Les nombreuses chroniques sorties depuis plusieurs mois m’ont énormément donné envie de découvrir ce roman jeunesse tourné vers les thèmes de la différence, de l’acceptation de soi, de la construction de l’identité durant l’enfance.

9782266232616ORI« Ne jugez pas un livre sur sa couverture.

Ne jugez pas un garçon sur son apparence.

Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.

Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la première fois, ses parents l’envoient au collège…

Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux ?

J’ai beaucoup apprécié le fait de voir à travers les yeux de différents personnages, cela a donné toute son ampleur et un réalisme à la situation. Chacun voit le monde à sa façon et nous avons ici un positionnement qui laisse un espace aux émotions et aux doutes de chacun.

Si l’histoire et les péripéties sont enfantines, naturellement, elles soulèvent également des questions d’adultes, notamment en ce qui concerne les réactions de certains parents. Aucun parent n’est parfait, cependant il se positionne comme un modèle, alors autant éviter d’être le dernier des cons. Parfois ce sont les enfants qui montrent la voie à leurs parents, car s’ils peuvent parfois être cruels, ils ont leur propre regard sur le monde et il leur est plus facile de reconnaître qu’ils se sont trompés. Il y a une réelle intelligence émotionnelle chez l’enfant. *Ouais, c’est hyper-pompeux-pouet-pouet*

J’ai été très touchée par cette histoire, ce livre finira entre les mains de mes neveux quand ils en auront l’âge, sans aucun doute.

Après la découverte du livre, j’ai souhaité découvrir le film. Grosse erreur, désolée, j’ai cruellement manqué de clairvoyance. Déception intersidérale, des éléments importants n’apparaissent pas, comme l’épreuve de l’apparail auditif qui m’a absolument brisée le coeur dans le livre. Je ne suis pas non plus très orientée cinéma familial, il faut le reconnaître… Très superficiel par rapport au livre, il manque des éléments qui font tellement sens que ça rend le tout assez édulcoré. Le livre nous fait vivre la souffrance d’Auggie, le film nous met à distance. Manqué.

Pour en savoir plus

 

Et vous, avez-vous eu la même réserve (c’est peu dire) vis-à-vis du film ?

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