Bilan de l’année 2019 (4/5)

Poursuivons ensemble le bilan sur l’année écoulée ! Le sujet du jour est : le bilan book haul de 2018.

Si je me suis montrée studieuse en 2018, l’année 2019 a été un peu plus chaotique en ce qui concerne le suivi de mes acquisitions… A vue de nez, on est entre 250-300 nouveaux livres, parmi lesquels Emmaüs et les occasions de chez Gibert Joseph ont eu une jolie participation.

J’ai élargi le spectre de ma bibliothèque !


Le plus essentiel que je perçoit dans mes achats de l’année c’est le fait que je me suis beaucoup plus aventurée dans les lectures illustrées, que ce soit les romans graphiques ou les mangas. Les thématiques de lecture n’y sont pas pour rien. J’ai aussi enrichi ma collection de littérature africaine, arabe et d’Europe de l’Est. Donc je suis assez contente de constater ce petit virage même si j’embarque presque automatiquement les livres sur les sujets qui représentent la majeure partie de mes étagères : ceux sur la mémoire des conflits contemporains, quels que soient les pays touchés et les âges de lecture. *On ne se refait pas.*

Les éditeurs coups de cœur de l’année et les espoirs :


Ma politique d’acquisition (oui, vu le nombre de nouveautés à caser dans l’appartement, il faut prendre le taureau par les cornes de la bibliothéconomie) est toujours influencée par les éditeurs et leurs lignes éditoriales. Je me détache un peu de certains qui, bien qu’ils offrent de très belles et régulières publications, sont de moins en moins sur mes sujets et je vais à la recherche de petites maisons qui ont beaucoup de choses à dire. Mais, dans l’absolu, je suis à l’affût auprès de toutes les tailles de maison. Pas de discrimination entre les pages : une jeune maison va m’enthousiasmer autant qu’un acteur historique. Mais, comme l’an dernier, je n’ai pas encore décidé de passer le cap de l’auto-édition. Il y a déjà beaucoup à faire avec les canaux traditionnels et je suis une lectrice qui a besoin d’être rassurée et assurée d’une démarche fiable, d’autant plus quand il s’agit de livre sur la mémoire de crimes de masse ou sur la violation des droits de l’homme. C’est bien entendu un avis qui m’est propre et je ne m’étonnerais pas d’être contredite.

Je continue à être une groupie une admiratrice des éditions Zulma, Globe, de L’Antilope, Bruno Doucet et j’ajoute à ces maisons de nouvelles qui font ou vont faire palpiter mon petit cœur :

Editions du Typhon : créées en 2018, cette maison marseillaise propose déjà un catalogue qui me fait mourir d’envie (oui, j’ai commencé la collection), notamment dans leur collection Après la tempête qui propose « des auteurs qui, bien qu’éloignés dans le temps et l’espace, se retrouvent à être habités par une ambition commune : sonder les êtres après des périodes de conflits. » Quand je suis tombée sur cette présentation j’ai su qu’il se passait quelque chose entre eux et moi. Découverte récemment, je n’ai pas encore eu l’occasion de vous en proposer de chroniques mais ça ne saurait tarder.

Editions do : comme pour les éditions du Typhon, cette maison bordelaise créée en 2015 est entrée dans ma bibliothèque très récemment et je pense qu’elle occupera une place de choix au cours de l’année. Qu’ils sont beaux ces livres ! Qu’ils sont tout en sensibilité ces textes ! Que ça fait plaisir ce genre de découvertes ! Parce que moi aussi, j’aime les formes brèves dans la littérature, comme un saut soudain et intense.

Editions Sillage : j’ai découvert cette maison par hasard, en flânant (encore et toujours) mais aussi et surtout en cherchant de la littérature d’Europe de l’Est. Et voilà, le charme a opéré, tout simplement. Des petits formats qui remettent à l’honneur des textes qui ont quelques années au compteur mais qui résonnent encore dans le présent. C’est presque plus facile pour moi d’approcher la littérature du 19ème et début du 20ème siècle avec des textes moins connus que les grands classiques qui me terrifient (il faut dire que j’ai peur de tout), alors je positionne sans aucune hésitation cette maison dans ma sélection de l’année !

La Boîte à Bulles : je ne me jette pas sur toutes les publications de cette maison mais une bonne partie m’attire l’œil malgré tout. Je trouve qu’il y a toujours une grande sensibilité dans les choix réalisés, des œuvres graphiques presque à fleur de peau parfois et en même temps solides et claires.

Cambourakis : que ce soit en littérature générale ou en littérature graphique je trouve que cette maison ne fait jamais de publication anodine. C’est engagé, c’est osé, ça prend des chemins de traverse et ça traverse l’esprit justement. Le travail sur le livre est magnifique et l’offre variée. Je vous encourage à découvrir cette maison créée en 2006.

Et cet article n’est pas un bilan sans suite car, comme vous le lirez peut-être demain, certaines de ces maisons seront mises en avant au cours de l’année 2020. J’espère que ce sera l’occasion de magnifiques découvertes partagées !

 

Et vous, quel est votre bilan book haul de 2019 ?

Avez-vous découvert de nouveaux éditeurs ?

6 commentaires

  1. Sans te contredire, je suis d’avis que les choix que nous faisons tous en matière de lecture doivent être respectés. Si l’auto-édition ne te tente pas pour le moment, ce n’est pas grave du tout. Perso, je lis beaucoup d’auto-édités et je le vis très bien. 🙂
    Je n’ai pas vraiment regardé mes préférences pour les maisons d’édition mais j’ai acheté trois livres des éditions du Rouergue que j’ai appréciés dans l’ensemble.
    Mon problème, c’est de choisir. Si je pouvais tout lire, ce serait vraiment bien. 😉

    Aimé par 2 personnes

    1. Complètement d’accord avec toi. J’en parle depuis deux bilans car je suis convaincue que je loupe des choses intéressantes, mais difficile de trouver la perle dans la forêt (surtout sur mes sujets de prédilection). 🙂 Alors, en bonne trouillarde qui a une PAL et une wishlist qui débordent, je m’abstiens. XD
      J’aime beaucoup les éditions du Rouergue aussi. 🙂 Et je te rejoins à 100% : si seulement nous pouvions tout lire… Le rêve !

      J’aime

  2. Je suis curieuse des maisons dont tu parles, je ne connais pas ! Comme toi j’ai pu m’enfermer dans des éditions très connues… Mais je reste quand même très contente des pépites de chez Alma éditeurs, et j’ai découvert L’Iconoclaste cette année grâce à leur rentrée littéraire exceptionnelle de septembre 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Ah mais je suis tellement d’accord avec ce que tu dis de l’Iconoclaste ! Pareil, septembre m’a fait les aborder concrètement pour la première fois et je vais à nouveau me mettre à leur service en mars ! *.* J’ai hâte de découvrir leur rentrée d’hiver ! J’ai juste noté qu’ils s’ouvrent davantage à la non fiction et aux essais pour l’avenir de leur ligne éditoriale. Je suis moins essais, mais à voir les sujets qu’ils éditeront et la façon dont ceux-ci seront abordés. 🙂 Je connais peu Alma mais je vais garder l’œil ouvert. 😉 Après, dès qu’on aime les canaux de publication traditionnels, c’est difficile de passer à côté des grandes maisons ou de faire sans, notamment car elles sont souvent dans les listes de prix et qu’elles ont une force de proposition complètement différente des petites maisons.

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