Bilan de l’année 2021 (4/5)

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Poursuivons ensemble le bilan de l’année écoulée ! Le sujet du jour est : le bilan de mes lectures et les auteur·ice·s que je souhaite suivre de près (dans le respect de la loi).


208 livres lus

Comme pour les années précédentes, ce chiffre est à relativiser car je lis beaucoup de formes courtes et de romans graphiques. Sur ces 208 livres, 131 ont été chroniqués. C’est à peu près le même rythme que l’année précédente, ce qui m’étonne positivement considérant mon état physique. Un paquet de chroniques est ainsi en attente de rédaction.


Les auteur·ice·s marquant·e·s

Comme chaque année, mon cœur a vibré.

Ibrahim Aslân : Très touchée par la lecture de Deux chambres avec séjour, j’ai acquis les autres romans traduits de cet auteur culte égyptien. J’ai vraiment apprécié sa façon de traiter le deuil et les relations humaines.

Kaho Nashiki : Quelles émotions nous avons été nombreuses et nombreux à ressentir à la lecture de L’été de la sorcière ! En attendant une autre traduction de l’autrice japonaise, nous pouvons nous tourner vers sa précédente publication, Les mensonges de la mer (2017). Si vous n’avez pas encore découvert la belle relation complice qui habite son roman paru en français cette année, je ne peux que vous inviter à vous accorder quelques heures pour le lire.

Hwang Sok-yong (1943-) : Voici sans aucun doute l’auteur dont j’ai lu le plus de romans et nouvelles cette année et qui me marquera longtemps (un intérêt que je partage avec plaisir avec Alain du blog Bibliofeel). Cet auteur coréen possède une réelle sensibilité face à l’injustice qui lui a valu des années de prison pour son opposition à la dictature.

Thomas Bernhard (1931-1989) : Enfant terrible des lettres autrichiennes, voici un auteur qui a su me faire rire amèrement autant que m’attendrir et me serrer le coeur. Je pense que lorsqu’on aime la critique sociale réalisée par le prisme de l’autofiction – de fait il a une vie qui se prête à la littérature – on aime Thomas Bernhard.

Han Kang (1970-) : Après l’abandon d’un de ses romans, je suis tombée à la renverse à la lecture du difficile – émotionnellement parlant – roman Celui qui revient. Un traitement incroyablement maîtrisé et efficace de son sujet : les massacres qui eurent lieu lors du soulèvement démocratique de Gwangju.

Abdellatif Laâbi (1942-) : Un poète remarquable, qui exprime l’amour autant que la résistance à l’oppression et le refus de la violence. Poète de l’humanisme. Je n’ai pas fini de le lire ni de vous en parler.

Christian Robinson (1986) : S’il y a un album jeunesse paru en 2021 que je retiens c’est bien Toi aussi, tu comptes. Un livre plein de bienveillance à l’égard de chaque enfant, qui regarde avec tendresse les soit-disant forces et faiblesse. Un potentiel support pédagogique.

Yamen Manai (1980) : J’ai été secouée par le court mais non moins marquant Bel abîme, paru cette année. Ce qui me donne envie de poursuivre ma découverte de cet auteur : sa sensibilité, son sens de la formule et de la phrase qui te met une petite claque.

Chi Zijian (1964) : Cette autrie chinoise m’interroge. J’ai beaucoup aimé Toutes les nuits du monde. J’ai été extrêmement déçue par Bonsoir, la rose. Résultat des courses : un point partout, la balle au centre. Il faudra une troisième lecture pour dire si oui ou non, je poursuivrai davantage ma découverte de son oeuvre.

Yasushi Inoue (1907-1991) : Rares sont les auteur·ice·s capables de saisir et de transmettre avec une telle précision la complexité des émotions humaines. Yasushi Inoue dépeint également la société japonaise de telle façon que nous avons presque l’impression d’y être. L’art de la justesse. Je me suis procuré l’un de ses romans autobiographique, je vous en reparlerai donc prochainement.

Souad Labbize (1965) : Ma découverte de Souad Labbize remonte à plusieurs années mais j’ai l’impression de l’avoir vraiment rencontrée cette année. Deux lectures aux tons différents qui m’ont émue, d’autres lectures prévues.

Ascanio Celestini (1972) : L’un de mes gros coups de coeur revient à cet auteur et dramaturge italien. Avec La brebis galeuse, il m’a secouée, m’a fait passer du rire aux larmes en un claquement de doigts. Je n’ai déjà plus ce livre, offert à Thomas VDB lors d’une rencontre-dédicaces à l’automne, mais je sais que je le rachèterai. Pour à nouveau l’offrir, sans aucun doute.

Ernest J. Gaines (1933-2019) : Je voulais lire plusieurs des romans de cet important auteur américain en 2021, après avoir adoré son recueil de nouvelles Mozart est un joueur de blues. La suite aura prouvé que j’ai manqué à cette promesse que je m’étais faite. Mais je ne l’oublie pas et j’espère vous en reparler avec émotion en 2022 !

William Gardner Smith (1927-1974) : Ce journaliste afo-américain s’est installé en France au début des années 1950, il y a assisté au racisme envers les Algérien·ne·s et au tragique 17 octobre 1961. Ce jour où la police française tabassa sans retenue et noya des Algériens dans la Seine. Roman remarquable dans lequel la voix journalistique rend factuels et proches de nous ce drame. Le visage de pierre était le dernier livre non traduit de l’auteur. Véritable coup de coeur, je regrette désormais que ses autres traductions ne soient plus disponibles…

Richard Bausch (1945-) : Ma lecture du roman Paix, qui parle de guerre, m’a rapidement fait faire un rapprochement stylistique entre Richard Bausch et Hubert Mingarelli. Si vous connaissez mon amour pour ce dernier, vous comprendrez mon intérêt nouveau pour le premier.

Leïla Sebbar (1941-) : Cette autrice m’émeut par son approche de l’exil et des origines, par son regard sur la (non) transmission culturelle et les ruptures générationnelles. Elle parle également de racisme et de discriminations. Je vous en parlerai davantage en 2022.

Albert Cohen (1895-1981) : J’ai enfin pris le temps de découvrir cet auteur culte des lettres françaises. Et quelle découverte ! C’est la rencontre de l’intelligence et du style. J’ai dans ma bibliothèque un deuxième livre de l’auteur, des chroniques fleuriront en cette nouvelle année.

Hala Mohammad (1959-) : Cette poétesse syrienne nous parle d’exil, de la maison familiale qui détient le secret de souvenirs au coeur de ses ruines, de la perte, de la reconstruction, de ce qui est impossible de reconstruire. Une très belle poésie. Trois recueils sont disponibles en français.

Max Lobe (1986) :  Moi qui aime les langues imagées j’ai été plus que servie ! Impossible de ne pas succomber au charme de cet auteur Camerounais qui nous en fait voir de toutes les couleurs pour, finalement, nous parler de sujets sociaux et sociétaux. J’ai adoré et j’espère adorer encore longtemps.

Et vous, quel·le·s auteur·ice·s ont marqué votre année 2021 ?

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