❤ « Nuages garance » de Yasushi Inoue (Picquier, 1997)

Je voulais absolument lire ce recueil avant de me décider – ou non – de me lancer dans la lecture de ses deux romans autobiographiques : Shirobamba et Kôsaku. Verdict : j’ai hâte de les découvrir et de retrouver la belle sensibilité de ce représentant majeur des lettres japonaises.

Quatrième de couverture : « Les enfants dont nous parle Inoue jouent, sautent, rient, font des pâtés de sable, pleurent comme il est normal de le faire à leur âge. Mais lorsqu’ils sont de gré ou de force plongés dans le monde des adultes, la candeur et la naïveté qu’on associe à l’enfance se muent en une intuition aiguë et en une intelligence des situations les plus complexes. Ils n’hésitent pas alors à perturber le jeu des adultes et peuvent aussi connaître les tourments de la jalousie et les humiliations, en même temps que de grands émois.

Ecrites d’une plume légère avec la retenue et la sobriété caractéristiques des nouvelles d’Inoue, ces délicieuses pièces psychologiques éclairent d’un jour nouveau la personnalité du grand écrivain. »

Né en 1907 et disparu en 1991, Yasushi Inoue témoigne de la vie des campagnes japonaises au début du 20ème siècle. Habités par des enfants, ces textes courts explorent à la fois des émotions qui peuvent s’avérer fortes et la vie quotidienne. Mais, derrière des jours qui passent et s’égrainent, de vrais sujets s’esquissent. Parmi eux je retiens la place du suicide qui semble avoir marqué la société de l’époque – et qui continue de fortement secouer la société japonaise – comme l’enfant que fut Yasushi Inoue.

Quel plaisir mais aussi quels tourments dans le fait de retrouver tous ces enfants, avec leur esprit curieux, leurs interprétations approximatives mais aussi leurs instincts justes et leur capacité à remarquer ce que les adultes ne voient pas !

Entre amusements, candeur, inquiétude et remords, ce sont des mondes très réalistes et attachants dans lesquels Yasushi Inoue nous convie, avec une poésie épurée, un véritable sens de la justesse. Il explore l’enfance comme la mémoire et montre l’impact de certaines expériences sur le reste de la vie. Comme pour ces nuages garance, dont vous comprendrez le sens en découvrant la dernière nouvelle – éponyme – du recueil.

Je suis sous le charme et je compte bien vous reparler de cet auteur, dont nous célébrons cette année les 30 ans de la disparition. Il confirme mon amour de la nouvelle, cette forme courte qui exige autant la maîtrise narrative que le talent de conteur.

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2 commentaires

    1. Il se lit tout seul et j’espère qu’il te touchera. 🙂 J’ai hâte de le lire davantage et je vais également découvrir d’ici peu deux autres romans de Hwang Sok-yong. Tellement, tellement hâte d’être en week-end pour ça !

      (Pas de souci, j’ai corrigé les coquilles. Il y a des jours où je n’arrive pas à aligner trois mots correctement. ^^)

      Aimé par 1 personne

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