« Deux tendres agneaux » de Hans Fallada (Sillage, 2019)

Si Hans Fallada est surtout connu pour ses romans de juste après guerre Seul dans Berlin et Le cauchemar, il est également l’auteur de romans de mœurs, de fictions se concentrant sur les gens du peuple comme avec cette tragi-comédie qui m’a sortie de mes lectures habituelles et qui m’a plutôt séduite.

Quatrième de couverture : « C’est dans le Berlin des années 20 que se déroule Deux tendres agneaux, conte candide, malicieux et digne du meilleur Lubitsch.

Fallada s’y fait le chroniqueur des amours d’une ravissante jeune fille, timide mais décidée, et de son soupirant, aussi rêveur que maladroit – amours contrariées, dans l’ordre, par le délitement d’un sac en papier rempli de crevettes, un fer à repasser trop chaud, un lancer de praline, sans oublier les foudres du redoutable papa de la demoiselle, farouche partisan de la médecine par les plantes et fabricant de tisanes dépuratives.

Les deux tourtereaux parviendront-ils à déjouer les coups que le sort leur réserve ? »

Gérard Grand est fou amoureux de Rosa Täfelein. Ils travaillent tous les deux dans le même magasin de toilettes féminines, mais pas au même service, pas au même étage. Et c’est peu dire que l’étage des velours où travaille l’élue de son cœur lui est difficile d’accès ! Gérard Grand, est petit de taille mais très grand en timidité, celle-ci n’est pas pour aider le jeune homme à déclarer sa flamme mais plutôt pour créer des situations fantasques, bien malgré lui. Autour des deux personnages se trouvent les collègues et ils ne veulent pas tous du bien aux deux jeunes gens.

Chaque chapitre relate une situation dans laquelle Gérard va projeter une action pour oser se déclarer à sa belle, chaque chapitre ne se passe pas comme prévu. Et, en tant que grande timide (surtout lorsqu’il s’agit de situations qui touchent à l’intime), j’ai eu beaucoup de compassion pour ce personnage au cœur pur qui saura montrer que, si sa taille n’est pas qualifiée de grande, son amour et son courage le sont.

Je donne une mention spéciale à la fin du livre qui m’a beaucoup fait rire, en grande partie grâce aux parents de Rosa que je vous laisse découvrir. Je crois que je relirai ces passages les jours de baisse de moral, car ils sont vraiment efficaces.

Au-delà de l’histoire qui est sans aucun doute distrayante, c’est une photographie des mœurs de l’époque que nous découvrons avec Hans Fallada, sur ce qui est permis ou non entre deux jeunes gens (et aux jeunes femmes), sur le poids du jugement des personnes extérieures quant aux affaires personnelles, sur l’image de la femme aussi. Un petit voyage dans le temps touchant et amusant, en ayant en tête l’époque d’écriture.

Publiés en Allemagne en pleine Seconde Guerre mondiale, les chapitres de ce roman, écrits en feuilletons pour la presse, ont pu paraître au cours de l’année 1942 du fait de l’absence de critiques politiques.

Cette lecture a été faite dans le cadre du mois Les feuilles allemandes organisé par le blog Et si on bouquinait un peu ?

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4 commentaires

  1. Merci beaucoup pour ta participation et pour cette découverte d’un livre au thème inattendu et apparemment très touchant. Je n’avais lu que « Seul dans Berlin » de Hans Fallada jusqu’à présent.

    Aimé par 2 personnes

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