👁 « Dropsie avenue » de Will Eisner (Delcourt, 2007)

La construction de ce trosième volet de la trilogie du Bronx est absolument passionnante ! Des premiers exploitants agricoles à la renaissance du quartier en passant par les années de crises, Will Eisner nous conte toute la vie d’un quartier, un visage de la vie américaine.


Quatrième de couverture : « Dans ce dernier volet de la trilogie du Bronx, Will Eisner retrace avec humour et sensibilité le paysage social de Dropsie Avenue, une rue imaginée et nourrie des souvenirs de l’auteur.

À travers quatre siècles d’immigration, durant lesquels Hollandais, Anglais, Irlandais, Juifs, Afro-Américains et Portoricains ont construit l’identité américaine, ce maître du 9e art lègue aux générations futures une œuvre incontournable. »


Si certains personnages sont suivis sur une longue période, le personnage principal est Dropsie avenue. Un quartier qui connaîtra de nombreuses et grandes évolutions, pas toujours positives mais importantes pour ses habitants.

Nous découvrons les différentes vagues de migrations et les crispations entre les communautés qui, sur base de préjugés, vont alimenter des discriminations et des conflits. Le vivre ensemble est un concept bien difficile à réaliser quand, en plus, l’avidité financière et politique des hommes et les cracks boursiers s’ajoutent à l’équation.

D’un quartier qui prospère, qui est synonyme de bonne société (et là, ce sont les nouveaux riches qui font face au mépris des bourgeois de classe) au quartier populaire voire insalubre qui accueille principalement les immigrants, nous suivons avec passion les péripéties que Will Eisner nous présente. J’ai vraiment adoré cette construction narrative et je me suis arraché les cheveux, me demandant si des jours meilleurs arriveraient.

Si j’ai passé un excellent moment en lisant ce livre, que je considère comme l’apothéose de la trilogie, j’ai cependant exprimé une grande réserve quant à la page de conclusion de l’ouvrage vis-à-vis de laquelle je nourris un profond désaccord. Les cultures respectives (qui, par ailleurs, se partagent) ne sauraient être mises en cause dans la déchéance d’un lieu quand, depuis un paquet de pages, c’est la morale douteuse de certains, qui qu’ils soient, qui amène des évènements nocifs à la collectivité. Une conclusion qui se fait malheureusement en double teinte pour ma part.

Pour en savoir plus

 

Et vous, qu’avez-vous pensé de la conclusion de ce livre ?

 

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