❤ 👁 « Les liens du sang – Tome 1 » de Shuzo Oshimi (Ki-oon, 2019)

Si j’ai craqué sur ce manga c’est en grande partie pour sa couverture absolument magnifique. Ensuite, je l’ai retournée et l’annonce d’une histoire oppressante a fini de me convaincre. Au fond, je ne suis pas compliquée. Bon, j’avais quand même un peu peur de découvrir une relation malsaine au possible et finalement ça a été. Finalement, je me suis faite avoir et il me faut la suite. *Obligé*


Quatrième de couverture : « Vue de l’extérieur, la famille du jeune Seiichi est des plus banales : un père salarié, une mère au foyer, une maison dans une ville de province… L’adolescent va à l’école, joue avec ses amis, est troublé quand il pose les yeux sur la jolie fille de la classe. Tout est normal… ou presque. Il ne s’en rend pas compte lui-même, mais sa mère le couve beaucoup trop.

Seiko traite encore son fils comme un bébé et, avec un mari toujours absent, son monde est d’autant plus centré autour de Seiichi. Ce dernier est incapable de résister : il se laisse lentement emprisonner dans le cocon. Trop jeune, il ne décèle pas la folie cachée derrière l’amour maternel. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard…

Après Les Fleurs du mal, Shuzo Oshimi revient en force avec une œuvre aussi fascinante que dérangeante ! À l’instar de l’été japonais, il instaure une atmosphère étouffante, pour une intrigue tout en finesse, étonnante de réalisme. Découvrez une relation mère-fils toxique sur laquelle pèse l’ombre de la mort ! »


Oui, Seiichi est très couvé par sa mère qui l’enveloppe de son amour un tantinet excessif dès qu’elle en a l’occasion. C’est vrai. Mais Shuzo Oshimi amène malgré tout les choses avec une grande subtilité. On sent bien que c’est trop mais ça reste sur le fil de l’acceptable. On voit bien que cette femme est seule et que la grande réussite de sa vie c’est son fils qu’elle aime éperdument. Mais à l’âge qu’a Seiichi, une distance doit s’imposer d’elle-même…

Moqueries et remarques de la famille n’y font rien, Seiko reste très démonstrative en même temps qu’un malaise persiste à s’installer. Que peut-elle bien avoir à l’esprit ? Pourquoi ce besoin affectif permanent ? De son côté, Seiichi ne supporte pas que l’on dise du mal de sa mère en même temps qu’il découvre de premiers sentiments adolescents et donc un premier jardin secret.

M’est avis que tout ne va pas se goupiller comme il faut… Et le switch de ce premier volume enfonce un premier coup (dans le bide). Je vous l’ai bien dit en introduction : je me suis faite avoir, comme une bleue. Et c’est pour ça que j’ai adoré ce manga. Pour l’émotion intense qu’il m’a fait vivre a un moment donné et pour celles qu’il pourrait me faire vivre à nouveau dans les tomes suivants (le tome 2 est prévu pour le 20 juin). Une réussite toute en tension.

 

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Japon moderne • Le nez dans les livres • Songe d’une nuit d’été


 

Et vous, êtes-vous prêts à être mentalement torturés ?

17 commentaires

        1. Merci ! 😀

          Et non seulement je découvre que les mangas me plaisent beaucoup (victoire) et en plus mon compagnon recommence aussi à en lire et à beaucoup plus lire qu’avant (combo). Grâce à eux, de supers moments de lectures communes et d’échanges. ♥

          Aimé par 1 personne

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