« Le garçon au fond de la classe » d’Onjali Q. Raúf (Gallimard jeunesse, 2019)

Étant sensible à la cause des réfugiés (encore incertaine chaque jour) je suis à l’affût des livres pour la jeunesse qui paraissent sur ce sujet de société qui divise le monde des adultes. Ce livre a tout de suite retenu mon attention et je l’ai dévoré d’un seul coup : il pose des questions essentielles sur le monde à travers les yeux d’une enfant et ses paroles pas encore aliénées par les préjugés.


Quatrième de couverture : « Avant, il y avait une chaise vide au fond de la classe. Maintenant, c’est la place d’un nouveau : Ahmet. Il est bizarre : il ne parle pas, ne sourit pas et n’aime pas les bonbons ! Mais j’ai enfin compris pourquoi : Ahmet est un réfugié. Il a fui une guerre dans son pays, avec des bombes et des brutes qui font du mal à tout le monde.Plus j’apprends à le connaître, plus j’ai envie de l’aider. Alors, avec mes copains Michael, Tom et Josie, on a élaboré un plan… »


J’ai particulièrement aimé la densité du propos : un groupe d’amis va tout faire pour aider Ahmet à retrouver des membres de sa famille perdus lors de sa traversée depuis la Syrie jusqu’au Royaume-Uni mais nous découvrons aussi chacun d’entre eux ainsi que leur famille. La diversité des personnages et des positionnements montre que sur une question de nombreuses réactions sont possibles et que l’injustice se cache jusque dans la cour de récréation. Mais les enfants aussi peuvent faire évoluer le regard des adultes et, en cela, ce livre est aussi porteur d’un message d’espoir dans un monde où l’autre fait peur de façon irrationnelle. Tout se déroule du point de vue du personnage principal, mais la variété des points de vues est vraiment bien transcrite.

L’histoire d’Ahmet est abordée avec une grande délicatesse et un réalisme qui confirme la qualité du propos. L’amitié qui va se construire page après page va pousser les enfants à tout tenter pour aider leur nouvel ami, cela donne un très beau roman sur ce qu’est la rencontre, l’ouverture aux autres, la loyauté et la générosité. Je vous le recommande vivement ! Les éditions Gallimard jeunesse le conseillent pour des lecteurs en herbe à partir de 9 ans. Les très jolies illustrations sont signées Pippa Curnick.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : CultureVSnews


 

Et vous, quel livre jeunesse sur les réfugiés recommandez-vous ?

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