« Celui-là est mon frère » de Marie Barthelet (Buchet/Chastel, 2016)

Encore un achat un peu au plaisir du hasard d’Emmaüs qui m’a beaucoup plu ! De l’amour fraternel à la défiance, du soutien à la confrontation.


Quatrième de couverture : « En te voyant, j’ai pensé que tu étais revenu pour moi, puis que tu avais vieilli. Je me trompais. Déjà tu souhaitais repartir. Et ce n’était pas tant que tu avais vieilli, tu étais transformé – défiguré, allais-je dire, par la brûlure d’une foi neuve. J’ai aussi cru que je délirais. Mais ton nom susurré par tous ceux qui étaient présents a craquelé le silence. J’ai compris que je n’étais pas le seul à te voir. Que c’était vrai. Que c’était toi.

Un jeune chef d’État reçoit la visite de son frère tant aimé, disparu dix ans plus tôt. La brève joie des retrouvailles cède très vite la place à l’amertume et à l’indignation : celui qui est revenu a changé. Il est désormais l’Ennemi. À cause de lui, le pays va s’embourber dans une crise sans précédent.

Celui-là est mon frère, premier roman de Marie Barthelet, est un véritable conte qui déroule, avec sensibilité, le récit envoûtant d’une affection mortelle. »


Nous découvrons l’enfance du protagoniste principal, devenu chef d’État, dont le frère aimé est parti sans jamais redonner de nouvelles. Ce frère revient un jour, annonçant clairement son positionnement de défiance vis-à-vis du pouvoir en place.

Pourquoi cette défiance ? Car depuis des générations une partie de la population est discriminée. Alors que le chef d’État perpétue cette discrimination, le frère, adopté petit mais appartenant à cette communauté, vient demander l’égalité des droits.

Nous entrons alors dans l’esprit du chef qui est bouleversé par le retour de ce frère qu’il a tant aimé, qu’il aime toujours autant qu’il le déteste de revenir en ennemi. Des deux, c’est le frère qui était le mieux placé pour gouverner, mais cette place lui était interdite. Il est aujourd’hui meneur de la communauté opprimée. Cette oppression vient d’une trahison passée et de l’assassinat d’une partie de la famille à la tête de l’État plusieurs générations auparavant. Depuis, toute cette population paie.

La situation finale, absolument dramatique, invite à se questionner sur le goût du pouvoir et le goût de la vengeance, sur la stigmatisation et le sens réel de la fraternité qui ne doit pas être une exception. Une forte découverte.

Pour en savoir plus

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Et vous, connaissez-vous ce roman ou cette auteure ?

5 commentaires

    1. Je ne connais pas du tout ce dessin animé mais je vois à peu près l’histoire. C’est effectivement ce type de confrontation fraternelle, où la cause peut dépasser les liens passés. Une sacrée découverte pour ma part ! 🙂

      Aimé par 1 personne

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