« Cachés » de Mirranda Burton (La Boîte à bulles, 2013)

Traduit par Vincent Henry

Née en Nouvelle-Zélande, Mirranda Burton est installée depuis plusieurs années en Australie. C’est dans ce pays qu’elle a animé des ateliers pour adultes en situation de handicap.

Présentation de l’éditeur : « Mirranda Burton a animé, plusieurs années durant, une classe d’art réservée aux adultes présentant des problèmes psychologiques ou intellectuels (autisme, mongolisme…). L’occasion pour elle de sortir des sentiers battus et de s’ouvrir à l’inconnu, en rupture de tous ses repères habituels.

Dans son ouvrage Cachés, elle nous conte ses rencontres avec différents élèves aussi surprenants qu’attachants. Il y a Eddie qui, consciencieusement, accumule des points noirs sur sa feuille de papier, Steve le trisomique qui adore dessiner, à sa façon et au tableau, les prévisions météorologiques, Julie qui semble si absorbée dans son œuvre qu’elle ne voit plus le reste du monde…

Une galerie de portraits qui vous vont droit au cœur. »

Ce roman graphique témoigne de l’expérience de l’autrice comme animatrice d’atelier d’expression artistique dans une institution accueillant des personnes en situation de ghandicap en journée. Cette activité particulièrement libre – voire libératrice – permet de parler de plusieurs rencontres qu’elle a pu y faire. Trois portraits autour desquels orbitent d’autres personnes, qu’elles soient publics de l’institution ou salariés.

Mirranda Burton porte un regard ouvert sur les autres – désireux de comprendre et de partager avec celles et ceux qui l’entourent – mais aussi critique à l’encontre d’une société australienne qui n’est pas la seule à cacher certains membres de sa population, à les dénigrer et à mal prendre en compte leurs besoins.

En suivant ce témoignage teinté de reportage, nous nous attachons autant que nous nous insurgeons face aux restrictions, au manque de considération, à la négation des besoins réels des personnes. Ce livre donne une visibilité aux êtres tout en maintenant une part de mystère, d’inconnue sur les univers que ces hommes et ces femmes habitent parfois.

L’art comme thérapie, l’art comme mode et espace d’expression qui se libère des mots.

J’ai souhaité sortir des romans pour le challenge #autricesdumonde d’août et je suis contente d’avoir découvert ce roman graphique à cette occasion, le seul de l’autrice à être traduit en français à ce jour.

Je n’ai pas été particulièrement séduite par les illustrations, regrettant un peu la froideur du noir et blanc, mais la lecture a malgré tout été agréable et émouvante.

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