont il se repasse le morceau en boucle quand il massacre des anonymes pour le compte de ses clients. Sa dernière mission qui lui vient tout droit du chef de la police : s’en prendre à ce salaud de Mon-Sik, gangster qui veut détrôner la puissante maire aux élections, en attaquant sa petite copine.

Mais voilà, alors qu’Enzo s’apprête à passer à l’action, il s’aperçoit que sa cible est en fait la cantatrice qui se cache derrière la voix qu’il aime tant. Pour Enzo, c’est le dilemme : tuer ou sauver Annie Wong ? »

Je lis presque toujours des œuvres écrites à partir de faits réels, qui explorent l’histoire contemporaine ou des sujets de société examinés par l’angle de la fiction. Ici le contexte est une ville coréenne qui n’existe pas mais qui reprend certains codes de cette culture. L’histoire est un complot politique qui implique une maire un peu pourrie sur les bords, un flic corrompu pour raisons personnelles, un tueur à gages muet, une célèbre chanteuse et son amant aussi violent qu’ambitieux. Un mélange explosif, surtout quand un contrat est mis sur l’une de ces têtes et que le plan ne se déroule pas comme prévu.

Une histoire dynamique, sympathique et touchante, forte de son ambiance singulière et de ses illustrations expressives aux couleurs chatoyantes.

J’y ai retrouvé les ingrédients de ce qui a su m’émouvoir dans certains films de Luc Besson – alors que je ne le porte pas spécialement dans mon coeur, mais reconnaissons-lui certains films réussis. Mais les références ne font pas tout dans cette histoire qui sait vivre indépendamment de l’hommage rendu au réalisateur. La violence est bien dosée et bien représentée, l’ambiance est très efficace et j’ai adoré la psychologie prêtée au personnage d’Enzo.

Une lecture qui m’a fait agréablement changer d’univers littéraire et qui saura, je pense, séduire les amateur·ices du Grand bleu (dont j’ai un souvenir plus que relatif) et de Léon.

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