❤ « Sur mon île » de Lee Myung-ae (La Martinière jeunesse, 2019)

Nous nous retrouvons pour un nouveau mercredi des petits ! Aujourd’hui il sera question de pollution et de son impact sur la nature et les animaux. Lee Myung-ae n’a pas besoin de beaucoup de mots pour transmettre un message fort, porté par des illustrations captivantes et émouvantes.

Présentation de l’éditeur : « J’habite une petite île qui flotte au beau milieu de la mer. Cette île où j’habite est remplie de petites choses de toutes les couleurs. Ces choses se déversent petit à petit dans la mer en suivant les fleuves, ou bien elles arrivent en grand nombre, portées par les puissantes vagues des tempêtes ou des raz de marée…

Sur mon île traite avec poésie de l’existence du continent plastique et de ses impacts sur la vie et la survie de la faune des océans.

Le continent plastique, c’est 80 000 tonnes de déchets, à perte de vue. Une gigantesque décharge qui flotte dans le Pacifique.

Un véritable sujet politique relayé, entre autres, par National Geographic, l’association WWF et d’autres médias.

Un album fort, dont la narration met en avant la voix de l’animal et dont les illustrations poétiques et singulières font apparaître la couleur au fur et à mesure de la lecture. »

Il est question d’une île constituée du plastique des humains. Ce plastique – ces petites choses pleines de couleurs – sont jetées dans la nature et suivent les cours d’eau ou sont emportées par les intempéries. Petit à petit, le plastique envahit les océans jusqu’à ce que l’inimaginable devienne réel : que les déchets prennent peu à peu la taille d’un continent.

Partant d’un espace humain et se déplaçant vers une île de plastique habitée par des animaux, l’autrice avance doucement vers un constat grave : les animaux se coincent dans les déchets et en avalent, les poissons sont moins nombreux et, malgré l’intervention d’organisations écologistes, le plastique ne cesse de s’agréger à l’île.

Les enfants sont sensibles aux injustices, ils ont une logique forte de leur candeur qui leur fait percevoir immédiatement certaines bêtises des adultes et je suis persuadée que cet album les touchera au coeur. Il n’est pas choquant mais pour parler de ce sujet il faut quand même montrer certaines choses et Lee Myung-ae le fait en douceur, petit à petit. Elle ne cache pour autant pas le drame qui se joue et j’ai aussi apprécié cette franchise que l’on doit aux enfants. Enfin, j’ai été touchée par le fait que l’histoire est racontée du point de vue d’un macareux moine et non d’un humain.

C’est un très bel album engagé pour qui souhaite aborder avec de jeunes lecteurs•trices la question de l’écologie et de l’impact de la vie quotidienne humaine sur le monde. Je le mets directement dans la pile des livres que je vais offrir, sans aucune hésitation.

Cette lecture entre dans le cadre du Challenge coréen organisé par le blog Depuis le cadre de ma fenêtre.

En savoir plus

Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Sir this and lady that

Et vous, quel album qui sensibilise à l’écologie conseillez-vous ?

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8 commentaires

    1. Oui, je suis la tata qui n’offre que des livres engagés à ses neveux. ^^ Parfois c’est pas du goût des parents, mais c’est pas très grave, je milite pour la franchise auprès des enfants, en respectant bien entendu leur âge et leurs niveaux de maturité.

      Excellente intuition, deuxième participation au challenge avec plaisir ! ^^

      J'aime

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