❤ 👁 « Pour une poignée de ciel : poèmes au nom des femmes dalit » anthologie établie par Jiliane Cardey (Bruno Doucey, 2020)

9782362292743

Voilà une invitation qui ne pouvait se refuser : rencontrer des femmes mises à l’écart de la société, discriminées, maltraitées, qui ont eu la possibilité de parler, qui ont décidé de dire au monde leur vie et les injustices qui la composent. Des textes forts de femmes courageuses au quotidien, dans un pays dangereux pour elles.

Quatrième de couverture : « Des jeunes filles terrifiées qui perçoivent la date du mariage comme un nœud sur la corde, des femmes considérées comme du bétail, le travail incessant dans la maison en terre battue, le sel des larmes, des corps que l’on malmène comme on malmène la terre… Cette anthologie de la poésie dalit donne la parole aux laissées-pour-compte d’une société divisée en castes ; et l’on comprend, lisant ces pages bouleversantes, qu’être femme et intouchable c’est subir une double peine. Jusqu’au jour où… Pour une poignée de ciel raconte la façon dont la femme dalit se saisit d’un crayon. Pour crier sa révolte. Pour en appeler à la liberté. Pour réclamer l’égalité. Pour dire non aux rapports de domination. Qu’elle devienne quelqu’un en étudiant ou confie à la poésie le soin de son émancipation, elle fait irruption dans l’Histoire de l’Inde postcoloniale. Un livre essentiel, qui ne laissera personne indifférent. »

Du rapport aux parents, qui luttent au quotidien, qui s’éreintent à travailler sans s’arrêter dans l’espoir d’offrir un avenir meilleur à leurs enfants, jusqu’au chemin de la révolte, des dizaines de femmes parlent de leur vie, des épreuves vécues, du patriarcat et de la violence masculine, d’une réalité dont on ne parle que trop peu. Elles le font avec hargne, avec colère, avec amour aussi pour leurs proches, avec réalisme, avec le sens de l’ironie également. Un panel de tons pluriel, universel, alors que le monde détourne les yeux sur cet esclavage dont l’abolition a pourtant été promulguée en 1950, mais toujours ancrée dans l’une des plus grandes populations mondiales.

Au-delà des textes et de leur engagement personnel comme collectif, c’est une part de la culture indienne que nous pouvons découvrir entre ombre et lumière. Si d’une part on nous explique des points de mythologie et de culture on nous confronte également à l’hypocrisie d’une société dont des référents ancestraux justifient les discriminations d’aujourd’hui. Des discriminations et violences accentuées pour les femmes.

En lisant ce livre vous ne pourrez pas ne pas vous sentir concernés et vous entendrez longtemps résonner ces voix dans votre esprit. Ne pas les oublier, en parler et les écouter. Pour ouvrir sur l’actualité, le confinement est ordonné en Inde et ces femmes, leur famille, leurs enfants, seront particulièrement vulnérables : au virus, oui, mais aussi à la famine.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Pas de chronique trouvée pour le moment.


 

Et vous, connaissez-vous des livres sur ce sujet ?

1 commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s