« Contrée indienne » de Dorothy M. Johnson (Gallmeister, 2017)

Ce recueil de onze nouvelles nous fait arpenter les terres de l’Ouest, que ce soit du côté des colons, des Indiens ou des deux à la fois. Un voyage fort qui interroge une nouvelle fois l’histoire de ce territoire.


Quatrième de couverture : « Dans l’intimité des campements ou celle de ranchs à peine construits, à travers les plaines, derrière les murs des forts militaires ou dans les rues de villes nouvelles, pionniers, Indiens et cow-boys sont confrontés à la dure loi de l’Ouest. Dotés d’un formidable instinct de survie, ces hommes et ces femmes résistent à la destruction de leurs foyers, de leurs croyances et de leurs rêves.

Onze nouvelles qui racontent des évènements légendaires et les paysages encore sauvages de cette terre de Frontière. Parmi elles, L’Homme qui tua Liberty Valance et Un homme nommé Cheval qui inspirèrent deux grands westerns de John Ford et Elliot Silverstein. »


Ce qui est certain c’est que Dorothy M. Johnson a un style à imposer dans cette première moitié du XXème siècle durant lequel les femmes n’ont pas encore le pouvoir de l’indépendance aux États-Unis. L’auteure a une plume dont on ne se lasse pas et les pages défilent plus vite que les balles ! J’aurais aimé entendre les retours de lecteurs à l’époque, sérieusement !

Dans ce livre, nous sommes confrontés à onze situations différentes : pas mal de raids d’indiens impliquent des pertes de foyers et des enlèvements de colons ; des histoires de villes nouvelles de l’Ouest ; des histoires vécues du côté des tribues. Mais toujours, souvent, de difficiles rencontres, des défiances réciproques.

Concernant les époques, elles vont de la deuxième moitiée du XIXème siècle à la Seconde Guerre mondiale, autant dire que le panel de nouvelles est vraiment large. C’est cette richesse de situations qui fait qu’on ne peut pas lâcher ce livre. C’est aussi car l’auteure respecte les différentes cultures, leurs traditions, leurs rites (plusieurs tribus sont représentées) et propose des personnages qui ont l’air réels, qui font vrai.

Les éditions Gallmeister précisent dans la biographie de l’auteure qu’elle a été faite membre honoraire de la tribu Blackfoot en 1959. Rien que ça. Raison de plus pour donner du crédit à ses écrits qui relatent des évènements fictifs, inspirés d’un contexte réel, sans jamais de jugement mal placé.

Les nouvelles que j’ai préférées sont : Flamme sur la plaine, La Tunique de guerre et Cicatrices d’honneur. Toutes très différentes, captivantes et qui illustrent des rencontres, plus ou moins volontaires…

Si je devais choisir la citation qui m’a le plus plue, ce serait celle-ci :

« Charley fit alors quelque chose de nouveau. Il pansa les blessures du mieux qu’il put avec de la gaze propre et du sparadrap provenant du magasin des Blancs. C’était un acte inédit, qui ne faisait pas partie de la cérémonie, mais il vit que certaines choses nouvelles étaient bonnes tant qu’il y aurait des jeunes gens assez forts pour ne pas oublier les anciennes. »

Il ne me reste plus qu’à poursuivre ma lecture avec son autre recueil paru chez Gallmeister : La Colline des potences.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Welcome to Nebalia • D’une berge à l’autre • La bibliothèque de Philémont • Au bout de la corde • Des bouquins sur l’étagère…La LivrophageThe amazing story of the flying ElectraLorhkan et les mauvais genresBlogger in fabula


 

Et vous, connaissez-vous cette auteure ?

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