« Le rêve d’un fou » de Nadine Monfils (Fleuve éditions, 2019)

Nous connaissons le nom du Facteur Cheval mais que savons-nous vraiment de cet homme et de son monde onirique ? Artiste naïf malgré lui, artisan du rêve, il fut aussi un homme qui lutta pour survivre aux côtés de ses fantômes et qui chercha des yeux ses enfants perdus dans la lumière des étoiles.


Quatrième de couverture : « Le hasard sème parfois un peu de poudre d’étoiles pour aller au bout de nos rêves.

Quand le destin s’est acharné sur lui, le Facteur Cheval aurait pu sombrer dans la douleur et le désespoir. Il a plutôt choisi de se lancer dans un pari insensé : construire de ses propres mains son Palais Idéal. Mais une étrange rencontre lors de ses tournées va donner un tout autre sens à son rêve. Parce que la passion est la seule chose qui peut nous sauver.

En s’inspirant librement de la vie du Facteur Cheval, Nadine Monfils nous offre un roman émouvant comme un hymne à la liberté, la poésie, l’art, et la foi en ce qui nous dépasse. »


Biographie romancée, ce livre nous appelle à méditer sur la force de vivre, sur la résilience face aux deuils et sur la façon qu’a eu le Facteur Cheval de faire face aux multiples épreuves qui ont pavé son existence, en particulier la disparition de deux de ses enfants.

C’est au cours de ses tournées de facteur qu’il va se construire en esprit un monde fantastique. Et un jour, voilà que des pierres aux formes surprenantes vont l’attirer et lui donner le point de départ d’un Palais idéal. Chaque jour, chaque nuit, ce sont des kilos et des kilos de pierres que Ferdinand va transporter jusque sur son terrain pour réaliser les images qui peuplent ses rêves. Des rêves qui veulent faire s’effondrer les frontières du réel et de l’inexpliqué, des rêves qui veulent retrouver les fantômes des proches tant aimés alors que les villageois se moquent de lui, faute de savoir le comprendre ou, tout simplement, d’accepter sa façon d’être lui.

Survivre à un enfant est une épreuve difficile à imaginer. Survivre à deux enfants fait que l’on n’a plus de mots. Pourtant, le Facteur Cheval finira par retrouver la foi et la force de terminer son Palais, des sculptures pleines d’amour pour sa fille Alice dont il ne surmontera jamais vraiment le deuil. C’est ce chemin de foi artistique et philosophique que Nadine Monfils nous propose de suivre aux côtés de l’artiste-artisan. Et si la foi n’est pas mon point fort, j’ai apprécié ce chemin de plusieurs décennies et j’ai hâte désormais de découvrir de mes propres yeux ce palais, modelé de rêves et de souvenirs. La principale leçon que nous laisse Ferdinand Cheval est l’importance des rêves et de s’accrocher à eux. Une leçon hors du temps et universelle.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Sur la route de JosteinQuoi lire ?Collectif polarPatricia Sanaoui-OlivierLe Carnet et les Instants


 

Et vous, souhaitez-vous partager l’un de vos rêves ?

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