👁 « Une guerre pour moi… » de Thomas Scotto et Barroux (Les 400 coups, 2015)

Décidément, je trouve les livres pour la jeunesse bien plus difficiles à chroniquer que ceux dits pour adultes. Quel exercice ! Mais je ne me laisse pas intimider, il faut en parler !


Quatrième de couverture : « Amal, c’est mon frère de tous les jours. Il est né un soir de rage. Sans éclairs, Sans tonnerre, Juste son cri en mitraillette.

Moi, je suis arrivé bien après. C’était normal qu’il m’apprenne la vie.

Est-ce normal de naître dans la guerre ? Est-ce normal de jouer le jeu ? Est-ce un jeu ? »


Voilà, après un tel résumé, je crois que nous nous sommes dit pas mal de choses. Non ? Bon, d’accord, je développe.

J’ai été très touchée par ce livre. La guerre, on la voit la à la télévision, on l’entend à la radio, on la projette dans les films et on la décrit dans les livres. La guerre, on la joue aussi à notre façon dans le jardin, dans le salon, dans la cour de récréation. Un bâton ? Mais c’est un pistolet ou un fusil ! Aucun accessoire ? On fera les bruitages et ça fonctionnera. Pour les plus chanceux, une belle réplique d’arme à feu revient du rayon des jouets.

Ce livre interroge autant les enfants que les adultes je pense. En tant qu’enfant, il fait comprendre que la guerre, si elle peut être jouée en toute innocence entre copains, elle détruit et enrôle dans son feu des enfants du même âge que lui dans d’autres pays (pas si loin que ça). En tant qu’adultes (moi, sans enfants), il interroge sur la perception de la guerre par les enfants, que ce soit celle dispersée sur les ondes, surprise dans les conversations ou celle dans le jardin. Pourquoi ce réflexe guerrier qui transcende les générations ? Faut-il laisser faire sans en discuter un peu pour ne pas banaliser ? Je ne sais pas.

Mais ce qui est sûr, c’est que dans cet album, qui commence comme un jeu d’enfants, va défiler pour ne plus du tout laisser place au doute. Oui, dans certains pays, les guerres que l’on conçoit être d’adultes, touchent et tuent les enfants, les traumatisent, les enrôle, les dévore. S’ils sont le monde de demain, ne devrions-nous pas les protéger aujourd’hui ? Les droits de l’enfant ont encore un bout de chemin à parcourir, la conscience humaine aussi. *Oui, je suis un tantinet candide*

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Pas de chronique trouvée pour le moment.


 

Et vous, quel livre sur l’enfance dans la guerre conseilleriez-vous pour sensibiliser au sujet ?

Commentaires

3 comments on “👁 « Une guerre pour moi… » de Thomas Scotto et Barroux (Les 400 coups, 2015)”
  1. Ah je suis tout à fait d’accord avec toi ! Les albums jeunesses sont plus difficiles à chroniquer. Je note sans aucun doute celui-ci, le sujet m’intéresse et j’aime lorsque l’on aborde des sujets difficiles avec les enfants pour les sensibiliser.

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  2. Usva K. dit :

    Oui, il faut leur dire des choses, ça permet de stimuler leur réflexion et éviter qu’il se prenne une grosse claque passé un certain âge. Bonjour les désillusions sur le monde…

    J’avoue que la jeunesse c’est un sacré exercice pour les chroniques ! Il faut vraiment se projeter avec l’enfant et lire entre les lignes ce que l’auteur a voulu faire passer. Ça m’a bien occupé l’esprit ! ^^

    Aimé par 1 personne

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