« Les noces de Zeyn et autres récits » de Tayeb Salih (Actes Sud, 1996 ; Babel, 2014)

Traduit par Anne Wade Minkowski • 150 p. • 7,00 €

Une chose est sûre, on ne parle pas souvent de littérature soudanaise. Alors j’ai eu envie de le faire. Et je commencerai par le fait de préciser qu’au cours de ma lecture de ce recueil de nouvelles j’ai acheté le second livre – encore – disponible de Tayeb Salih. Du coup, sans surprise : j’ai aimé.

Présentation de l’éditeur : « Une incursion dans la campagne soudanaise où Zeyn, personnage excentrique, va se fiancer avec Ni’ma, la fille d’un grand notable, et susciter, malgré lui, plusieurs miracles pour le plus grand bonheur de tous et pour notre enchantement. »

Tayeb Salih (juillet 1929 – février 2009) est l’un des plus grands auteurs de langue arabe. Alors qu’il se destine à l’agriculture et à l’agronomie, il va avoir l’opportunité de faire des études et de les poursuivre à l’étranger, à Londres. Ce départ du Soudan sera aussi l’origine de l’écrivain. Il sera notamment conseiller à l’UNESCO. Son recueil Saison de la migration vers le nord lui fera gagner une reconnaissance internationale. Un prix littéraire soudanais porte aujourd’hui son nom.

Composé de trois nouvelle – la plus longue donnant son nom au recueil – l’auteur nous emmène dans un Soudan qui n’existe plus vraiment aujourd’hui.

Il nous fait entrer dans les maisons au coeur des familles et des traditions, déambuler dans les rues et assister aux événements qui rythment la vie du village. Tayeb Salih montre les conflits, entre personnes comme avec l’Etat, déroulant ses histoires avec un humour savoureux et espiègle dont je me suis régalée.

Entre relations humaines, organisation de la vie quotidienne de villages isolés, traditions et approches de la religion bien loin de ce qu’elle est aujourd’hui et des préjugés que l’on a désormais de certaines régions, Tayeb Salih nous émeut et nous fait rire. Il propose des personnages marquants, qu’ils soient attachants ou méprisables et nous invite à partager leurs joies et leurs peines.

Une chose est sûre, l’auteur aime son personnage de Zeyn et nous le fait aimer aussi.

La narration – sa construction et son rythme – m’a conquise, le regard de Tayeb Salih sur la vie aussi. Je vous reparlerai donc de cet auteur très vite !

En savoir plus

Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : La cause littéraire

Et vous, avez-vous déjà littexploré le Soudan ?

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