ūüĎĀ ¬ę Anna Politkovska√Įa. Journaliste dissidente ¬Ľ de Francesco Matteuzzi et Elisabetta Benfatto (Steinkis, 2016)

Traduit de l’italien par Marie Giudicelli.

Le 7 octobre 2006, en fin d’apr√®s-midi, Anna Politkovska√Įa est froidement assassin√©e dans la cage d’escalier de son immeuble. Apr√®s des ann√©es de menaces r√©p√©t√©es, l’ex√©cution a eu lieu. Depuis, aucun coupable n’a √©t√© d√©sign√©. Ce qui est s√Ľr, c’est qu’Anna Politkovska√Įa g√™nait les plus hautes instances, celles-l√† m√™mes qui ne craignent rien… sauf les journalistes et √©crivain¬∑e¬∑s.

Pr√©sentation de la maison d’√©dition : ¬ę Notre m√©tier n‚Äôest pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie.

Cette phrase d‚ÄôAlbert Londres √©tait pour Anna Politkovska√Įa une ligne de conduite.

N√©e √† New-York, enfant privil√©gi√©e de la Nomenklatura, la jeune Anna choisit le journalisme. L‚Äôann√©e 1999 marque un tournant. Elle couvre le conflit en Tch√©tch√©nie pour Nova√Įa Gazetta et met, d√®s lors, le pied dans un engrenage qui va conduire √† son assassinat sept ans plus tard.

C‚Äôest en Tch√©tch√©nie que d√©bute le r√©cit de ce roman graphique, hommage √† une journaliste courageuse et √† une femme d√©termin√©e qui fut et reste la voix de la Russie qui r√©siste. ¬Ľ

Les faits que met r√©guli√®rement au jour Anna Politkovska√Įa sont sid√©rants, √† peine croyables et √©gratignent directement Vladimir Poutine et les gouvernements. Pour eux, cela ne peut pas durer. Parmi les journalistes il y a les bons, ceux qui veulent du bien √† leur pays et ne cherchent pas √† le d√©cr√©dibiliser, et il y a les mauvais, ceux qui s’en prennent √† lui et le critiquent. Les mauvais, il faut les faire taire : de l’intimidation √† l’assassinat, il y a √† la fois le choix des armes et l’impunit√© des commanditaires.

Pour le pouvoir russe, Anna Politkovska√Įa √©tait une mauvaise journaliste car elle faisait son travail, recherchait, v√©rifiait l’information et √©crivait ce qu’elle voyait, ce qui √©tait tangible. Que √ßa plaise ou non. G√©n√©ralement la deuxi√®me option.

Depuis la prise de pouvoir de Vladimir Poutine une explosion d’assassinats de journalistes a √©t√© constat√©e.

Ce roman graphique est un hommage au courage d’Anna Politkovska√Įa en plus de revenir sur certaines affaires marquantes qu’elle a couvertes et r√©v√©l√©es dans la presse : des prises d’otages, des attentats et la deuxi√®me guerre de Tch√©ch√©nie. Le r√©cit se cl√īt sur un entretien tr√®s riche entre Francesco Matteuzzi et Paolo Serbandini, qui a connu la journaliste.

Plusieurs des livres d’Anna Politkovska√Įa sont encore disponibles, de quoi me rendre curieuse et poursuivre ma d√©couverte de cette femme qui ne voulait ni se taire ni s’en laisser conter par les gouvernements russes.

En savoir plus

Ils/Elles l‚Äôont aussi lu et chroniqu√© : La biblioth√®que du Dolmen

Et vous, quel·s livre·s sur des journalistes menacé·e·s ou assassiné·e·s conseillez-vous ?

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