❤ « Ce qu’on entend quand on écoute chanter les rivières » de Barney Norris (Seuil, 2017)

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J’ai beau avoir beaucoup aimé ce roman, je sens que la chronique ne vas pas être aisée car je l’ai adoré et j’ai vraiment envie de vous donner envie de le découvrir. A Salisbury, cinq rivières se rejoignaient jadis et se rencontraient avec chacune les éléments drainés par son courant. Et dans la ville, cinq vies vont être liées par un événement tragique.

Quatrième de couverture : « Le monde s’achève sans cesse autour de nous. Chaque mesure de notre partition appartient déjà au souvenir et à l’imagination au moment où nous la jouons. Autant l’écouter.

C’est une soirée paisible à Salisbury. Quand soudain, non loin de la majestueuse cathédrale, un fracas de tôle froissée déchire le silence. Autour d’un banal et tragique accident de la route, cinq vies vont entrer en collision. Il y a Rita, gouailleuse et paumée, qui vend des fleurs au marché – et un peu d’herbe pour arrondir ses fins de mois. Il y a Sam, un garçon timide en proie aux affres des premières amours tandis que son père tombe gravement malade. George, qui vient de perdre sa femme après quarante ans d’une passion simple. Alison, femme de soldat esseulée qui sombre dans la dépression et se raccroche à ses rêves inassouvis. Et puis il y a Liam, qui du haut des remparts observe toute la scène.

Cinq personnages, comme les cinq rivières qui jadis se rencontrèrent à l’endroit où se dresse aujourd’hui la ville. Cinq destins, chacun à sa manière infléchi par le drame. Cinq vies minuscules, qui tour à tour prennent corps et voix pour se hisser au-delà de l’ordinaire et toucher au miraculeux. »

Je me suis régalée et très fort émue à la lecture de ce livre car Barney Norris sait donner de la voix à ses personnages qu’ils soient homme ou femme, au printemps ou à l’automne de leur vie. Chacun d’eux est confronté aux regrets, à la culpabilité et à la solitude. Ils ont tous des blessures à guérir et ils sont tous dans des situations très différentes. Mais un accident va lier leurs vies.

J’ai été touchée par le réalisme et l’humanité qui se dégagent de ce roman car il n’est pas question d’exemplarité et de morale, il est question de ce que l’on n’ose pas dire, de ce que l’on rumine parfois à se rendre fou, de ce que l’on a laissé derrière nous, de ceux qui nous ont abandonnés. Chaque portrait est écrit de façon très différente et c’est vraiment remarquable de la part de l’auteur. On lit, on s’émeut, on comprend, on est d’accord, on ne l’est pas, mais qu’importe nous ne sommes pas là pour juger mais pour écouter le chant de ces cinq rivières humaines, avec leurs flots de pensées. Nous sommes confrontés à des introspections et cela rend l’ensemble immensément humain.

Si vous souhaitez passer quelques heures de lecture pleines de délicatesse et dessinant des tranches de vies mêlées malgré elles, vous pouvez vous plonger dans celui-ci. Magnifique.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Pas de chronique trouvée pour le moment.


 

Et vous, voulez-vous prêter l’oreille aux rivières ?

3 commentaires

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