👁 « Mon grand-père s’efface » de Gilles Baum et Barroux (Albin Michel jeunesse, 2019)

Il est parfois difficile de parler de vieillesse et de décès avec les enfants. Personnellement, si je me projette dans cette situation je me vois très bien en grand malaise. Cet album aborde le sujet avec délicatesse et permet même de parler de changements liés aux troubles de la mémoire.


Quatrième de couverture : « Le grand-père du héros a bientôt cent ans, presque un siècle ! Il a tellement vécu qu’il ne sait plus trop où il en est. Alors quand son petit-fils vient lui rendre visite… il le prend pour son frère, et l’appelle Prosper ! Le garçon envisage de le détromper, mais décide finalement de jouer le jeu. Il suivra son grand-père dans le jardin de sa résidence, devenu pour l’occasion un véritable Far West, avec des canyons à traverser et des Sioux à attaquer. Car, malgré la maladie, c’est un grand-père qui a encore plein d’aventures en lui. »


Grand-père n’est plus tout à fait le même, il confond, il change et raconte des histoires. Son petit-fils est là. Il a le choix : soit partir et revenir quand son papi le reconnaîtra, soit rester et profiter de ce moment, comme dans un jeu d’enfants. Il choisit de rester, car son papi, il l’aime et être avec lui est tout ce qui compte.

On dirait qu’on serait… 

Grand-père s’efface peu à peu, mais ses souvenirs d’enfance ressurgissent pour en créer de nouveaux qui perdureront dans l’esprit de son petit-fils. Ainsi, alors que l’effacement ne peut reculer, les jeux et les moments partagés se poursuivent. Des jeux qui rapprochent, qui n’ont pas d’âge.

Grand-père a disparu, complètement effacé mais présent dans le coeur et la tête. On trouve de la consolation dans le fait d’avoir aimé et d’avoir été présent autant que nous avons pu. De ne pas avoir eu peur des changements, d’avoir été simplement là pour partager.

Le texte joue avec les mots, avec les sonorités comme dans une poésie ou une comptine enfantine mais un peu triste quand même, pleine d’indiens et de malice, pleine d’affection.

On reconnaît un bon livre jeunesse quand, en plus d’accompagner les enfants dans une étape de leur vie, il apporte aussi quelque chose aux adultes.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Pas de chronique trouvée pour le moment.


 

Et vous, avez-vous un livre pour enfants sur le deuil à recommander ?

6 commentaires

    1. Je trouve aussi, et c’est très joliment fait. 🙂 Merci à toi ! (Et merci aussi pour les nouvelles propositions pour la bibliographie collaborative, elles sont ajoutées. :D)

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