👁 « Lincoln highway 750 » de Bernard Chambaz et Barroux (Urban Comics, 2018)

Quand on y pense, c’est dingue le pouvoir qu’ont les États-Unis à nous faire rêver. Qu’on s’accorde ou non à la culture du pays, qu’on pense aux grands espaces ou aux ville qui fourmillent, il exerce une force et anime une curiosité. Le narrateur, lui, va s’engager dans un voyage d’Est en Ouest sans préméditation. Avec une couverture à la Easy Rider, comment résister à la lecture ?


Quatrième de couverture : « Barroux, dessinateur de renom en jeunesse, s’associe au journaliste Bernard Chambaz pour un road movie à travers les États-Unis.

Prêt à s’élancer pour le marathon de New York, notre héros reçoit un appel de son amie, lui faisant part de son intention de mettre un terme à leur relation. Désespéré, il décide en apercevant une vieille moto de l’acheter et de traverser ce pays. À travers cette route, on découvrira toutes ses réflexions, ses joies, ses peines, les lieux mythiques de cette Amérique.

Un livre plein de subtilité sur ce que l’on a de plus précieux : la vie. »


J’adore les road-movies ! Ces histoires au cours desquelles le chemin apporte des réponses car c’est un contexte propice à l’introspection et aux rencontres. Soit et le monde, soit dans le monde. Voir le pays, partager des instants de vies et se sentir vivant, entier.

Le narrateur en a besoin car il vient de se prendre un message de rupture sans préavis et sans explications en pleine figure. Ed, un homme rencontré dans un bar, lui conseille de prendre le large. C’est ce qu’il va faire grimpé sur sa moto et, avec lui, nous suivons sa route comme recroquevillés dans son carnet de voyage ou dans sa poche, entre différentes photos prises sur le vif.

Ce roman graphique se construit autour d’illustrations qui donnent vraiment le sentiment d’être un collage d’instantanés, de polaroïds. Elles sont accompagnées de pensées et de rencontres, d’histoires des différentes villes traversées, chacune faisant l’objet d’une page ou deux, parfois ponctuées d’extraits d’un discours d’Abraham Lincoln. Carnet de voyage, donc, mais aussi pensées d’un homme qui reprend goût à la vie au fur et à mesure qu’il avale les kilomètres, plus il s’éloigne du point de départ, du point mental de déchirement.

Une découverte très agréable qui me donne envie, à mon tour, de prendre le large. Mais plus en voiture et plus vers le sud. Un moment de lecture en dehors du temps durant lequel on perçoit la cicatrisation et la force des rencontres.

Pour en savoir plus

 

Et vous, aimez-vous les éditions Urban Comics ?

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