❤ « Sale boulot » de Larry Brown (Gallmeister, 2018)

Bien avant d’être bibliophile, j’étais cinéphile. Parmi mes films préférés il y a notamment Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino (1968) et Vol au-dessus d’un nid de coucou de Miloš Forman (1976), adapté du roman de Ken Kesey (1962).

Pourquoi je vous parle de ça ?

Tout simplement car ce roman de Larry Brown, paru aux États-Unis en 1989, est de ces romans qui ont une aura cinématographique. C’est automatique, on lit et on voit, comme un film que l’on n’a pas regardé depuis longtemps, que l’on connaît presque un peu déjà, parce qu’il se situe, je trouve, entre les deux monuments cités en introduction.


Quatrième de couverture : « Braiden Chaney n’a plus ni jambes ni bras. Walter James, lui, n’a plus de visage. Ils les ont tous les deux été mutilés au Vietnam. L’un est noir, l’autre est blanc. Vingt-deux ans plus tard, ils se retrouvent dans la même chambre d’un hôpital pour vétérans dans le Mississippi. Au fil d’une très longue nuit, ils se racontent ce qu’ils étaient, ce qu’ils sont devenus, ce qu’ils pourraient devenir et, surtout, ce qu’ils attendent l’un de l’autre. En une nuit, tout est dit sur la guerre – seul lien entre ces deux hommes que tout oppose – et ce qu’elle fait subir aux soldats. En une nuit, tout est dit sur la souffrance, sur la mort et la compassion. »


Ce roman est une pure claque ! Il est gigantesque ! C’est un hymne contre la guerre, qui souligne l’absurdité des conflits et de l’homme réduit, indubitablement, à de la chair à canon. Mais la folie sur les zones de combat est une chose, en est une autre la folie qui poursuit au retour à la maison, entre blessures physiques (si ce n’est ravages) et impacts psychiques.

Durant tout le roman, les chapitres alternent les pensées et paroles de Braiden et Walter. On apprend à les connaître, comme ils s’apprivoisent tout au long du récit, nous sommes le troisième personnage dans la chambre d’hôpital.

Certains faits sont prévisibles, mais cela n’enlève rien au rythme de l’histoire, car si l’on soupçonne les personnages-narrateurs sont les seuls à pouvoir confirmer nos hypothèses. Absurdité, folie et courage, tels sont les trois mots qui raisonnent en moi au sortir de cette lecture qui restera l’une des plus fortes depuis un moment. Que dire, si ce n’est que je vous encourage à vous jeter dessus ?

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Dealer de lignes • The Cannibal Lecteur


 

Et vous, avez-vous eu un coup de cœur littéraire dernièrement ?

Commentaires

5 comments on “❤ « Sale boulot » de Larry Brown (Gallmeister, 2018)”
  1. Le quotidien d'Emmanuelle dit :

    Je ne connaissais pas ce livre. Il a l’air très prenant et intéressant. Merci pour la découverte !

    Aimé par 2 personnes

    1. Usva K. dit :

      Merci à vous ! 🙂

      Aimé par 2 personnes

    2. Usva K. dit :

      Il est effectivement très prenant, on veut toujours en savoir plus car ce sont des allers-retours passé-présent sur les deux personnages qui font ce qu’ils sont devenus. Le rythme est vraiment très bien maîtrisé. 🙂

      Aimé par 2 personnes

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