« Les jours qui restent » d’Éric Dérian et Magalie Foutrier (Delcourt, 2019)

La quatrième de couverture de ce roman graphique m’a aussitôt accrochée, comme la fraîcheur (paradoxalement) de la couverture, son trait et ses couleurs. Une histoire qui pouvait porter un message d’espoir pour chacun d’entre nous qui pouvons avoir des moments difficiles. Car la littérature est aussi là pour ça, donner des clés pour s’accrocher et avancer.


Quatrième de couverture : « Suivez Charlotte, Daniel et Catherine, trois destins liés par la maladie dans une comédie dynamique et touchante sur la difficulté de se reconstruire quand la vie nous frappe.

Difficile de savoir quoi faire de sa vie quand on peut mourir demain. Tout abandonner, repartir à zéro… Le choc et le désespoir renferment-ils l’énergie d’un nouveau départ ? Trois destins croisés, liés par la même affection, affrontent cette question dans un émouvant récit, parfois triste mais souvent drôle, qui rappelle que l’on peut grandir et mûrir à tout âge, pour réapprendre à vivre, vraiment. »


J’adore les histoires qui se croisent, se rencontrent sans vraiment se voir pour qu’enfin nous réalisions que tous les destins sont liés. J’adore vraiment ce type de constructions. Et quand c’est bien fait, comme ici, c’est un régal.

Charlotte apprend qu’elle est atteinte d’une maladie qui va bouleverser le reste de sa vie. Daniel, lui aussi malade, se remet difficilement d’un passé qui le hante. Catherine vient de perdre sa mère auprès de qui elle a passé toute sa vie de jeune fille, et une partie de sa vie de femme.

En même temps que chacun va affronter la douleur de la réalité, et parfois de la solitude, ils vont réapprendre à se connaître et trouver un moyen d’apprécier le présent en laissant leurs blessures derrière eux, en tirant d’elles de la force et des raisons de se battre. Quand les regrets serrent le coeur et que le lendemain fait peur, qu’est-ce que l’on fait ? La réponse se trouve en partie dans les gens qui nous entourent et qui peuvent être des soutiens essentiels. Reprendre confiance en soi, en la vie, en la possibilité d’un bonheur à venir. Reprendre confiance en l’autre, aussi.

De l’humour, des personnages adorables et d’autres que l’on adore détester, des histoires qui sont touchantes car elles sont réalistes, des personnages à qui l’on a envie de redonner le goût de la vie. J’ai juste une petite réserve sur un passage dans un magasin d’hommes pour lequel je n’ai pas accroché, sinon cette lecture a été vraiment très agréable. C’est un récit qui permet d’aborder des questions parfois encore taboues avec une aisance et une simplicité extrêmement appréciables.

J’ai eu une sensibilité toute particulière pour le personnage de Catherine même si les trois sont émouvants chacun à leur manière. Et aussi pour Clotaire, mais pour savoir de qui il s’agit, il va falloir découvrir ce livre.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Mes échappées livresquesChez MirabiliaBandes dessinées – le blog


 

Et vous, avez-vous un livre positif, malgré le sujet de la maladie, à partager ?

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