❤ « Kramer contre Kramer » d’Avery Corman (Robert Laffont, 2011)

Initialement paru au États-Unis en 1977 et réédité cette année par les éditions Robert Laffont dans leur collection Pavillons Poche, je me suis décidée à sortir mon ancien exemplaire qui dormait depuis bien trop d’années sur une étagère de ma bibliothèque. Et si j’ai une chose à dire pour commencer, c’est que j’ai eu tort de ne pas l’ouvrir avant ! C’est simple : le commencer c’est ne plus pouvoir l’oublier sur la table de chevet.


Quatrième de couverture : « Alors que sa femme Joanna est enceinte de leur fils Billy, Ted Kramer, un jeune publicitaire new-yorkais, jure qu’il deviendra envers et contre tout – et surtout afin de surmonter une peur panique de la paternité – un père parfait, un père modèle, Dieu le Père. Il ne croit pas si bien dire. Quatre ans plus tard, Joanna, frustrée par sa vie de femme au foyer, le quitte en lui abandonnant la garde de leur fils. Acte destructeur et fondateur à la fois, la désertion de Joanna met à terre les valeurs conservatrices de Ted, et le force à repenser entièrement son mode de vie et son quotidien avec Billy. Jusqu’au jour où, un an et demi plus tard, ce fragile équilibre est menacé par la réapparition de Joanna, qui réclame la garde de l’enfant.

Témoin du tournant culturel qu’entraînent dans les années 1970 les mouvements féministes, Kramer contre Kramer a remis en question avec finesse et humanité les idées conventionnelles sur le mariage et l’instinct maternel. »


Je n’imagine pas la réception qu’a eu ce livre en 1977 et si les choses ont évoluées sur la question de la place des hommes et de la paternité dans la société, je pense qu’il a toujours des messages d’actualité. Je me suis beaucoup attaché aux personnages de Ted et Billy, le premier évoluant au fur et à mesure que Billy grandit. L’enfant révèle à Ted des parts de lui-même. J’ai aussi apprécié le personnage de Joanna, enfermée dans un rôle de mère à temps plein qui l’étouffe et dans lequel elle ne s’épanouit pas, bien au contraire, dans lequel elle dépérit. J’ai compris son départ et Avery Corman l’écrit sans la juger ce qui est important à souligner.

Ted se retrouve donc seul avec son fils et c’est leur quotidien que l’on va suivre avec le cœur ému par les moments tendres, les moments difficiles et les petites joies du quotidien comme seuls les enfants savent les créer. Alors que le quotidien est reconstruit et que la famille à deux avance Joanna refait surface et demande la garde de Billy. Elle se dit prête, qu’elle s’est retrouvée et qu’en tant que mère elle doit récupérer son fils. Préserver Billy des conflits des adultes sera une priorité en même temps que l’ancien couple va se faire du mal par amour, pour l’enfant qu’ils aiment tous les deux, chacun à sa façon. Et je peux vous dire que vous allez être apnée jusqu’à la dernière page en vivant beaucoup d’émotions.

Je me suis parfois demandé où voulait nous emmener l’auteur et, finalement, les moments calmes ne préparent que mieux les secousses à venir pour nous offrir un roman qui se révèle être un coup de cœur. Il ne me reste plus qu’à me délecter du film. Je vais préparer mes mouchoirs et je reviens.

D’autres romans d’Avery Corman ont été publiés par le passé chez Robert Laffont, malheureusement ils ne semblent plus disponibles. Je vais donc faire un vœu : qu’ils soient prochainement réédités car l’écriture de l’auteur m’a donné envie de le lire davantage. *Grosse frustration.*

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Pas de chronique trouvée pour le moment.


 

Et vous, quel roman sur la paternité recommanderiez-vous ?

9 commentaires

  1. J’avais adoré, et beaucoup pleuré devant l’adaptation ciné, dont la bande originale reste depuis dans les musiques que j’aime écouter quand je lis, c’est une merveille. je n’ai cependant jamais pris le temps de lire le livre. Il faut dire que j’étais encore enfant (10-11 ans je pense), quand j’ai vu le film pour la première fois, et je ne compte pas les fois où je l’ai revu depuis, et je pense que j’ai peur que le roman ne corresponde pas à l’image que je m’en fais. Un réalisateur est obligé de faire des choix, et ceux-ci ne sont pas toujours ceux mis les plus en avant dans le roman… je ne sais pas si c’est clair, ce que j’essaie de dire ?!?
    Une seule chose encore : fonce voir le film !!!

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    1. J’ai regardé le film ce week-end et je préfère définitivement le livre. En effet, le réalisateur a fait des choix (qui se tiennent) mais il m’a manqué pas mal d’éléments du livre. J’aurais peut-être dû attendre un peu plus entre la lecture et le visionnage, je ne sais pas. Mais le film a été un agréable moment malgré tout. 😉 Donc je ne peux que te conseiller le livre même si je comprends ta réticence, j’aurais très sûrement la même. ^^

      Aimé par 1 personne

  2. Ahlàlà ! Merci pour ta chronique !! J’ai vraiment envie de le relire à présent. Si ce terme marketing avait été en usage en 1977, je pense que le livre aurait pu être vendu en tant que « feel-good book » !! Oui, on pleure un peu, mais il y a surtout tellement d’amour dans ces pages !!

    Aimé par 1 personne

    1. Je crois qu’il aurait pu être classé dans les feel-good oui, mais alors les très très bons ! ^^ Immensément d’amour qui parfois réside en peu de choses, en des détails du quotidien, c’est ça qui les rend encore plus beaux, parfois il faut juste ouvrir les yeux sur les petits bonheurs qui ont la force des grands.

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