#jaimemonlibraire | 17 novembre 2018

Je vous retrouve comme chaque semaine pour faire un point sur les nouveautés qui ont rejoint ma bibliothèque. Mon objectif : rester fidèle à mes sujets de prédilection mais me pousser aussi un peu hors de ma zone de confort.

 

  • Heimat : loin de mon pays de Nora Krug, paru aux éditions Gallimard BD le 18 octobre 2018 :

HEIMAT_Couv_OK.indd« Comment comprendre qui l’on est si l’on ne comprend pas d’où on vient ?

Nora Krug est née trois décennies après la chute du régime nazi, mais les ombres de la Shoah ont assombri son enfance, passée dans la ville de Karlsruhe, en Allemagne. Devenue adulte et installées aux États-Unis, elle retourne dans son pays natal pour tenter d’exhumer la vérité du passé familial, jusque-là soigneusement occultée.

Par bribes, elle retrace notamment l’histoire de son grand-père maternel, moniteur de conduite pendant la guerre, et celle de son oncle paternel, soldat SS tombé au combat alors qu’il était encore adolescent.

La quête de Nora Krug, odyssée aussi fascinante qu’émouvante, court sur plusieurs générations de part et d’autre de l’Atlantique, l’auteur se débattant avec le concept de Heimat, terme allemand déignant, entre autres, l’endroit où l’on a commencé à se construire.

Entre bande dessinée et album photo, une enquête intime stupéfiante au cœur de l’Allemagne nazie. »

Feuilleter les premières pages

 

  • Cris de Laurent Gaudé, paru aux éditions Actes Sud (Babel) en janvier 2004 :

9782742745999« Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M’Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d’où ils s’élancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l’insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore retentit l’horrible cri de ce soldat fou qu’ils imaginent perdu entre les deux lignes du front : « l’homme-cochon ». A l’arrière, Jules, le permissionnaire, s’éloigne vers la vie normale, mais les voix des compagnons d’armes le poursuivent avec acharnement. Elles s’élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité, prenant en charge collectivement une narration incantatoire, qui nous plonge, nous aussi, dans l’immédiate instantanéité des combats, avec une densité sonore et une véracité saisissantes. »

 

  • Rosa Parks : la femme qui osa dire « non » ! de Sophie De Mullenheim et Johan Papin, paru aux éditions Fleurus le 26 octobre 2018 :

rosa-parks-fleurus-2018« – Maman, demande Rosa. Est-ce que l’eau des Blancs est meilleure que la nôtre ?
– Non, ma chérie, bien sûr que non.
– Mais alors, pourquoi il y a deux fontaines ?
Leona ne répond pas et regarde sa fille intensément. Elle sait très bien que Rosa connaît la réponse à sa question, qu’elle n’ignore pas que les Blancs ne veulent pas risquer de se contaminer au contact des Noirs.

Un récit qui retrace la vie de Rosa Parks, militante pour les droits des Noirs américains.

Une histoire qui repose sur des faits historiques afin que la lectrice découvre Rosa Parks : une femme engagée, courageuse, qui a marqué l’histoire des luttes contre le racisme. »

 

  • Le revenant d’Éric Chauvier, paru aux éditions Allia le 23 août 2018 :

book_814_image_cover« Dans le Paris de la disruption, de ses limbes de mort-vivant, il traque des motifs de soulagement. Mais ne subsistent en lui que des idées fantômes et des sensations pâles. Il ne peut rien exprimer de sa quête passée et de sa damnation éternelle. Même si des souvenirs précis venaient hanter son esprit demeuré, il ne pourrait rien en dire. Cette aphasie est peut-être une résurgence de ses troubles cérébraux, nous n’en savons rien.

Et si Baudelaire revenait parmi nous ? S’il flânait de nouveau dans les ruelles de nos grandes métropoles, réapparu sous la forme, non du dandy de jadis, mais du vagabond ? Un misérable hère assistant, affalé sur le bitume, à la valse de nos contemporains et essuyant leur mépris. Lui qui redoutait tant de se sentir inférieur à ceux qu’il dédaignait, le voici hué, puis bientôt hissé à la tête d’une parade de zombis avant de connaître le destin d’une âme suppliciée.

Par vagues réminiscences, lui parvient le souvenir de son être passé et de son oeuvre. La rue assourdissante autour de moi hurlait peut-on lire dans son poème À une passante. Et Rimbaud n’écrivait-il pas de lui qu’il est le premier voyant ? Éric Chauvier montre à quel point les visions prémonitoires de Baudelaire révèlent la nature véritable des figures qui hantent nos métropoles contemporaines, de l’artiste en résidence dans les territoires défavorisés à la prostituée slave. C’est une comédie noire, réaliste et crue, celle de nos villes modernes, des hommes qu’elles brisent et rejettent. Il faut bien se rendre à l’évidence : au cœur de nos vies quotidiennes, Les Fleurs du mal continuent de croître. »

 

Et vous, quelles sont vos nouvelles trouvailles ?

4 commentaires

    1. Oui, dès que je l’ai vu je n’ai pas pu résister ! Non seulement le sujet m’intéresse mais en plus il a une couverture qui attire immédiatement et je dois dire que les illustrations ne peuvent que donner envie de le lire ! 🙂 Et c’est bien de montrer le parcours de la femme avant qu’elle ne résiste et devienne LA Rosa Parks que le monde entier connait.

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    1. En effet, je l’ai dévoré et il prend vraiment aux tripes ! *.*
      Le livre avec Baudelaire est un peu spécial mais il a des passages très forts. Un sorte d’ovni littéraire pour moi. ^^

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