#jaimemonlibraire | 22 septembre 2018

Je vous retrouve comme chaque semaine pour faire un point sur les nouveautés qui ont rejoint ma bibliothèque. Mon objectif : rester fidèle à mes sujets de prédilection mais me pousser aussi un peu hors de ma zone de confort.

 

  • Nous étions seulement des enfants de Rachel Jedinak, paru aux éditions Fayard le 19 septembre 2018 :

9782213710006-001-T« Pendant longtemps, pour se souvenir des nombreux enfants qui n’ont pas pu grandir, il n’y avait rien. Rien pour dire qu’ils avaient été tués parce que nés juifs, ni même pour dire qu’ils avaient vécu, qu’ils avaient ri, joué et pleuré… Comme s’ils n’avaient jamais été là.

Rachel Jedinak a survécu à la première rafle du Vél’d’Hiv, en juillet 1942. Ses voisins, ses cousines ou ses camarades de classes, eux, n’ont pas eu sa chance. Après s’être battue pendant des années pour faire apposer, dans les écoles, collèges et lycées, des plaques aux noms de ces élèves oubliés, elle leur rend ici un dernier hommage.

Dans ce récit, tendre et délicat, elle raconte les parties interminables d’osselets sur les trottoirs, puis les camarades de classe qu’on regarde jouer dans le jardin public où l’on n’a plus le droit d’entrer. Et enfin, les traques, les rafles, les petits qui hurlent de chaud dans la Bellevilloise puis la fuite. Rachel Jedinak nous dit finalement la guerre de la plus universelle des langues : celle des enfants.

Rachel Jedinak a 84 ans. Elle préside le comité Tlemcen qui, depuis plus de vingt ans, se bat pour le souvenir des enfants disparus. »

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  • Les frères Lehman de Stefano Massini, paru aux éditions Globe le 5 septembre 2018 :

A1IbqEUICfL« 11 septembre 1844, apparition. Heyum Lehman arrive de Rimpar, Bavière, à New York. Il a perdu 8 kg en 45 jours de traversée. Il fait venir ses deux frères pour travailler avec lui.

15 septembre 2008, disparition. La banque Lehman Brothers fait faillite. Elle a vendu au monde coton, charbon, café, acier, pétrole, armes, tabac, télévisions, ordinateurs et illusions, pendant plus de 150 ans.

Comment passe-t-on du sens du commerce à l’insensé de la finance ? Comment des pères inventent-ils un métier qu’aucun enfant ne peut comprendre ni rêver d’exercer ?

Grandeur et décadence, les Heureux et les Damnés, comment raconter ce qui est arrivé ? Non seulement par les chiffres, mais par l’esprit et la lettre ?

Par le récit détaillé de l’épopée familiale, économique et biblique. Par la répétition poétique, par la litanie prophétique, par l’humour toujours. Par une histoire de l’Amérique, au galop comme un cheval fou dans les crises et les guerres fratricides.

Comment prendre la suite de Yehouda Ben Tema qui écrivit dans les Maximes des Pères :
« Tu auras cinquante années pour devenir sage.
Tu en auras soixante pour devenir savant » ?

Nous avons 848 pages et environ 30 000 vers pour devenir instruits, circonspects, édifiés. Groggy. »

Merci à la chronique de Cannibales Lecteurs qui m’a convaincue alors que j’allais passer mon chemin !

 

  • Orphelins 88 de Sarah Cohen-Scali, paru aux éditions Robert Laffont le 20 septembre 2018 :

71xkuqN0pIL« Munich, juillet 1945. Un garçon erre parmi les décombres…

Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? D’où vient-il ? Il n’en sait rien. Il a oublié jusqu’à son nom. Les Alliés le baptisent « Josh » et l’envoient dans un orphelinat où Ida, directrice dévouée, et Wally, jeune soldat noir américain en butte au racisme de ses supérieurs, vont l’aider à lever le voile de son amnésie.

Dans une Europe libérée mais toujours à feu et à sang, Josh et les nombreux autres orphelins de la guerre devront panser leurs blessures tout en empruntant le douloureux chemin des migrants.

Si ces adolescents sont des survivants, ils sont avant tout vivants, animés d’un espoir farouche et d’une intense rage de vivre.

Un roman saisissant qui éclaire un pan méconnu de l’après- Seconde Guerre mondiale et les drames liés au programme eugéniste des nazis, le Lebensborn. »

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Et vous, quelles sont vos nouvelles trouvailles ?

6 commentaires

  1. Orphelins 88 me tente énormément, j’adore la plume de Sarah Cohen-Scali (son roman Max, quelle claque!!!)
    Les frères Lehman me fait très peur, il est vraiment énorme…
    J’ai hâte de découvrir American Elsewhere de R.J. Bennett, première parution d’Albin Michel Imaginaire le 26 septembre. Il fait lui aussi ses presque 800 pages…

    Aimé par 1 personne

    1. Oh je n’ai pas du tout entendu parler de « American Elsewhere » et je viens d’aller voir le résumé, ça a l’air de porter une sacré ambiance ! Mais c’est vrai que les gros livres sont intimidants… Ce qui me rassure avec « Les frères Lehman c’est que c’est écrit en vers libres. Enfin, ça m’a quand même déstabilisée, mais en lisant la chronique de Cannibales Lecteurs c’est très agréable à lire ! 🙂 Je verrai bien !

      Je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir Sarah Cohen-Scali, ton enthousiasme me donne encore plus envie de le commencer ce soir ! 😀

      Merci à toi ! 🙂

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    1. Je l’ai commencé et il se lit très bien : un petit échauffement sur la forme au début et ensuite tout roule ! 🙂 Il est très intéressant, permet d’approfondir des notions liées au judaïsme et au Yiddish, j’aime beaucoup ! Et les pages se tournent sans que l’on s’en aperçoive ! 🙂

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