« Un temps de chien : histoires naturelles » de Xavier-Laurent Petit (L’Ecole des loisirs, 2019)

J’ai tout de suite craqué sur ce roman jeunesse pour plusieurs raisons. La première est cette couverture d’Amandine Delaunay, sobre et attirante, la deuxième est l’auteur que j’avais beaucoup apprécié avec L’oasis, la troisième est la thématique qui touche à la fois au cyclone Katrina et à l’amitié entre un enfant et un chien. Bref, j’ai craqué.


Quatrième de couverture : « J’ai rencontré Snowball un jour où je n’avais pas très envie d’aller à l’école. Je traînais le long de la digue d’Industrial Canal avec un hameçon au bout d’un fil de pêche, et j’avais dans l’idée de revenir à la maison avec un poisson ou deux. Quand je l’ai pris dans mes bras, il était si léger que j’ai eu l’impression de soulever une boule de coton. La petite langue rose de Snowball me chatouillait les doigts, et j’ai tout de suite compris que plus rien, jamais, ne pourrait nous séparer. Pas même un ouragan de catégorie 5. »


Le roman se déroule du point de vue de Junior, un petit garçon qui préfère s’essayer à la pêche et aux promenades plutôt qu’à l’école. Un petit garçon des quartiers pauvres de La Nouvelle-Orléans et qui va ramener à sa mère une nouvelle petite bouche à nourrir : Snowbal, un petit chien tout pelucheux et tout blanc.

Un jour, alors que Junior s’est levé trop tard pour aller à l’école (je serais bien mal placée pour le juger), le garçon va discuter avec Mama Bea, la voisine. Une tempête arrive, et elle sera plus terrible que la plus terrible des tempêtes passées ici. L’air le dit. Junior ne sent rien et pourtant, elle va bel et bien arriver.

Des premières bourrasques, de la montée des eaux, de l’évacuation et des autres péripéties de Junior, Xavier-Laurent Petit nous offre un récit d’aventure et social. Personne n’est responsable du cyclone et il faudra beaucoup de courage pour l’affronter, mais l’évacuation tardive des quartiers pauvres, elle, aurait pu être anticipée. Et Junior a bien conscience de cela, que ces quartiers sont les derniers à être considérés.

Un roman que je me suis empressée de mettre entre les mains du plus grand des mes adoramonstres (comprenez neveux), qui nous rappelle la force de l’entraide et la puissance de l’instinct, qui ne manque pas de parler d’amitié, d’amour et d’espoir. Personnellement, j’ai été très touchée par cette histoire qui nous fait remonter en 2005 mais dont je me souviens comme si c’était hier. Je précise quand même que les faits sont très bien adaptés à un lectorat jeunesse.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Songe d’une nuit d’été


 

Et vous, est-ce un livre qui pourrait vous intéresser ?

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