#autricesdumonde | Argentine

Lancé en janvier 2021 par @despagesetdeslettres (vous pouvez aussi retrouver son blog ici), le challenge #autricesdumonde consiste à lire chaque mois le livre d’une autrice d’un pays en particulier (sur les votes des participant•e•s).

Après un mois de mai passionnant passé au Liban, je vais faire quelques détours par l’Argentine au cours du mois de juin !

N’hésitez pas à découvrir le challenge et à nous rejoindre !

>>> En savoir plus <<<

Dans ma valise, il y a…

Quatrième de couverture : « Années 80, dans la province argentine : trois crimes, trois affaires jamais élucidées qui prennent la poussière dans les archives de l’histoire judiciaire. Des faits divers, comme on dit cruellement, qui n’ont jamais fait la une des journaux nationaux.

Les victimes sont des jeunes filles pauvres, encore à l’école, petites bonnes ou prostituées : Andrea, 19 ans, retrouvée poignardée dans son lit par une nuit d’orage ; María Luisa, 15 ans, dont le corps est découvert sur un terrain vague ; Sarita, 20 ans, disparue du jour au lendemain.

Troublée par ces histoires, Selva Almada se lance trente ans plus tard dans une étrange enquête, chaotique, infructueuse ; elle visite les petites villes de province plongées dans la torpeur de l’après-midi, rencontre les parents et amis des victimes, consulte une voyante… Loin de la chronique judiciaire, avec un immense talent littéraire, elle reconstitue trois histoires exemplaires, moins pour trouver les coupables que pour dénoncer l’indifférence d’une société patriarcale où le corps des femmes est une propriété publique dont on peut disposer comme on l’entend. En toute impunité.

À l’heure où les Argentins se mobilisent très massivement contre le féminicide (1808 victimes depuis 2008), ce livre est un coup de poing, nécessaire, engagé, personnel aussi. Mais c’est surtout un récit puissant, intense, servi par une prose limpide. »

Quatrième de couverture : « Dans une petite ville du fin fond de l’Argentine, un homme et une très jeune femme attendent un autobus dans un café, l’autobus passe et ne s’arrête pas. Il y a quatre jours maintenant que l’avocat Ponce amène sa sœur pour prendre cet autobus et qu’il ne s’arrête pas. Les jeunes gens partent à pied le long de la voie ferrée. Le village s’interroge. Le soupçon s’installe, la réalité se dégrade subtilement.

Il s’est passé quelque chose dans le pays que tout le monde ignore. Pendant cette attente, nous découvrons la lente plongée dans la folie de la femme de Ponce, provoquée par l’attitude de l’avocat qui ne lui pardonne pas les circonstances de leur rencontre.

La confusion s’installe dans la vie du village, ce sont les militaires qui commandent. Des livres disparaissent de la bibliothèque. Des coups de feu éclatent à la tombée de la nuit, des cadavres de subversifs sont retrouvés, personne ne peut reconnaître le couple de la photo du journal. L’autobus s’arrête de nouveau alors que personne ne l’attend plus et la pluie se met à tomber.

Dans un style alerte et cinématographique, ce court roman parle du pouvoir sous ses formes les plus perverses. »

Présentation de l’éditeur : « Le Pire, c’est la nuit de l’enlèvement. La nuit où les parents, militants montoneros, sont arrêtés chez eux. La nuit où tout bascule pour la fillette narratrice et son petit frère qui dorment à poings fermés. Au réveil, ils doivent quitter leur maison, avec la grand mère reine du crochet, pour aller vivre avec l’autre grand-mère rescapée du ghetto de Varsovie chez l’oncle et la tante, à Buenos Aires. Ce qu’ils emportent? Les slogans révolutionnaires entendus chez eux en ce début de dictature militaire : L’Impérialisme yankee est notre ennemi, La Religion est l’opium du peuple, Avec l’Ennemi, on perd quand on ne gagne pas… Dans une clandestinité soudée et grave, et une envie forcenée de coller au modèle de leurs parents, ils vont devenir des petits combattants, portés par l’espoir de les retrouver un jour. Un roman vrai, drôle, émouvant. »

Quatrième de couverture : « Jerónimo Larrea se rend à Buenos Aires pour assister aux funérailles de son père. De retour à Madrid, où il s’ est exilé et a fondé une compagnie de théâtre, il reçoit un appel de Checo, une vieille connaissance qu’ il n’ a pas vue depuis longtemps et qui lui propose un rendez-vous. Jerónimo Larrea n’ en reviendra pas.

Sa compagne Griselda Koltan – la voix principale de Contre-jour –, actrice et interprète passionnée de Jean Genet, refuse de se résoudre à la version officielle de l’ histoire et se confronte à un monde fait d’ apparences et de chausse-trappes où s’ entrecroisent le crime, la folie, le théâtre, la guerre, la corruption.

Contre-jour a été écrit en 2005, au moment du procès pour crime contre l’ humanité du militaire argentin Adolfo Scilingo à Madrid, peu après l’ annulation des lois d’ Obéissance due et de Point final – qui interdisaient aux tribunaux argentins de sanctionner les responsables des violations des droits de l’ Homme commis entre 1976 et 1983. »

Quatrième de couverture : « Sous la forme d’un puzzle narratif, Un fil rouge, premier roman de Sara Rosenberg, raconte l’histoire de Julia Berenstein, jeune femme engagée dans l’action révolutionnaire en Argentine, dans les années soixante-dix. A travers le discours et la perception des personnes qui l’ont connue, le lecteur découvre petit à petit l’histoire des disparus dans un contexte de lutte armée et de guerre sale.

La polyphonie et les différentes modalités d’écriture, de même que la construction labyrinthique du roman obligent à une lecture active grâce à laquelle le lecteur doit se faire sa propre idée sur ce moment historique tragique. Une voix peu à peu s’impose, celle de Miguel, ami de Julia, qui veut faire un film sur elle en interrogeant tous ceux qui ont croisé son chemin, l’ont aidée, aimée, incomprise ou trahie jusqu’à sa disparition.

Miguel sur les traces de Julia est en quête de vérité, mais faire ce film sur l’amie d’enfance à jamais perdue est aussi une façon de faire son deuil, en rendant une présence à l’absente. Authentique et émouvant, Un fil rouge tente de restituer la douleur de ceux qui restent, leur incompréhension face à la violence.

Dans ce roman politique et poétique, Sara Rosenberg nous livre une vision contrastée et juste d’une période récente où la quête d’un idéal de justice sociale a laissé place à l’affrontement armée, la terreur et le désespoir de toute une génération. »

Quatrième de couverture : « Maintenant, nous allons vivre dans la clandestinité, voilà exactement ce que ma mère a dit. Pour la trappe dans le plafond, je ne dirai rien, même si on venait à me faire très mal. Je n’ai que sept ans mais j’ai compris à quel point il est important de se taire.

Plus de trente ans ont passé. Mais la narratrice se souvient encore des heures noires de la dictature en Argentine. Elle nous les raconte à hauteur d’enfant. En espérant enfin oublier un peu. »

Mes sélections
préliminaires :

Et vous, souhaitez-vous aussi partir à la découverte d’autrices argentines ?

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