👁 « Gold Star Mothers » de Catherine Grive et Fred Bernard (Delcourt, 2017)

C’est avec beaucoup de délicatesse de Catherine Grive et Fred Bernard nous racontent ces voyages peu connus, organisés par les États-Unis, pour des mères et des femmes de soldats tombés sous les balles pour la France, entre 1930 et 1933.


Quatrième de couverture : « À l’heure du centenaire de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, les auteurs rendent ici un hommage particulièrement sensible aux femmes et aux mères des Sammies morts sur le sol français.

Dix ans après la fin du premier conflit mondial, le Congrès américain vote un budget pour permettre aux Américaines de se recueillir sur la tombe de leurs fils ou maris inhumés en France.

Ce séjour à Paris, puis sur les lieux de mémoire, va permettre à de nombreuses femmes de découvrir ce pays étranger qui leur a tant coûté, mais aussi d’alléger un temps, par le partage, le poids de leur deuil. »


Elles ont des statuts sociaux différents, des histoires différentes mais sont unies par le deuil et le chagrin. Nous suivons ces femmes, pour la plupart des mères, pendant leur traversée jusqu’en France et durant leur visite du pays qui leur a pris leurs enfants. Les soldats étaient dans un premier temps des engagés volontaires puis ils firent partie des troupes envoyées par les États-Unis, une fois le pays entré en guerre.

Ils aimaient la France, pays qui représentait la liberté pour de nombreuses autres nations, leurs familles ont choisi de laisser leur corps reposer sur le sol qu’ils ont défendu jusqu’à la mort. Mais le deuil doit se faire et les cœurs ont besoin de paix. Ces voyages permettent aux mamans, aux épouses et, ici aussi, aux sœurs de se recueillir et de s’assurer que les corps reposent dans de bonnes conditions.

Nous suivons plus particulièrement Jane, avide photographe meurtrie par la perte de son frère Alan, qui va essayer d’en savoir plus sur la raison de son engagement, lui, l’amoureux de la vie, de l’amour et de la poésie, à qui l’avenir tendait ses bras grands ouverts.

Un roman graphique doux et pudique, qui aborde un sujet peu évoqué et qui ne manque pas de rappeler en fin d’ouvrage que toutes les familles n’ont pas eu le même traitement de faveur, à l’image des mères de soldats noirs dont la traversée n’était pas du tout du même luxe, du même confort et qu’il ne fallait pas mélanger aux autres femmes, entendez blanches.

Une façon différente d’aborder les stigmates de la Grande Guerre, qui rappelle les troupes étrangères qui s’y sont engagées.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Serialblogueuses


 

Et vous, avez-vous envie de découvrir ce voyage ?

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