« De longues nuits d’été » d’Aharon Appelfeld (L’École des loisirs, 2017)

J’ai commencé dans l’année un livre d’Aharon Appelfeld sans l’avoir fini. *Honte* J’ai choisi de retenter l’expérience avec celui-ci adressé à la jeunesse. Une ode à la liberté en même temps qu’un regard particulier sur la fuite et la protection d’un enfant en temps de guerre.


Quatrième de couverture : « Grand-père Sergueï, un ancien soldat, devenu aujourd’hui un vieil homme aveugle et Janek, un garçon juif placé sous sa protection, effectuent un long voyage. En toile de fond, la Seconde Guerre mondiale fait rage, les deux compagnons vont de village en village pour mendier et luttent pour leur survie. Les épreuves rencontrées prennent une dimension mythologique et Yanek ne trouve son destin qu’à l’issue de cette migration. »


Yanek a été confié à Sergueï par son père, pour le protéger dans une Ukraine où la chasse aux Juifs fait rage. D’ailleurs, Yanek, ce n’est pas son vrai nom. Son nom à lui est celui de son grand-père, un homme juste et qui inspirait le respect dans son village et au-delà, un homme que Sergeï a bien connu.

L’homme est un vagabond depuis que l’entreprise de la famille de Yanek a fait faillite. Cette entreprise qui continuait à employer Sergueï malgré ses yeux qui ne voulaient plus voir. C’est un lien fort qui uni l’homme à l’enfant, par devoir envers des gens qui ont été bons avec lui, envers l’enfance qui doit être protégée.

Yanek va ainsi accompagner durant plusieurs mois Sergueï, de village en village. L’enfant devient les yeux de l’homme, l’homme se fait l’enseignant de l’enfant. Sergueï, ancien soldat respecté dont le nom ne laisse pas indifférent quand il est prononcé, va apprendre à Yanek à se renforcer, à faire face à l’adversité, à se défendre et à défendre ceux qui en ont besoin, et à voir le monde avec chaque jour des yeux différents. Un lien immensément fort les uni et ce périple va être pour le jeune garçon de onze ans, qui a dû oublier qu’il il était, un véritable parcours initiatique.

Malgré l’affection qu’ils ont l’un pour l’autre, Yanek attend de pouvoir retrouver ses parents. Il a entendu parler des camps. Plus les sons des canons soviétiques approchent, plus il espère les revoir. Ce livre, dont l’errance est inspirée de la propre histoire d’Aharon Appelfeld, est l’histoire d’un enfant forcé de ne plus en être un qui devra aller de l’avant, regarder plus loin que le bout du chemin.

Une très belle découverte dont les évocations spirituelles m’ont moins touchée, mais dont le sens général m’a émue.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : IsalireLes petits papiers d’Olivia


 

Et vous, voulez-vous prendre la route avec eux ?

3 commentaires

    1. J’ai eu plus de facilité pour ce livre que pour ses publications adultes, c’est sûr. Je suis contente de te donner envie de retenter, j’espère que ça te plaira ! 🙂 Moi je vais retenter ses livres adulte. ^^

      J’aime

    2. Et sinon, je ne sais pas si la magie opérera mieux, mais Valérie Zenatti, qui était sa traductrice depuis 2004, va publier un livre en janvier aux éditions de l’Olivier sur le rapport fort qu’elle a créé avec Aharon Appelfeld. Je pense le tenter, cela peut aussi donner des clés de lecture qui me manqueraient. 🙂

      J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s