Les prix littéraires du mercredi #09

Nous nous retrouvons aujourd’hui, et comme toutes les semaines, pour un focus sur quelques prix littéraires décernés ces derniers jours :

 

  • Le Patient anglais de Michael Ondaatje, paru aux éditions de l’Olivier en 1993, disponible en poche aux éditions Points, Prix du roman des 50 années du Man Booker Prize :

9782757832059.jpg« Dans une villa italienne transformée en hôpital de campagne, Hanna, une jeune infirmière, veille sur un aviateur anglais grièvement brûlé. Avec pour seule compagnie un aventurier qui a travaillé dans les renseignements et un jeune sikh démineur. Une atmosphère de fin du monde où chacun dévoile peu à peu ses secrets. Mais le plus énigmatique reste cet homme flambé, lié à son infirmière par une étrange passion…

Né au Sri Lanka, Michael Ondaatje a reçu le prix Nelly Sachs pour son œuvre poétique. Le Patient anglais, adapté à l’écran sous le titre L’Homme flambé, a obtenu le prestigieux Booker Prize en 1992. »

 

  • Mille ans après la guerre de Carine Fernandez, paru aux éditions Les Escales en septembre 2017, Prix RomanGier 2018, Prix LireElire 2018 et Prix de l’Académie Française Henri Regnier 2018 :

9782365692670ori.jpg« Miguel est un vieux solitaire, veuf depuis des années, qui n’apprécie que la compagnie de son chien Ramon. Il vit dans une cité ouvrière de la région de Tolède. Un matin, il reçoit une lettre de sa sœur Nuria. Elle a perdu son époux et compte venir vivre auprès de lui. Le vieux est pris de panique : sa sœur chez lui, c’en est fini de sa tranquillité, de son bonheur innocent avec Ramon. Il faut fuir ! Son chien sur les talons, le vieux prend un autocar en direction de l’Estrémadure, où il n’était jamais retourné depuis la guerre civile.

Montepalomas, le village de son enfance, est enseveli sous les eaux d’un barrage. Pourtant du lac les souvenirs remonteront. Des pans entiers de sa jeunesse belle et terrible, quand on l’appelait Medianoche (« Minuit ») et que vivait encore son frère jumeau, Mediodia (« Midi »). Un frère assassiné par les Franquistes et dont le visage, mille ans après la guerre, hante toujours Miguel. Mais peut-être est-il temps de se libérer du passé…

Dans un style ample et généreux, Carine Fernandez dessine ce voyage intérieur vers la rédemption, tout en revenant sur les années les plus noires qu’ait connues l’Espagne. »

 

  • Hortense et Marie : une si longue amitié de Charles Dupêchez, paru aux éditions Flammarion en janvier 2018, Prix de l’Académie Française Maurice Genevoix 2018 :

9782081423978.jpg« Il y a une Marie que vous trouverez toujours, c’est celle qui vous aime et vous admire.

C’est en ces termes affectueux que la comtesse d’Agoult témoigne du lien puissant qui l’unit à son amie Hortense Allart. Rien ne prédestinait pourtant ces deux femmes, si différentes, à s’apprécier. Personnalité mondaine et cultivée, ayant fui une famille conservatrice pour vivre en plein jour sa passion interdite avec Franz Liszt, Marie est aussi impitoyable dans ses critiques qu’acerbe dans ses formules. C’est tout le contraire de l’enthousiaste Hortense, une bourgeoise espiègle au caractère trempé, qui a mené sa vie amoureuse en bravant toutes les conventions.

Pourtant, les deux femmes sont immédiatement conquises l’une par l’autre. Petit à petit, elles entreprennent de s’apprivoiser avec autant de respect que de sincérité. Du ciel de Florence au hameau d’Herblay, de Sainte-Beuve à George Sand, de la monarchie de Juillet au Second Empire, leur correspondance couvre trente-cinq années d’une indéfectible amitié. Aventures sentimentales, mariage et ruptures, enfants, condition des femmes de lettres, débats politiques… Leurs échanges à cœur ouvert surprennent par leur franchise et leur modernité. Au milieu d’un siècle qui passe pour compassé, un surprenant vent de fraîcheur ! »

 

  • Celui qui disait non de Adeline Baldacchino, paru aux éditions Fayard en janvier 2018, Prix Mottart de l’Académie Française 2018 :

9782213705941-001-T.jpeg« Quand August et Irma comprennent que la politique rattrape toujours ceux qui s’en défendent, il est déjà trop tard pour survivre, mais encore temps de mourir libres.

Le 13 juin 1936, un homme perdu dans la foule, sur le quai d’un chantier naval de Hambourg, refuse de saluer Hitler. Le 28 avril 1942, une femme fait partie du premier convoi des gazées de Ravensbrück. Ou comment une histoire d’amour devient une histoire d’insoumission.

Ce roman est leur tombeau, dédié aux vivants qui voudraient se souvenir de l’avenir. »

 

  • Là où il fait si clair en moi de Tanella Boni, paru aux éditions Bruno Doucey en mars 2017, Prix de l’Académie Française Théophile Gautier 2018 :

61smRt0K0SL.jpg« Que faire lorsqu’on a connu la guerre et l’exil, un premier départ / en pays étranger, puis d’autres guerres, d’autres départs ? Que dire à ces vies précaires […], fauchées pour rien, ces visages de femmes / enveloppés d’un voile de contraintes ? Comment lutter contre barbares et fous de Dieu ? Où trouver la force de sonder les abysses de la mémoire négrière ? Quelle prière offrir au corps de l’enfant mort, ce visage de l’innocence échoué sur la plage ? La réponse à ces questions tient en une phrase prononcée dès le premier des sept poèmes du recueil de Tanella Boni : Tu n’as pas d’autres armes que les mots. Et l’auteure de nous rappeler que les mots aiment le dialogue, la tolérance et la paix ; que la poésie possède la capacité, rare, de réenchanter la vie. L’éditeur que je suis n’a pas d’autre certitude, mais c’est assez pour espérer. » Bruno Doucey

 

Et vous, des livres récemment primés vous font-ils envie ?

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