« Clinton Road » de Vincenzo Balzano (Ankama, 2020)

91TrNWuPpkL

Après avoir lu beaucoup de retours positifs et avoir admiré la beauté des illustrations, ce comics a été rapidement un nouvel adopté dans ma bibliothèque. L’occasion pour moi de changer un peu de registre littéraire.

Quatrième de couverture : « New Jersey, 1978. Tous les matins, John, ranger du comté de Passaic, fait la route entre sa maison et le bar de son ami Sam afin de prendre un café et de bavarder avant sa journée de travail. Rien qui ne puisse sembler étrange jusque-là. Sauf que la Clinton Road – 15km d’asphalte où il patrouille quotidiennement – s’avère être la route la plus hantée des Etats-Unis : disparitions inquiétantes, phénomènes paranormaux… C’est aussi sur cette route maudite que son fils unique, Benjamin, a été vu pour la dernière fois… »

Tout au long du récit, Vincenzo Balzano va nous faire osciller entre réalité et fantastique, perdant le lecteur entre ce qu’il pense être réel, ce qui ne l’est pas et les mystères de la frontière entre la vie et la mort.

John est ranger. Tous les jours, il part patrouiller sur la fameuse Clinton Road, largement réputée aux États-Unis pour ses manifestations paranormales mais aussi pour les disparitions inexpliquées qui y ont eu lieu. John – et le lecteur qui va se faire des noeuds au cerveau en cherchant à dénouer l’histoire – va y croiser des personnages inquiétants ou rassurants, mais aussi et surtout le fils du ranger.

Dès le début on sent que l’ambiance est lourde, la situation familiale de John et son fils est ébréchée, amputée. Les illustrations sont très efficaces, et que dire de la colorisation qui joue un rôle de premier plan sur l’atmosphère dès les premières pages ! Petit à petit, ce que j’imaginais être un récit linéaire va basculer dans un périple proche de la folie. Une folie, sœur du deuil impossible.

Je suis passée à côté du coup de coeur, un peu déçue de ne pas y avoir eu droit, mais j’ai passé un bon moment de lecture, dépaysant et typiquement fantastique : quand le réel et l’imaginaire ne font plus qu’un et que la dissociation se complique de page en page, jusqu’au final glaçant. En un mot : si vous aimez le fantastique dans un contexte contemporain, allez-y, si vous avez encore un doute sur le fait d’apprécier, allez-y.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Livresse du noirNosbookbyfriendsSambaBD


 

Et vous, quelle route oppressante avez-vous aimé prendre dans la littérature ?

1 commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s