❤ 👁 « La lumière volée » d’Hubert Mingarelli (Folio junior / Gallimard jeunesse, réimp. 2017)

Cet article a été publié une première fois le 28 janvier 2019. Découvrir Hubert Mingarelli avec de la littérature de jeunesse a été un immense plaisir. Ses mots trouvent encore un nouvel écho dans le monde plein d’espoir de l’enfance.

En 2018, je suis complètement tombée sous le charme d’Hubert Mingarelli et ma surprise fut aussi grande que ma curiosité à son maximum en découvrant que cet auteur avait également écrit pour la jeunesse et, dans le cas présent, sur le ghetto de Varsovie. Ni une, ni deux, je prends !

Quatrième de couverture : « 1942. Élie, onze ans, s’est réfugié dans le cimetière du ghetto de Varsovie. La police allemande traque les jeunes trafiquants sans lesquels le ghetto serait affamé. Une nuit, Élie est rejoint par l’un d’eux, Gad, un peu plus âgé que lui. Ensemble, ils s’inventent un monde intime, fragile. Au loin résonnent des coups de feu, qui se rapprochent…

Un texte d’une grande intensité sur le sort inhumain réservé aux populations prisonnières des ghettos. Un roman plein d’émotion et de poésie sur le désarroi des hommes face à la barbarie.

Titre recommandé par le ministère de l’Éducation nationale en classe de 3e et de seconde. »

Sorti pour la première fois en 1993, ce roman jeunesse n’a eu de cesse d’être réédité, jusqu’à sa réimpression en 2017, dernière en date. Une belle vie pour un roman jeunesse, tous ne peuvent pas se vanter d’autant de versions et je comprends désormais pourquoi.

Dans ce récit, nous rencontrons Élie, un jeune garçon de onze ans, seul dans le cimetière du ghetto. Il en a fait son refuge et affronte chaque jour avec un courage qui est le sien. Ce courage, c’est celui d’un enfant qui garde l’espoir de jours meilleurs et qui ne comprend pas d’où est née la barbarie de ceux qui veulent le voir mort.

Un soir il rencontre Gad, alors que celui-ci tente d’échapper aux nazis car il survit grâce aux denrées qu’il arrive à faire rentrer dans le ghetto. Les deux garçons vont apprendre à se parler, ce qui ne sera pas chose facile quand l’un espère et se protège par ses rêves, et quand l’autre perçoit le peu de chances de survie des Juifs de Varsovie.

Chaque nuit, ils vont un peu plus apprendre à se connaître, sans en dire trop, juste ce qu’il faut. Dans la douleur, l’inquiétude, le mélange de crainte du lendemain et l’imagination d’une vie d’après-guerre. Ce qui est certain, c’est que les deux garçons sont seuls et qu’ils ont le pouvoir, à deux, de ne plus l’être.

J’ai été très touchée par ce roman, j’ai encore bien eu les yeux humides et j’ai été tiraillée en deux sens : refermer le livre avant la fin pour leur donner encore une nuit, une chance ; ne pas le refermer et le finir tellement l’écriture d’Hubert Mingarelli nous attrape et de nous lache plus, du début à la fin.

C’est un roman jeunesse qui montre l’horreur de la guerre du point de vue de deux enfants différents, l’un combatif et rusé, maladroitement protecteur, l’autre courageux car gardant en lui l’espoir. Cet espoir qu’il est parfois difficile de conserver est une grande force. Un livre magnifique dont je n’avais étonnamment pas entendu parler et que l’éditeur conseille à partir de 13 ans.

Pour en savoir plus

 

Et vous, quel livre jeunesse vous a bouleversé dernièrement ?

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