« J’ai décidé de ne pas être mère » de Chloé Chaudet (L’Iconoclaste, 2021)

Je parle assez peu d’aspects personnels de ma vie, parce que c’est souvent inintéressant mais aussi car les livres que je lis ne s’y prêtent pas. Aujourd’hui, un livre me permet d’ouvrir une petite fenêtre sur une décision que j’ai moi aussi prise il y a plusieurs années : ne pas avoir d’enfants. Je me suis beaucoup reconnue dans ce livre, dans les réactions que je peux susciter, dans le combat que je dois souvent mener pour être prise au sérieux ou ne pas être purement méprisée.

Je m’excuse d’avance mais cette chronique présente d’importants risques de partir dans tous les sens.

Quatrième de couverture : « Elle a 35 ans. Elle n’aura pas d’enfants. C’est décidé. Un choix qui suscite l’incompréhension. C’est un choix personnel ?, Tu ne vas pas regretter ?, Tu n’as pas peur de finir seule ? sont des questions récurrentes, quels que soient l’âge et le milieu.

En France, la maternité semble évidente, automatique. Toute femme est une mère en puissance. Le modèle dominant est celui de la femme qui travaille et a des enfants. On n’imagine pas, ou peu, qu’une femme ne souhaite pas avoir d’enfants. Ou alors c’est qu’elle n’a pas pu.

Chloé Chaudet, sans posture idéologique, raconte son cheminement intime mais aussi la dureté des normes sociales et des réactions auxquelles elle doit faire face. Puis comment elle a trouvé en elle et dans ses lectures des armes de résistance. »

On associe souvent les femmes qui ne souhaitent pas devenir mères à des adjectifs ou des profils infantilisants et c’est le plus difficile à vivre pour moi. Immature : je crois que c’est le plus fort et le plus répété. Comprendre : je n’ai pas de vraies responsabilités d’adulte, ma fatigue n’en est pas vraiment une, je dois encore grandir et alors je changerai d’avis. Babiensur. J’ai même parfois reçu en plein visage des reproches relatifs à mon temps libre.

Je suis d’un caractère probablement moins calme que celui de Chloé Chaudet et je gagnerais à parfois miser sur plus de patience face aux incompréhensions qui m’entourent. Mais je crois aussi à la force de saines colères ponctuelles qui font réfléchir d’un côté comme de l’autre, après coup.

Je sais que je ne veux pas d’enfants depuis mes 24/25 ans. C’est à cet âge que j’ai rencontré mon conjoint actuel (j’en ai désormais 30) et le sujet a été abordé relativement rapidement entre nous car je n’aime pas perdre mon temps (vous sentez mon niveau de romantisme ?). Nous sommes d’accord, pour le moment (vous sentez ma crainte d’un dilemme soudain ?).

J’ai la chance d’avoir des parents qui ont accepté ce choix sans avoir à en débattre. J’ai même été soutenue, ma mère m’ayant une fois confié qu’aujourd’hui, à ma place, elle ne ferait probablement pas d’enfants non plus. Et pourtant elle nous a aimés (et continue de le faire), ses trois enfants.

Depuis un moment je constate un réel manque de littérature ou de visibilité relatives à ma situation (qui touche environ 5% des femmes en France ; 2% pour ma tranche d’âge). J’ai été évidemment très enthousiaste en découvrant la parution de ce livre et ma curiosité est montée en flèche. Je constate aussi que je partage mon choix avec plusieurs personnes de ma génération qui m’entourent, d’où mon envie de nous considérer.

Chloé Chaudet déconstruit ici des idées reçues et décortique tout un ensemble de remarques reçues et situations vécues en se basant sur des études ou en soulignant les biais ou les manques. C’est passionnant mais, vous vous en doutez, il ne faut pas prendre votre tension pendant la lecture.

J’ai découvert une idée reçue qui m’a scandalisée sur les femmes ne souhaitant pas avoir d’enfants : avoir eu une enfance marquée par la maltraitance ou avoir peur de reproduire le schéma maltraitant. Comme si ce refus devait dépendre de traumatismes qui nous ont abîmées. J’ai été immensément aimée et choyée. Mais quel est mon problème ? Il y a évidemment des personnes qui ne veulent pas fonder de famille pour cette raison, mais c’est bien simpliste et terriblement stigmatisant.

Les autres situations, je les ai vécues pour la plupart. J’ai aussi eu cette remarque que je ne résiste pas à vous partager : tu te réalises vraiment en tant que femme en donnant la vie. Sympa. C’est pas dénigrant ni culpabilisant du tout envers les femmes dans leur diversité de situations.

A la lecture, on peut se dire : oui, bon, il faut rester calme et laisser passer le moment, il faut s’en moquer. Sauf qu’à partir d’un certain âge ces remarques font partie du quotidien. Que tu le veuilles ou non on te renvoie à cette absence suspecte. Et la récurrence met à mal la patience et la mise à distance. Mais pourquoi est-ce que je refuse la suite logique pour laquelle mon corps est conçu ?

Parce que je ne vois pas la logique, le passage obligé, et que ce n’est pas parce que je peux que je dois. Parce que mon corps et ma vie m’appartiennent (et là on fait du lien avec le droit à l’avortement aussi).

Parce que le bonheur maternel est quand même un concept aussi sûr qu’un mirage. L’instinct maternel – comme l’horloge biologique – n’a pas d’existence prouvée et les nombreuses représentations positives – idéalites – de familles comblées interfèrent avec des réalités parfois loin des promesses mais qu’il faut dire. Ce point est très important pour moi car on vend des rêves avant de culpabiliser les femmes qui ont du mal à vivre une maternité différente de ce qui était annoncé.

J’ai envie de partager avec vous un mauvais rêve fait récemment, parce qu’il m’a beaucoup fait rire lorsque j’ai recouvré mes esprits : mon conjoint – qui pourtant ne veut pas d’enfants non plus – n’en pouvant plus d’attendre que je procrée arrêtait de prendre sa contraception et tombait enceint sans me le dire. Le drame. Sa grossesse avançant, j’ai accepté la situation pour lui – avec un fort sentiment de sacrifice – et c’est une réelle angoisse qui m’a réveillée en panique. Parce que non. Même pour la personne que j’aime de tout mon être je ne reviendrai pas sur mon choix.

Je suis sincèrement contente pour mes proches qui attendent ou ont des enfants, j’adore les enfants (et quand bien même ce ne serait pas le cas, ce serait aussi mon droit), mais mon enthousiasme a des limites hors de mon cercle proche parce qu’au fond je ne peux pas me réjouir en permanence pour quelque chose qui ne m’intéresse pas. J’ai travaillé mon air adapté aux félicitations sinon je reste souvent impassible et ça, ça passe pas.

Un livre pour les femmes (ou les couples) qui ont fait ce choix et qui veulent se sentir soutenues et comprises. Un livre à offrir à l’entourage pour alimenter peut-être le dialogue avec un éclairage extérieur.

En savoir plus

Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Quelques livres en cheminMes pages versicolores

Et vous, quel sujet manque selon vous dans la littérature actuelle ?

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37 commentaires

    1. Ah mais ces moments de révélations de grossesses, c’est toujours quelque chose ! 😅 Après, ça dépend des personnes qui l’annoncent, mais ce n’est vraiment pas une joie automatique. J’angoisse toujours un peu pour les futurs parents je crois. 😱

      Espérons que dans dix ans nous repenserons aux remarques déplacées en rigolant car les mentalités auront évolué ! Que la force soit avec toi ! 💪

      Voir que mon vécu est partagé me fait très chaud au coeur, ainsi que les messages compréhensifs. J’ai vraiment senti la puissance de la sororité aujourd’hui ! ❤️

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  1. J’avais déjà noté ce livre, ne voulant pas non plus d’enfant. Je me retrouve d’ailleurs pas mal dans tes propos !
    Pour ma part, les remarques glissent complètement sur moi parce que j’ai compris que les gens projettent leurs propres insécurités sur nous, mais cette appropriation du corps de la femme et son infantilisation continuent fortement à m’énerver. Ce serait les hommes qui portaient les enfants, le fait de ne pas en vouloir n’aurait probablement jamais été un problème…

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    1. Je pense que tu as raison quand tu parles de projection d’insécurité (et parfois, malheureusement, de frustrations). Il y a des choses plus faciles à laisser couler que d’autres… J’ai été particulièrement secouée lors d’un entretien de recrutement où les fameuses et illégales questions sur les enfants m’ont été posées. Ca a été d’une telle violence que j’en ai pleuré de colère plusieurs jours. Et là, pour le coup, c’est injuste pour toutes les femmes. Bref, j’ai pas eu le poste. ^^

      Force et sang froid à toi ! Avançons toutes, menons nos combats, pour que les choix de chacune soient respectés ! 💪

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  2. Il y aurait tant de choses à dire sur le sujet ! Si cela peut te consoler par avance, à partir de mon quarantième anniversaire, plus personne ne m’a soûlée avec ça (bizarrement, il en a été de même avec mon végétalisme, ce qui fait que la quarantaine est la période la plus sereine de ma vie à date). Une chose m’étonne toujours (ok, pas vraiment) : que les gens ne se rendent pas compte du côté incroyablement intrusif de leurs propos sur un sujet qui ne les regarde absolument pas.

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    1. Vivement la quarantaine alors, je suis prête ! 😀 Je suis complètement d’accord sur l’aspect intrusif. Et quand tu coupes court la conversation ça étonne… Tu me rassures bien et je confirme attendre l’âge de la sérénité avec impatience, mon caractère nerveux a besoin de repos. ^^

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      1. J’ai oublié de raconter une anecdote qui peut être utile. Ma mère a toujours envisagé que je ferais « comme tout le monde » et elle rêvait d’être grand-mère. L’été dernier, elle m’a dit spontanément qu’étant donné l’état du monde (qui n’allait pas s’améliorer en outre), elle était bien contente que je n’aie pas eu d’enfant. Je ne m’y attendais pas ; cela m’a fait d’autant plus plaisir.

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        1. J’imagine que ça a dû être un moment marquant et qui a dû soulager d’un petit quelque chose. C’est pas rien d’être comprise et soutenue par son/ses parent/s. Cette envie qu’ils peuvent avoir de devenirs grands-parents m’a beaucoup travaillé, j’ai parfois eu l’impression de les priver de quelque chose, mais ce n’est pas un argument valable (et en fait, ils s’en fichent). Je suis vraiment touchée d’avoir lu ton anecdote, c’est un point vraiment sensible, d’autant plus car il est motivé par de l’amour.

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  3. Bonjour, merci pour cet article

    J’ai 24 ans et la maternité est un sujet sensible pour moi. Je ne souhaite pas avoir d’enfants (mon conjoint non plus) pour diverses raisons et le fait d’avoir l’impression de devoir en avoir pour être « acceptée » « prise au sérieux » et « considérée » est ma source d’angoisse n°1 au quotidien. Quand on est une femme, c’est à toi qu’on rejette la « faute » si ton couple n’a pas d’enfants, comme si en tant que femme nous ne servons qu’à ça… Je pense me procurer ce livre, j’espère sincèrement qu’il m’aidera à surmonter cela, et d’arrêter de redouter des annonces de grossesse de peur que ça donne l’idée à d’autres de te mettre la pression à ce sujet. Je suis désolée de raconter autant ma vie haha mais c’est pas souvent que je « croise » des personnes qui ont également fait ce choix !

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    1. Je pense que l’assurance vis-à-vis de nos choix se construit avec le temps. Je peux encore m’emballer donc j’ai encore du boulot. ^^ Mais oui, c’est généralement à la femme de se justifier et c’est rageant. Ne t’excuse surtout pas d’en parler, nous ne sommes pas très nombreuses alors si on peut s’ouvrir sans se sentir jugées, c’est hyper précieux ! 🙂 Nous allons bosser à faire évoluer les mentalités pour que nos petites soeurs puissent faire leur choix avec sérénité, ça c’est un moteur ! 😀 Je te souhaite du courage, de la force et de la patience ! J’espère que ce livre t’apportera du soutien. En tout cas, sois-en sûre : tu n’es pas seule et on avance ensemble même sans se connaître. 🙂

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  4. je comprends parfaitement qu’une femme ne veuille pas avoir d’enfant car vu l’état de la planète et de la société ce n’est pas un cadeau pour eux… Et qu’importent les jugements à l’emporte-pièces…
    J’aurais 30 ans maintenant c’est ce que je ferai…
    j’ai eu un autre combat à l’époque: la stérilité…

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        1. Merci à toi ! 😊 Je suis très contente de me sentir moins seule face à ces situations mais aussi de pouvoir dire à d’autres femmes qui ont fait le même choix : vous n’êtes pas seules. Bons entraînements de félicitations alors ! 😁

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  5. L’essentiel est bien d’être heureux et heureuses quelles que soient les normes de la société… Ton texte est vraiment bien écrit et j’ai senti une saine colère, j’aime bien cela. Je pense que le regard va changer avec les générations actuelles, au moins chez nous, mais je peux me tromper ?

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    1. Merci beaucoup pour ton précieux soutien ! Nous sommes toutes et tous acteurs du changement et je suis optimiste comme toi, parce qu’il faut l’être et parce que chaque petit pas est une victoire. 🙂 Merci encore ! 🙏

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  6. Lorsque j’avais 16 ou 18 ans, j’avais dit à ma mère qu’elle ne serait jamais grand-mère puis j’ai eu ma fille à 24 ans. Je ne voulais pas garder l’enfant mais son père a appelé ses parents et son frère pour dire qu’il allait être papa…. Je ne regrette absolument pas qu’elle soit ici bien évidemment mais ce n’était pas prévu au départ. Elle a 30 ans et elle n’a pas d’enfants pour l’instant et franchement, si cela peut continuer ainsi, c’est très bien… sourires.

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    1. Merci beaucoup pour ton témoignage ! 🙏 Je n’imagine pas comme tu as dû être bousculée et je t’admire car je ne sais pas si j’aurais pu accepter. Je suis incapable de me projeter dans cette situation. En tout cas, je suis convaincue de la chance qu’a ta fille (au-delà de l’amour que tu lui portes et qui se ressent dans ton message) : nulle doute que quelque soit son choix elle sera totalement soutenue. Et ça, c’est immensément précieux. Merci encore ! 🌸

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      1. Merci également à toi. J’ai donné la vie à une belle personne, elle n’est pas ma propriété, je souhaite seulement qu’elle ait une existence la plus heureuse possible. Nous nous aimons mais sommes indépendantes. J’aurais tellement aimer lui léguer un nom, une fortune ou autre, tu vois, mais j’en ai autant au service de ma propre mère (Hi hi).
        De belles ondes vers toi !

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  7. Je vois dans les commentaires que ce sujet est loin d’être anodin et nous sommes si nombreux à vivres tout ces préjugés. Je n’ai pas d’enfant mon conjoint a une fille de 5 ans et pour l’instant ce que je vois c’est que cela me donne plus envie de ne pas en faire que de jeter ma contraception à la poubelle ! J’ai 28 ans et cela commence à paraître suspect se non désir d’enfant ou du moins cet entre deux, je ne sais pas. Je sais que mon conjoint veut d’autre enfant et nous en parlons régulièrement, il ne me met pas la pression mais je sais que si un jour mon choix de ne pas en avoir est définif je ne peux pas lui demander de rester… c’est difficile et parfois j’aime me dire que nous avons le temps parce que c’est vrai au fond…

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    1. Ta situation est celle que j’appréhende le plus : l’envie du conjoint. C’est bien que vous en discutiez librement, sans pression, c’est tellement important d’identifier ces sujets sur lesquels nous ne nous projetons pas de la même façon !

      Tu as raison, laisse-toi le temps d’y réfléchir, car tu as effectivement largement le temps si tu n’es pas encore sûre.

      Si le moment arrive concrètement, ce sera ton choix pour ton corps et ton droit à en disposer en même temps que votre choix de couple (parce que théoriquement, à deux, la responsabilité se partage) et cela, personne n’aura à le juger.

      Je te transmets toutes mes bonnes ondes pour faire face aux remarques déplacées et appuyées ! On va finir par les épuiser ! 💪 (Et ça, ça profite à toutes les femmes, quels que soient leurs envies et leurs choix.)

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  8. Mère et grand-mère, je n’en respecte pas moins les choix des autres quels que soient ces choix. L’important pour moi est d’une part qu’on ne me les impose pas et qu’il n’y ait pas mort d’homme d’autre part. Malheureusement il y a beaucoup de personnes qui se projettent à travers les autres, pensent à leur place etc. La seule réponse qui me paraît adaptée avec un grand sourire à la question ´pourquoi ´ c’est : ´parce que !´ Na ! Si on balaie devant notre porte on est bien trop occupé à balayer devant celle des autres… Bon courage à toutes et tous

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    1. Je partage ton point de vue à 1000% ! Merci beaucoup pour ton message et pour ton soutien, ça fait toujours très chaud au cœur ! 🌸 Ah ce « pourquoi »… Ce besoin qu’ont certains d’avoir une justification sans prendre la mesure de la question…

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  9. Ta chronique tombe à point nommé ! Je me demandais justement si il y avait des livres sur le sujet. Je ne souhaite pas d’enfant non plus, je ne ressens pas cette envie, ni cet instinct maternel qu’on nous sort a tout bout de champs.. Avoir des enfants est un choix, ne pas en avoir en est un aussi. Il n’y a rien de honteux a ça, et je me suis tellement retrouvée à travers ta chronique, merci ! 🙂 « Ce n’est pas parce que je peux que je dois.  » Ta phrase résume parfaitement bien les choses ! Je note ce livre tout de suite, merci beaucoup 😊

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    1. Je découvre depuis quelques jours plusieurs témoignages et il y a quelque chose de fort à partager cette expérience et à se soutenir car nous pouvons vite nous sentir seules, en quelque sorte isolées. J’espère que nous serons nombreuses dans quelques temps à mettre toutes ces anecdotes au passé, définitivement. 💪

      Il y a très peu de livres sur le sujet, ce qui dit pas mal de choses je trouve. J’ai entendu parler d’un autre livre (je cherche *musique d’ambiance*…) il s’agit de : « Je ne veux pas être maman » d’Irène Olmo chez Bang Editions (2020). A priori il n’est plus disponible pour le moment… Arf ! Mais on va être sur un roman graphique, ce qui peut être sympa aussi. Je ne l’ai pas lu mais tu peux en savoir plus avec les chroniques suivantes :

      – ☽ CELASTRACEAE ET REMEDIUM ☾ : https://droemmarsgatan.wordpress.com/2021/03/11/je-ne-veux-pas-etre-maman-irene-olmo/

      – ET ÇA, VOUS L’AVEZ LU ? : https://etcavouslavezlu.wordpress.com/2020/11/06/je-ne-veux-pas-etre-maman-irene-olmo/

      – Mon coin lecture : http://moncoinlecture.com/je-ne-veux-pas-etre-maman-irene-olmo/

      😊

      Merci beaucoup pour ton message et belle lecture à toi ! Force, courage et patience, aussi ! 🌸

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      1. Merci pour cette autre idée lecture ! Je vais aller voir ça et je le note, si jamais je le trouve d’occasion, on ne sait jamais 😉
        Oui, il faut que ces idées préconçues changent. Chacune est libre de ses choix, ça ne fait pas si longtemps que j’accepte de le dire sans gêne quand on me pose la question « c’est pour quand? » Je ne cherche plus à tempérer ma réponse, et je me sens mieux maintenant que je suis honnête avec mes choix. 🙂 Merci a toi d’en parler ! 🙂 Bonne soirée ✨

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  10. Merci pour cette chronique !
    De mon côté, j’espère avoir des enfants (c’est pas encore gagné), mais j’aimerais pouvoir dire que c’est un choix, et pas juste un chemin tracé pour moi…
    Je trouve extrêmement important de parler de ces sujets : vouloir, pouvoir avoir des enfants, la pression qui va avec etc… Et de faire entendre aux gens en général que ce sont des questions intimes qu’on ne devrait pas aborder avec de simples connaissances, des collègues à moins d’avoir une vraie proximité, surtout pas sur un mode interrogatif qui frôle le directif ! Entre les reproches implicites même s’ils ne sont pas forcément intentionnels à celles qui ont fait un choix minoritaire et le couteau dans la plaie de celles qui ne peuvent pas (encore) pour une raison x ou y, c’est simplement déplacé, et souvent douloureux…
    Je rejoins aussi toutes les remarques sur le point difficile de la relation de couple, car c’est pour moi un sujet où le compromis est impossible. Si l’un des deux ne veut pas d’enfants, et que l’autre en veut trois, en avoir un seul ne peut pas être une solution acceptable pour qui que ce soit. Un dilemme douloureux qui ne peut être résolu qu’au cas par cas, intimement… Effrayant à mes yeux…

    Dans le registre du roman, la série Bébé Boum de Josée Bournival aborde une partie des questions sur la parentalité à travers quatre femmes très différentes. C’est un roman captivant et plein d’humour, et qui donne le droit à chacun de ces quatre « profils » d’exister. Ca ne donne que quatre exemples et ça n’a pas valeur d’essai, bien sûr, mais ça a au moins le mérite de mettre le sujet sur le tapis !

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    1. Je suis intégralement d’accord avec toi et ta remarque sur le fait de vouloir des enfants dans une démarche réfléchie de vie et non d’assignation ou de « suite logique » est très intéressante. La maternité un sujet qui peut être dévastateur en fonction du cadre familial et social, en fonction, comme tu le dis très bien, de situations personnelles aussi. Il y a encore du chemin mais à nous serrer les coudes, quels que soient nos choix, nous avançons et c’est infiniment réconfortant. Je te souhaite de tout coeur de pouvoir réaliser ton projet d’avoir des enfants ! 🌸

      Je note cette référence, je vais regarder cela de plus près tout de suite. Merci ! 😀

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