Les prix littéraires du mercredi #07

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours :

 

  • Toutes les vagues de l’océan de Víctor del Arbol, paru aux éditions Actes Sud (Babel Noir) en janvier 2017, Prix SNCF du polar, catégorie roman 2018 :

9782330072810« Gonzalo Gil reçoit un message qui le bouleverse : sa soeur, de qui il est sans nouvelles depuis des années, a mis fin à ses jours, peu après avoir réglé ses comptes avec la mafia russe. Cette mort va mettre en lumière les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.
Cet homme idéaliste a connu la révolution communiste en URSS, la guerre civile espagnole, la Seconde Guerre mondiale. Et c’est toujours du côté de la résistance et de l’abnégation qu’il a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.

Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un xxe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines. »

 

  • Bâtard de Max de Radiguès, paru aux éditions Casterman en juin 2017, Prix SNCF du polar, catégorie bande dessinée 2018 :

71794wF+RGL« May et son fils Eugene tracent la route, le coffre de leur voiture rempli de sacs de billets de banque.

Ils viennent juste de participer à un coup exceptionnel : 52 hold-ups simultanés à la même heure, dans la même ville.

La police n’a rien pu faire !

Commence alors la cavale musclée d’un surprenant duo de braqueurs. »

 

  • Lénine, l’inventeur du totalitarisme de Stéphane Courtois, paru aux éditions Perrin en septembre 2017, Grand Prix de la biographie politique 2018 :

9782262065379ORI« La biographie la plus attendue du centenaire de 1917, fruit d’une vie de travail consacrée à l’étude du communisme.

À rebours de l’idée dominante qui dédouane Lénine pour mieux accabler Staline, Stéphane Courtois établit comment le jeune intellectuel radical – marqué au fer rouge par l’exécution de son frère aîné – a pensé, voulu puis instauré une dictature idéologique impitoyable, inventant les concepts (révolution mondiale, dictature du prolétariat, parti-État, centralisme démocratique, économie planifiée, terreur de masse) et les instruments (parti unique, police politique, Armée rouge, goulag…) du totalitarisme qui devait signer les horreurs du XXe siècle.

D’emblée, Vladimir Ilitch Oulianov se distingue des autres opposants au tsarisme en s’opposant non seulement aux libéraux et aux démocrates, mais aussi à toutes les mouvances socialistes, qu’il vitupère à coups d’écrits et de discours incendiaires. Aidé par une force de conviction peu commune, il choisit de s’appuyer sur une minorité de révolutionnaires professionnels dévoués plutôt que sur l’agrégation des masses. Cette faiblesse apparente fait sa force : elle lui permet d’avancer dans l’ombre pour mieux se préparer à l’exercice du pouvoir, qu’il conquiert à la hussarde en octobre 1917. Nourri des échecs de la Révolution française puis de la Commune, il le conserve en l’étendant par un recours systématique à la violence conjugué à un rare opportunisme politique. Ainsi parvient-il à gagner la guerre civile puis à assurer son emprise sur la société, faisant table rase au profit de son disciple et successeur.

Une prose limpide au service d’une démonstration implacable. »

 

  • Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer, paru aux éditions de l’Observatoire en août 2017, Prix Emmanuel Roblès 2018 :

1521646824_9791032900710_v100« Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.

Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers Juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.

Elle aurait pu le sauver.

Elle s’appelle Magda Goebbels. »

 

Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

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