❤ « L’été de la sorcière » de Kaho Nashiki (Picquier, 2021)

Quel coup de coeur ! Cette lecture a été purement magnifique ! Je pourrai m’arrêter là et vous inviter de toute urgence à découvrir ce roman (augmenté de trois textes annexes en lien direct avec le roman) mais je vais quand même vous en dire un peu plus.

Quatrième de couverture : « On passe lentement un col et au bout de la route, dans la forêt, c’est là. La maison de la grand-mère de Mai, une vieille dame d’origine anglaise menant une vie solide et calme au milieu des érables et des bambous. Mai qui ne veut plus retourner en classe, oppressée par l’angoisse, a été envoyée auprès d’elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent. Cueillir des fraises des bois et en faire une confiture d’un rouge cramoisi, presque noir. Prendre soin des plantes du potager et aussi des fleurs sauvages simplement parce que leur existence resplendit. Ecouter sa voix intérieure.

Ce n’est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent les ombres de la colère, du dégoût, de la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.

Ce livre qui prend sa source dans les souvenirs d’enfance de l’écrivaine coule en nous comme une eau claire. »

Mai est une adolescente qui fait une phobie scolaire. Sa mère accepte qu’elle ne se rende plus au collège en attendant qu’elle aille mieux, en attendant de trouver une solution. Pour l’aider à prendre de la distance avec ce qui l’angoisse, elle propose à Mai de passer quelques temps chez sa grand-mère, au milieu de la nature.

C’est alors une superbe relation entre une adolescente et sa grand-mère que l’auteure nous propose. Dans la construction d’une profonde complicité, dans la découverte de pouvoirs intérieurs, Mai va peu à peu s’ouvrir et parler de ce qui l’oppresse et lui pèse sur le coeur. Entre descriptions de la beauté et des bienfaits de la nature et discussions parfois mystérieuses, les deux générations vont créer une relation magnifiquement forte. Ces quelques mois toutes les deux, dans cette maison isolée, marqueront à jamais leur vie.

Dans ces personnages le•la lecteur•trice retrouvera peut-être une part de sa propre enfance et une part des femmes qui l’ont entouré•e. J’ai été véritablement émue de faire le lien entre cette grand-mère et plusieurs personnes de ma famille. L’universalité de ce roman trouve également une source dans l’un de ses sujets centraux : affronter les épreuves de la vie, un sujet qui nous touche toutes et tous, indubitablement.

Kaho Nashiki transcrit avec un talent rare les émotions de l’adolescence et celles liées au deuil et c’est sans étonnement que j’ai découvert qu’elle a travaillé avec un célèbre psychologue japonais, Hayao Kawai, et c’est même lui qui enverra ce roman à un éditeur. Ce sera un succès. Ecrit il y a une vingtaine d’années, je l’ai refermé avec dans le coeur une immense gratitude envers l’auteure ainsi qu’envers les éditions Picquier de nous permettre d’enfin accéder à ce livre.

Porteur de messages positifs amenés avec subtilité et authenticité, ce livre vous marquera pour longtemps et vous fera, j’espère, autant de bien qu’il m’en a fait (malgré les larmes). Un livre à lire et à offrir, sans aucun doute.

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Et vous, quel est votre dernier coup de coeur ?

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12 commentaires

  1. Coucou Claire, c’est Julia ! Bon ben voilà, plusieurs soirs que je lis ton blog et que beaucoup de titres me tentent mais alors là c’est le coup de coeur, pour la 4ème de couverture et pour ton retour qui me met l’eau à la bouche!!! Du coup je viens de le réserver dans la librairie à côté de chez moi sur chez-mon-libraire et j’ai tellement hâte de le lire, merci pour cette découverte 🙂 ! Des bises !

    Aimé par 1 personne

  2. Ta chronique me donne tellement envie de le lire !
    J’adore tout ce qui est publié par les éditions Philippe Picquier donc déjà c’est une valeur sûre.
    Il y a souvent ce rapport entre une grand-mère et sa petite fille/fils qui est évoqué dans la littérature asiatique. Ca me fait pensé au Ruban et à la Papeterie Tsubaki d’Ogawa Ito.
    En tout cas je le rajoute sur ma liste merci !

    Aimé par 1 personne

    1. J’avais tenté La petite papeterie Tsubaki d’Ogawa Ito mais je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Peut-être pas le bon moment, je retenterai sûrement un jour. 🙂 Je lis assez peu de littératures d’Asie, mais j’avoue que quand j’en cherche les éditions Philippe Picquier ne sont jamais loin. ^^

      J’espère que L’été de la sorcière te plaira ! Je l’ai vraiment trouvé magnifique et j’ai l’impression que la majorité des retours sont aussi conquis, je te souhaite donc de l’être à ton tour ! ^^ Merci à toi !

      Aimé par 1 personne

    1. Meci beaucoup, j’en suis très touchée ! 🙂 J’espère de tout coeur que ce roman te plaira, je l’ai vraiment trouvé magnifique dans sa justesse et sa délicatesse. ♥

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