#jaimemonlibraire | 8 septembre 2018

Je vous retrouve comme chaque semaine pour faire un point sur les nouveautés qui ont rejoint ma bibliothèque. Mon objectif : rester fidèle à mes sujets de prédilection mais me pousser aussi un peu hors de ma zone de confort.

J’en profite pour parler d’une librairie qui m’a immensément séduite que ce soit pour la qualité et la pluralité de son assortiment, pour la gentillesse de ses libraires mais aussi pour leurs connaissances pointues sur de nombreux sujets : la Librairie Lucioles de Vienne. ♥

 

  • La Cicatrice de Renato Chiocca et Andrea Ferraris, paru aux éditions Rackham le 15 juin 2018 :

9782878272222« Le Mexique et les États-Unis partagent une frontière commune longue de 3200 kilomètres dont un tiers est marqué depuis vingt ans par un haut mur de métal rouillé. Censé empêcher aux migrants d’entrer clandestinement aux États-Unis, cette barrière – que le président Trump voudrait étendre à l’ensemble de la frontière – n’est qu’un rempart dérisoire qui oblige cependant les candidats à l’exil à emprunter les routes dangereuses du désert et des montagnes où beaucoup d’entre eux finissent pour y laisser la vie. Au printemps 2017, Renato Chiocca et Andrea Ferraris ont voyagé le long de ce monument à la haine et à l’ignorance, ont écouté les histoires de ceux qui vivent à l’ombre du mur et recueilli le témoignage de ceux qui portent de l’aide aux migrants, les sauvant parfois d’une mort certaine et leur assurant un accueil dans la dignité et le respect de leur droits. Dans La Cicatrice, Chiocca et Ferraris racontent leur périple le long de ce „mur de la honte“ nous rapprochant de son effrayante réalité et nous poussant à réfléchir à d’autres manières, plus sensées et humaines, de résoudre cette urgence devenue désormais planétaire. »

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  • Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris, paru aux éditions Monssieur Toussaint Louverture le 23 août 2018 :

612NNR1Uh2L« Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le coeur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette oeuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak. »

 

  • Algériennes : 1954-1962 de Deloupy et Swann Meralli, paru aux éditions Marabout le 31 janvier 2018 :

9782501121002-001-T« La guerre d’Algérie, cette guerre qui  n’était pas nommée comme telle, est un  événement traumatisant des deux côtés  de la Méditerranée. Ce récit raconte la guerre des femmes dans la grande  guerre des hommes…

Béatrice 50 ans, découvre qu’elle est  une enfant d’appelé et comprend qu’elle a hérité d’un tabou  inconsciemment enfoui : elle interroge  sa mère et son père, ancien soldat  français en Algérie, brisant un silence de  cinquante ans. Elle se met alors en quête  de ce passé au travers d’histoires de  femmes pendant la guerre d’Algérie :  Moudjahidates résistantes, Algériennes victimes d’attentat, Françaises pieds noirs ou à la métropole…

Ces histoires, toutes issues de  témoignages avérés, s’entrecroisent et  se répondent. Elles nous présentent des  femmes de tout horizon, portées par des  sentiments variés : perte d’un proche,  entraide, exil, amour… »

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  • Le vieil homme et son chat : n’ont plus peur des chiens de Nekomaki, paru aux éditions Casterman le 5 septembre 2018 :

9782203155664« Chaque moment du quotidien est un trésor d’humour, de tendresse et de nostalgie.

Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, vit avec Tama, un chat de 10 ans. Ou bien est-ce Tama qui veille sur son vieux maître pour honorer une promesse faite à son épouse disparue ?

Au fil des saisons et d’un quotidien fait de promenades paisibles, de repas partagés entre voisins de toujours et d’évocations des années passées, Daikichi et son chat s’entraident, se chamaillent, et s’adorent. »

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  • Trancher d’Amélie Cordonnier, paru aux éditions Flammarion le 29 août 2018 :

9782081439535« Des pages et des pages de notes. Tu as noirci des centaines de lignes de ses mots à lui. Pour garder une trace, tenter de les désamorcer, avec le pathétique espoir qu’ils aillent s’incruster ailleurs qu’en toi.

Cela faisait des années qu’elle croyait Aurélien guéri de sa violence,des années que ses paroles lancées comme des couteaux n’avaient plus déchiré leur quotidien. Mais un matin de septembre, devant leurs enfants ahuris, il a rechuté : il l’a de nouveau insultée. Malgré lui, plaide-t-il. Pourra-t-elle encore supporter tout ça ? Elle va avoir quarante ans le 3 janvier. Elle se promet d’avoir décidé pour son anniversaire.

D’une plume alerte et imagée, Amélie Cordonnier met en scène une femme dans la tourmente et nous livre le roman d’un amour ravagé par les mots. »

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Et vous, quelles sont vos nouvelles trouvailles ?

9 commentaires

    1. Ah non mais j’étais folle tellement elle est bien cette librairie ! ^^

      « La Cicatrice » est très courte, 40 pages, mais j’ai beaucoup aimé. C’est direct et engagé. Je signe. 🙂

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  1. « Moi ce que j’aime c’est les monstres » va bientôt faire son entrée dans ma bibliothèque également. Ici les dernières incursions sont le dernier de chez Agullo, La guerre est une ruse de Frederic Paulin, « une maison parmi les arbres » de Julia Glass, « l’arbre monde » de Richard Powers et en pleine lecture « les fantômes de nos histoires de Nathan Hill. Bonne lectrice

    Aimé par 1 personne

    1. Je connais très mal les éditions Agullo, ton commentaire me permet de les découvrir un peu, merci ! 😀

      J’ai le Nathan Hill dans ma PAL depuis un moment, il a l’air vraiment bien ! Tu en penses quoi au cours de ta lecture ? 😀

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    1. J’ai beaucoup aimé « Algériennes » même s’il est parfois dur. Mais le point de vue des femmes, en plus des différents positionnements politiques est passionnant. Et les dessins sont magnifiques ! 😀

      Concernant « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres », je le trouve très intéressant, la forme et le fond changent, mais je ne sais pas encore quoi en penser (il me reste encore la moitié à dévorer ^^). Mais si tu cherches un expérience de BD différente, tu peux y aller ! ^^

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  2. Je me sens seule à ne pas être emballée par « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres », je dois sûrement avoir tort, mais je vais attendre que l’engouement passe !

    J’avais déjà vu « Algériennes », ça l’air top, j’attends ton avis.

    « Le vieil homme et son chat », ça a l’air choupinou… Si j’ai l’occasion, je le feuilletterai 🙂

    Belles acquisitions en tout cas !

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    1. Je comprends que parfois l’engouement autour d’un livre bloque un peu l’envie. Je pense que la communication a été très très bien faite avec celui-ci ! Je l’avais repéré avant que ça soit la folie sur les réseaux (dont j’ai été assez surprise car l’objet est plutôt singulier) mais les retours d’autres lecteurs m’ont quand même emballée aussi. ^^ J’en suis à la moitié (c’est un joli bébé) et je ne sais pas encore quoi en penser…

      « Algériennes » est vraiment bien. Il explore différents points de vue de femmes qui se sont engagées dans différents groupes ou dont la famille s’est engagée. Il reste dur sur certains passages, notamment sur la question de la torture. Mais je suis séduite, autant par le ton de la narration que par la qualité des dessins.

      « Le vieil homme et son chat » est un vrai moment de tendresse ! Je m’attendais à rire mais c’est davantage touchant que drôle : une bulle de douceur et de miaulements. :3 Même si le chat a son caractère… 😉

      Merci ! 😀

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      1. Oui, ça m’a complètement freinée de le voir partout ! Tu ne sais pas quoi en penser ? Ah ben mince xD

        Hmm… Ca m’intéresse alors 😀

        Les chats ont tous leur petit caractère ! (en particulier quand ils vieillissent) Touchant, ok, tu me l’as vendue, ça a l’air excessivement mignon !

        Aimé par 1 personne

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