Bilan de l’année 2020 (1/5)

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Pour commencer, je tiens à vous souhaiter une excellente nouvelle année, qu’elle soit porteuse de beaux moments et de belles lectures ! Démarrons cette année sur le blog avec un petit bilan sur l’année écoulée et sur celle qui s’amorce ! Le sujet du jour est : le bilan de mes lectures et les auteur•e•s que je souhaite suivre de près.


211 livres lus

A chaque fois que je fais le compte je me retrouve sur les fesses. Mais mon honnêteté me pousse à le dire : je lis rarement de très gros livres, ce que j’ai prévu de changer en 2020 avec quelques livres qui seront mes Everest. Sur ces 211 livres, 135 ont été chroniqués. Les autres chroniques viendront dans les prochaines semaines, certaines demanderont une relecture et d’autres tomberont dans les abymes faute de m’avoir inspiré un sentiment particulier.


Les auteur•e•s marquant•e•s

Comme chaque année, mon cœur a chaviré.

Dans le sens de l’immense tristesse fin janvier avec la disparition d’Hubert Mingarelli qui est présent sur le blog depuis ses débuts. Si cette catégorie est réservée aux auteur•e•s découvert•e•s, je ne peux pas faire autrement que de rappeler son nom et je vous invite vraiment à découvrir son œuvre. ♥

Concernant les découvertes,
j’ai été particulièrement touchée par :

Colson Whitehead : découvert cette année grâce à son dernier roman Nickel Boys, je me suis pris en pleine figure une plume vive et incroyablement forte sans avoir à en faire des tonnes. Un ton à l’efficacité redoutable que j’ai encore plus aimé à la lecture d’Underground Railroad (Albin Michel, 2017). Nul doute que je vais remonter petit à petit le fil de sa bibliographie.

Erich-Maria Remarque : cela faisait une éternité que je devais lire l’auteur d’A l’ouest rien de nouveau et c’est désormais chose faite. D’une grande modernité et d’un grand pacifisme, j’ai été très émue par la façon dont il a décrit l’horreur de la Première Guerre mondiale. Septembre 2020 marquait le début de la commémoration des 50 ans de sa disparition, des chroniques de ses romans seront donc à découvrir d’ici septembre 2021.

Gertrud Kolmar : voilà une auteure qui crée une attractivité très particulière sur moi. Son histoire personnelle me touche, son écriture me touche, mais elle reste un mystère que je souhaite mieux saisir avec de nouvelles lectures. Une chose est sûre : même si je ne pense pas avoir saisi toutes les subtilités de La mère juive, je ne peux l’oublier. Quelque chose s’est passé.

Stefan Zweig : il était grand temps que je découvre cet auteur réputé pour ses descriptions pointues des sentiments ainsi que pour son pacifisme. J’ai été heureuse de lire la nouvelle Le bouquiniste Mendel, lecture qui sera suivie par d’autres, rapidement j’espère. Sa délicatesse et sa minutie dans l’écriture des caractères de ses personnages m’ont conquise.

Velibor Čolić : cet auteur a été également très marquant pour moi du fait de son pacifisme et de son attention portée aux individus confrontés à la violence et à la guerre. Une plume  grande en humanité mêlée d’un humour qui se révèle salvateur, j’ai été infiniment émue (même si parfois la lecture était à la limite du soutenable avec Les Bosniaques) et nous en reparlerons cette année car je n’ai pu résister à l’envie de commander une grande partie de sa bibliographie.

Edgar Hilsenrath : s’il y a bien un auteur qui me faisait peur et que j’avais jusqu’à présent échoué à lire c’est bien Edgar Hilsenrath. La publication de ses Nouvelles cette année m’a permis de le découvrir autrement, à travers différents prismes, et de mieux le comprendre. Une lecture qui, j’espère, a enfin dévérouillé la serrure de papier qui nous séparait.

Mehdi Charef : j’aime les grandes sensibilités et je suis persuadée de Mehdi Charef n’a pas fini de me séduire sur ce point. La lecture de Vivants a été comme une immense vague qui mêle responsabilité de la France dans l’histoire contemporaine et souvenirs d’enfance. Une écriture sincère et poignante qui invite et rapproche. 2021 verra la lecture de son ouvrage Rue des pâquerettes.

Noga Albalach : son premier roman traduit en français, Le vieil homme. Des adieux a été publié en 2020 aux éditions do et il m’a retournée dans le bon sens du terme. Un texte sur le deuil du père, sur la maladie et l’absence, écrit en capsules, au rythme des souvenirs, des émotions et des réflexions. Une écriture bouleversante qui donne indéniablement envie de lire Noga Albalach à nouveau.

Keum Suk Gendry-Kim : c’est à l’occasion d’un challenge sur la littérature coréenne que j’ai rencontré littérairement cette auteure de romans graphiques. Son intérêt pour l’histoire et la société coréenne a attisé le miens, sans oublier sa propre histoire et celle de son père. Un travail graphique sur la mémoire qui a tout pour m’attirer.

Tsukumizu : si je ne lis pas beaucoup de mangas j’ai fait de très belles découvertes cette année et notamment grâce à Tsukumizu. Ce mangaka nous a offert avec Girls’ Last Tour une série post-apocalyptique à la fois fataliste, poétique, philsophique et tendre. Un traitement du sujet que j’ai adoré, des illustrations douces malgré le contexte : le manga que j’ai préféré en 2020. Je suis d’ores et déjà impatiente de découvrir la traduction de ses autres séries. Mais d’ici-là, il faut que je me bouge pour faire la chronique globale de la série…

Antoine Choplin : découvert aux côtés d’Hubert Mingarelli (amour toujours) dans le roman épistolaire L’incendie, j’ai poursuivi mon chemin avec Une forêt d’arbres creux (La fosse aux ours, 2015) que j’ai trouvé bien pensé et bien écrit. Une plume à la fois douce et poétique qui s’attèle à nous parler de sujets forts : tout pour me plaire. Plusieurs de ses romans sont déjà dans ma bibliothèque (son dernier roman était par ailleurs au programme lors de la rentrée littéraire d’automne), je suis prête pour les longues soirées d’hiver.

Eduardo Halfon : si je n’ai pas eu de véritable coup de cœur pour les livres lus de cet auteur je passe toujours un très beau moment et j’aime son écriture. Eduardo Halfon s’intéresse à ce qui m’intéresse aussi : l’histoire familiale qui se croise avec l’histoire du monde, les douleurs et les drames, les moments précieux. C’est cette quête des origines qui me touche et qui me fait passer à chaque fois un très agréable moment. Note : son nouveau roman, Canción, sortira ce 14 janvier aux éditions de La Table Ronde.

Marc Alexandre Oho Bambe : c’est par hasard que j’ai pris Diên Biên Phù qui attendait patiemment dans ma bibliothèque et je suis tombée en amour. Pour sa poésie, pour sa musique, pour son humanisme, pour sa douceur et pour sa franchise, pour ses lumières et ses ombres. Vous pourrez prochainement retrouver mon avis sur son dernier roman, Les lumières d’Oujda (Calmann-Lévy).

Claudia Rankine : une claque. Une claque poétique. Claudia Rankine est une poétesse du réel, une observatrice active des troubles de la société. Elle interroge notamment le racisme aux États-Unis et m’a subjuguée avec Citizen : ballade américaine que je relis régulièrement, par extraits quand j’arrive à m’arrêter. Son ouvrage Si toi aussi tu m’abandonnes (José Corti, 2010) a été un peu plus difficile à appréhender pour moi mais contient également des déflagrations poétiques et morales qui ont encore alimenté mon enthousiasme. Vivement une prochaine traduction !

Ota Pavel : c’est avec une langue magnifique qu’Ota Pavel nous conte son enfance dans Comment j’ai rencontré les poissons ainsi que des anecdotes sportives dans A chacun sa part de gâteau. C’est avec un ton à la fois tendre et réaliste que l’auteur tchèque nous décrit le monde à travers son regard. Irrésistible.

Maram al-Masri : désormais ma poétesse préférée. Lire Maram al-Masri c’est faire vibrer son humanité, réveiller ses sens et embrasser le monde d’un regard qui se veut protecteur. L’amour plein et entier est une force, il lutte contre l’oppression et refuse l’injustice. Cette auteure m’a fait entrer en poésie et je ne peux que vous encourager à la découvrir si vous souhaitez, vous aussi, vous rapprocher de ce genre littéraire.

Hans-Ulrich Treichel : découvert avec la magnifique lettre d’une mère à son fils qui ne pourra la lire, Au point du jour, j’ai eu un véritable coup de cœur pour l’écriture de Hans-Ulrich Treichel. C’est à partir d’histoires familiales qu’une part de l’histoire allemande se révèle, notamment à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ma découverte se poursuivra en 2021.

Run et Guillaume Singelin : découverts grâce au spin-off Mutafukaz’ Loba Loca, j’ai ensuite poursuivi mes lectures de ces auteurs avec Mutafukaz’ Puta Madre, P.T.S.D. ou encore des numéros de la série DoggyBags. Et ça continuera en 2021, notamment avec le nouveau spin-off que j’attends de pied ferme : Mutafukaz’ 1886. Pourquoi je les cite particulièrement ? Car ils ont réussi à me faire sortir de ma zone de confort, des mes thématiques de lecture habituelles (quoi que la notion d’injustice soit abordée) pour m’offrir des coups de cœur. C’est quand même non négligeable !

Et vous, quels auteur•e•s ont marqué votre année 2020 ?

11 commentaires

  1. Pour la plupart ces auteurs me sont inconnus mais vous en parlez si bien que vous me mettez en appétence même si leur lecture me paraît exigeante. Merci à vous et félicitations pour la qualité de votre blog que j’apprécie beaucoup.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci infiniment pour ce gentil message ! 🙂 Il ne faut surtout pas hésiter à les découvrir, ils ne sont pas tant exigeants dans leur écriture mais en effet les sujets traités dans leurs romans peuvent s’avérer difficiles. Très belles lectures à vous et à bientôt avec plaisir ! 🙂

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  2. mis à part Colson Whitehead que j’ai découvert en 2020 il y a beaucoup d’auteurs que je ne connais pas… Mais je note pour plus tard.
    Les livres qui m’ont le plus marquée : « Apeirogon », « Avant la longue flamme rouge » « Rivage de la colère », « Ici n’est plus ici » entre autres 🙂
    PS j’ai un problème, je suis abonnée à ton blog mais je ne reçois pas de mail quand tu publies… J’ai essayé de me désabonner pour me réabonner on va voir si ça marche…

    Aimé par 1 personne

    1. Tu cites des livres que je veux absolument lire mais que je n’ai pas encore réussi à commencer (il y a trop de parutions comparé à la durée d’une journée…). Mais j’y crois, je vais trouver le temps de les lire ! 🙂 Merci à toi de les citer, ça me redonne envie de me caler avec et de ne plus bouger. ^^

      Concernant l’abonnement je ne sais pas si c’est un souci de paramétrage de mon côté, je vais aller voir ça. 🙂

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      1. la manoeuvre a réussi!!!!
        j’ai eu le même problème avec le blog de Belette the cannibale lecteur, abonnée depuis longtemps je ne recevais aucun mail lors de ses publications et j’ai testé la manip et cela a fonctionné…
        Cela concerne des abonnements anciens sur wordpress , les messages allaient dans le panneau dont je ne me sers jamais avec les statistiques 🙂

        Aimé par 1 personne

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