« Toutes les nuits du monde » de Chi Zijian (Picquier, 2013)

Chi Zijian (1964-….) est une autrice chinoise qui me laisse pour le moment partagée. J’ai adoré Toutes les nuits du monde mais j’ai été très à distance et peu touchée par Bonsoir, la rose (à mon grand regret – note : la chronique arrive bientôt). Un point partout, balle au centre : une troisième lecture va devoir départager tout ça.

Une couverture qui donne envie de rejoindre cette file de femmes, un titre qui ne peut qu’éveiller l’imaginaire et une quatrième de couverture qui touche à la fois à l’intime et au collectif : je ne pouvais plus attendre, il me fallait ce livre !

Quatrième de couverture : « Fillette ou jeune veuve, les femmes qui habitent les deux récits de Chi Zijian ont les pieds dans la terre des campagnes chinoises et les yeux au plus près du ciel. Elles aiment les tours de magie, les histoires de revenants, les nuages qui dansent dans le ciel immense. Elles ont le cœur grand ouvert aux rencontres et savent découvrir le secret des plus humbles, le tendre aubier sous l’écorce. Et quand approche le moment des adieux, à la saison qui s’achève ou aux êtres chers qui disparaissent, elles lèvent les yeux vers les étoiles et accueillent la nuit qui vient. »

Je m’attendais à un roman mais ce sont deux textes qui sont réunis dans ce livre, dont l’un (le plus long) éponyme.

D’un côté, une petite fille est envoyée plusieurs mois chez ses grands-parents car elle n’est pas sage. La punition sera l’occasion de créer un nouveau monde au coeur de sa jeunesse, de rencontrer une vieille femme mise à distance par les habitants du village, de découvrir des secrets et la force de l’attachement aux êtres. En suivant le quotidien de la fillette (j’aime d’amour ce positionnement depuis le regard de l’enfance), ses réflexions et ses moments d’espièglerie, l’autrice propose la photographie d’un passé dans une campagne au nord de la Chine.

De l’autre, le récit repose sur le deuil. Une femme fait face à son veuvage prématuré en décidant de partir quelques jours dans des montagnes qui proposent des bains de boue. Un voyage qu’ils avaient prévu de faire ensemble, avec son mari magicien décédé dans un accident. Mais tout ne va pas se passer comme prévu et certains imprévus sont des aventures passionnantes. Et l’aventure peut se situer dans un village minier, au coeur de la population vivante et haute en couleurs qui a ses histoires de vies, ses traditions et ses secrets.

J’ai beaucoup aimé la langue de l’autrice, sa façon de conter les histoires ainsi que la truculence de certains dialogues qui m’ont fait m’esclaffer. Elle montre les vies modestes avec sensibilité, dans ce qu’elles ont de lumineux et de sombre au regard de l’histoire de la Chine, de la fragilité de l’existence et des commérages du marché qui sont aussi le miroir d’une société (ici, dans un livre publié en Chine en 2005).

En savoir plus

Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Mes carnets de LecturesDes livres et SharonLecturissime

Et vous, quelle autrice chinoise conseillez-vous de lire absolument ?

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