#jaimemonlibraire | 15 juin 2019

Je vous retrouve comme chaque semaine pour faire un focus sur quelques nouveautés qui ont rejoint ma bibliothèque. Mon objectif : rester fidèle à mes sujets de prédilection mais me pousser aussi un peu hors de ma zone de confort.

  • L’enfant océan de Jean-Claude Mourlevat, réédité aux éditions Pocket jeunesse le 7 mars 2019 :

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« La longue marche de sept frères guidés par leur benjamin, en direction de l’Océan, vue et racontée par 21 narrateurs. Venez découvrir ce roman grandiose dans cette édition collector à tirage limité !

Une nuit, Yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir : leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l’océan, les sept enfants marchent vers l’ouest. De l’assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée. »

  • Nous qui n’étions rien de Madeleine Thien, paru aux éditions Phébus le 3 janvier 2019 :

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« À Vancouver, en 1991, une fillette de 10 ans, Marie, et sa mère accueillent chez elles Ai-Ming, une jeune femme fuyant la Chine après la répression des manifestations de la place Tian’anmen. En discutant avec elle, Marie se rend compte des liens qui unissent sa famille, qui a émigré de Chine au Canada à la fin des années soixante-dix, à la sienne. Elle découvre surtout un père qu’elle n’a presque pas connu, sa jeunesse au moment de la Révolution Culturelle, son amour de la musique, sa soif de liberté… Cinquième roman de Madeleine Thien, née en 1974, grande saga familiale et roman total, Nous qui n’étions rien a valu une reconnaissance internationale à son auteure. Il est en cours de traduction dans le monde entier. »

  • L’esclavage d’Antonio de Almeida Mendes, Clément Thibaud et Nicolas Otero, paru dans la collection Chronologix et co-édité par Les Arènes et L’Histoire le 15 mai 2019 :

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« L »histoire se déplie sous nous yeux…

60 dates essentielles sélectionnées et expliquées par des spécialistes.
• Chronologix réinvente la chronologie
• Un livre qui se déplie sur 3 mètres pour restituer les événements dans la continuité.
• L’histoire d’un grand commerce mondial d’humains et de biens entre l’Europe, le Maghreb, l’Afrique et les Amériques.
• De la traite arabo-berbère à la traite atlantique, du Moyen Âge aux abolitions du XIXe siècle. »

  • L’autodafé de l’esprit de Joseph Roth, paru aux éditions Allia le 2 mai 2019 :

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« Aux prises avec le génocide littéraire visant les écrivains juifs ou jugés “décadents” sous le Troisième Reich, Joseph Roth dénonce la destruction spirituelle qui agite son époque. Nous sommes fin 1933. Roth, lui-même exilé, écrit à chaud. Et, au nom de tous les écrivains juifs de langue allemande, il reconnaît : “Oui, nous sommes battus.” Mais il ajoute plus loin : “Nous sommes fiers de notre défaite.”

Peu de temps après l’arrivée au pouvoir du parti national-socialiste en 1933, la chancelier Adolf Hitler lance une “action contre l’esprit non allemand”. Le 10 mai 1933, devant l’opéra de Berlin et dans 21 autres villes allemandes, est mise en scène une cérémonie mortuaire : des dizaines de milliers de livres sont publiquement jetés au bûcher par des étudiants, des enseignants et des membres du parti nazi.

Face aux dérives nationalistes du savoir institutionnel, Roth se fait le défenseur des “écrivains véritables”, dont les œuvres sont détruites sur ordre de dirigeants qu’il juge analphabètes. Cette opération d’anéantissement de la pensée s’appuie selon Roth sur une idéologie matérialiste et militaire qui remonterait à Bismarck et dont l’Allemagne hitlérienne figurerait le paroxysme. Ces écrivains, bien avant Hitler, se sentaient déjà des émigrés et des sans-patrie “dans le royaume de la technique, des caporaux, des parades et du garde-à-vous”. Sous le Troisième Reich, ce sentiment devient effectif.

Or, les autodafés menés par les idéologues nazis annihilent par glissement l’origine même de la culture judéo-chrétienne. En brûlant un seul livre, ce sont les livres dans leur ensemble qu’ils détruisent. Et surtout ils portent atteinte au « livre des livres », à savoir la Bible. En brûlant ces livres sur leurs bûchers, c’est leur propre culture que les Allemands ont vouée aux gémonies. Là où l’Église catholique a passé un “concordat” avec le Reich et où les protestants ont créé une “église allemande” en brûlant la Bible, les écrivains juifs restent les seuls défenseurs de l’Europe spirituelle. »

Et vous, quelles sont vos nouvelles trouvailles ?

 

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