#autricesdumonde | Liban

Lancé en janvier 2021 par @despagesetdeslettres (vous pouvez aussi retrouver son blog ici), le challenge #autricesdumonde consiste à lire chaque mois le livre d’une autrice d’un pays en particulier (sur les votes des participant•e•s).

Après plusieurs mois d’hésitation, je me lance dans ce challenge pour ce mois de mai qui va nous emmener au Liban !

J’ai fait mes petites recherches, j’ai comparé, j’ai hésité, j’ai priorisé et j’ai choisi… cinq livres ! Dans mes bagages j’ai mis de quoi chroniquer un livre par semaine et je compte l’abandon potentiel pour ne pas me retrouver à sec. Il ne faudrait pas atterrir en urgence faute de carburant…

N’hésitez pas à découvrir le challenge et à nous rejoindre !

>>> En savoir plus <<<

Dans ma valise, il y a…

Quatrième de couverture : « Dehors, le bruit des tirs s’intensifie. Rassemblés dans la cour de l’école, les élèves attendent en larmes l’arrivée de leurs parents. La jeune narratrice de ce saisissant premier chapitre ne pleure pas, elle se réjouit de retrouver avant l’heure son géant. La main accrochée à l’un de ses grands doigts, elle est certaine de traverser sans crainte le chaos.

Ne pas se plaindre, cacher sa peur, se taire, quitter à la hâte un appartement pour un autre tout aussi provisoire, l’enfant née à Beyrouth pendant la guerre civile s’y est tôt habituée.

Son père, dont la voix alterne avec la sienne, sait combien, dans cette ville détruite, son pouvoir n’a rien de démesuré. Même s’il essaie de donner le change avec ses blagues et des paradis de verdure tant bien que mal réinventés à chaque déménagement, cet intellectuel – qui a le tort de n’être d’aucune faction ni d’aucun parti – n’a à offrir que son angoisse, sa lucidité et son silence.

L’année des douze ans de sa fille, la famille s’exile sans lui à Paris. Collégienne brillante, jeune femme en rupture de ban, mère à son tour, elle non plus ne se sentira jamais d’aucun groupe, et continuera de se réfugier auprès des arbres, des fleurs et de ses chères adventices, ces mauvaises herbes qu’elle se garde bien d’arracher.

De sa bataille permanente avec la mémoire d’une enfance en ruine, l’auteure de ce beau premier roman rend un compte précis et bouleversant. Ici, la tendresse dit son nom dans une main que l’on serre ou dans un effluve de jasmin, comme autant de petites victoires quotidiennes sur un corps colonisé par le passé. »

Quatrième de couverture : « Pour garder vive la mémoire de sa grand-mère tout juste disparue, la narratrice se réfugie dans son boudoir, où se sont entassés au fil des ans lettres, dessins et carnets. Elle y retrouve la fantaisie, la liberté et la générosité de la vieille dame qui, pendant toute la guerre du Liban, a refusé, malgré les objurgations de sa famille, de quitter sa maison et son jardin, situés sur la ligne de démarcation entre Beyrouth Est et Beyrouth Ouest. Veuve à trente et un ans, cette encore jeune femme d’origine arménienne avait décidé de consacrer sa vie aux autres, après avoir juré fidélité à son défunt mari. Pour sa petite-fille, en instance de divorce, déchirée entre sa quête de liberté et son besoin d’amour, elle était un point d’ancrage et un modèle inatteignable.

Au fil du roman apparaît pourtant, derrière la figure idéalisée, une femme plus complexe et plus mystérieuse aussi. S’arrachant à son isolement, la narratrice finit par rejoindre dans le salon les visiteurs venus présenter leurs condoléances, ceux qu’elle appelle les corbeaux. Elle y croise un inconnu, dépité d’être arrivé trop tard pour remettre à l’occupante des lieux l’épais dossier qu’il lui destinait.

Pendant une longue conversation sous la tonnelle, la narratrice médusée va découvrir tout un pan caché de l’existence de sa lumineuse grand-mère. Car le visiteur que nul n’attendait n’est autre que le fils d’un homme épris d’absolu et d’archéologie, Youssef, que rencontra la jeune veuve lors d’une croisière en 1947.

Construisant son deuxième roman comme une invocation à cette grand-mère disparue, tissant la trame de son intrigue dans celle des déchirements de l’Histoire, Hyam Yared dresse là un très beau portrait de femme, hanté par ses propres obsessions sur la passion, le désir et la violence. »

Présentation de l’éditeur : « Elle et les autres est un livre à plusieurs voix : deux narratrices, deux chapitres pour la découverte d’un univers scolaire, métaphore du monde. C’est une histoire sur l’image de l’autre et la délicate appréhension d’autrui, sur la différence avec en filigrane, le handicap physique. »

Quatrième de couverture : « Comme son père et son grand-père, Nicolas est un commerçant aisé du centre-ville de Beyrouth, où il possède un magasin d’étoffes renommé. Durant la guerre civile, le feu ayant ravagé la boutique, il se réfugie dans le sous-sol et décide d’y vivre. Enroulé dans ses somptueuses soieries, il se remémore les deux femmes de sa vie : sa mère, fantasque et infidèle, et Chamsa, sa maîtresse kurde, digne descendante d’un peuple insoumis, femme tant aimée avec laquelle il aurait pu échapper à son sinistre destin… Lors de sa parution en langue arabe, en 2000, Le Laboureur des eaux a obtenu le prestigieux prix littéraire Naguib Mahfouz. »

Quatrième de couverture : « Elles habitent à Beyrouth ou à Fès, dans un village retiré de la montagne yéménite ou au cœur de Londres, certaines restent fidèles à la tradition quand d’autres ont embrassé la modernité, mais toutes les femmes arabes qui peuplent ces nouvelles vont de l’avant, affirmant leur indépendance parfois sans ménager leurs partenaires masculins, car chacune est en lutte, clandestine ou violemment déclarée, pour son droit à disposer d’elle-même.

S’illustrant dans l’exercice difficile de la nouvelle, c’est sur une petite musique douce-amère que Hanan El-Cheikh plonge dans chacun des univers qu’elle crée pour en éclairer subtilement la vérité des êtres et des lieux. »

Mes sélections
préliminaires :

Et vous, souhaitez-vous aussi partir à la découverte d’autrices libanaises ?

7 commentaires

  1. Holàlà je trouve ce concept très intéressant et original !! 🙏🏻 Ça me donne envie de découvrir ces romans… Je vais suivre tes prochains retours avec plaisir !!

    Aimé par 2 personnes

    1. Merci beaucoup !!! 🌸 J’espère être conquise ! 😊 Si tu veux tenter l’aventure #autricesdumonde avec un roman dans le mois, n’hésite pas, je pense que les participations sont ouvertes tout le mois, sans conditions particulières si ce n’est lire une autrice libanaise.

      J’aime lire de la littérature internationale mais ce challenge me permet de partir vers des pays que je n’avais pas forcément prévus de découvrir dans l’immédiat. Je suis très contente d’y participer enfin ! 😁

      J’aime

    1. J’espère qu’il me plaira comme il t’a plu ! 😊 J’ai tellement hâte de tous les découvrir qu’il faut que je me contrôle pour ne pas tous les commencer en même temps. 😆 Merci ! 🌸

      Aimé par 1 personne

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