« Carolina » de Sirlene Barbosa et João Pinheiro (Presque Lune, 2018)

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Ce roman graphique m’avait été chaudement recommandé par mes libraires et je dois dire qu’elles avaient raison. Sirlene Barbosa et João Pinheiro rendent ici hommage à une femme, Carolina Maria de Jesus, dont la vie a été marquée par la pauvreté, le quotidien dans une favela et le racisme. Une vie également marquée par la puissance de la littérature.

Quatrième de couverture : « Avant de devenir un véritable phénomène littéraire dans le Brésil des années 1960, Carolina Maria de Jesus (1914-1977) a connu la misère et l’exclusion, élevant seule ses trois enfants dans la favela de Canindé, l’une des premières de l’État de São Paulo. Mais, en femme de caractère, avec courage et détermination, elle a surmonté les obstacles et les préjugés liés à ses origines sociales et à la couleur de sa peau.

Avec ses romans, ses poèmes et ses chroniques, Carolina a fait plus que dénoncer les injustices. Elle a su donner ses lettres de noblesse à une écriture de chiffonnier, produite par ceux qui, relégués aux marges de la société, n’acceptent plus de se taire. »

Carolina s’épuise au quotidien pour survivre et apporter de quoi manger à ses enfants. Pour cela, elle ramasse dans les rues de São Paulo les déchets qui peuvent être recyclés. Et quand elle trouve un livre ou des journaux abandonnés dans ces détritus, elle ne peut s’empêcher de les lire. Carolina est avide de lecture. Et quand elle trouve des papiers en bon état sur les trottoirs des rues, elle les récupère. Carolina a un besoin viscéral d’écrire.

Tous les jours durant des années, elle a écrit son quotidien, sa vie dans la favela de Canindé avec ses réalités, ses tensions, ses rivalités et les discriminations qui l’habitent aussi. Ce sont ces textes qui seront un jour découverts et qui seront publiés. Le succès sera au rendez-vous, l’écriture changera sa vie. Mais ce n’est pas pour autant une belle histoire dans laquelle tout fini bien.

J’ai énormément apprécié découvrir ce parcours de femme et je vous invite, si vous en avez l’occasion, à découvrir ce roman graphique qui nous parle de la société brésilienne au coeur du 20ème siècle. Une société qui a toujours ses terribles favelas (Canindé a cependant été déconstruit) et ses tensions racistes.

J’espère pouvoir lire d’ici peu Le dépotoir : le jounal intime de Carolina Maria de Jesus, publié en 1962 aux éditions Stock afin de découvrir cette voix courageuse qui a marqué son temps au-delà des frontières avant de retomber dans l’oubli.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Pas de chronique trouvée pour le moment.


 

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