« O’Boys » de Philippe Thirault, Stephan Colman et Steve Cuzor (Dargaud, 2018)

Je souhaitais depuis un moment découvrir ce récit, teinté de ségrégation (bienvenue dans le Mississippi), de misère humaine mais aussi d’une amitié solide. Une intégrale des trois tomes qui n’a pas attendu longtemps avant d’être dévorée.


Quatrième de couverture : « Deux jeunes hommes désoeuvrés dans le Mississipi des années 1930.

Un destin qui les lie de façon indéfectible à un détail près : l’un est blanc, l’autre est noir… Ensemble, ils vont accomplir un fabuleux périple qui deviendra un véritable apprentissage de la vie…

Un récit puissant qui restitue l’ambiance de l’Amérique de l’après 1929, celle de Mark Twain ou de Steinbeck sur fond de blues, de prohibition et de racisme ! »


Le récit démarre avec le jeune Huck Finn en route pour enterrer son ami Charley Williams. L’ambiance commence déjà à s’installer avec lourdeur car on perd l’un des personnages principaux avant même de l’avoir rencontré. Cette relation sera particulière notamment au regard de ce début, avec la mort de Charley comme une épée de Damoclès.

Le récit aborde aussi la misère, le père de Huck et Tom Finn est un alcoolique fini qui produit un tord-boyaux aux effets secondaires dramatiques, très consommé par les Noirs américains. Un drame viendra bouleverser le quotidien familial, déjà dramatique sans cela. Huck sera recueilli par une famille de producteurs du coin, son père ayant fuit, son frère étant porté disparu pour ne pas dire mort.

Recueilli par un couple aisé sans enfants, c’est par cette famille et un groupe de travailleurs qu’il va faire la connaissance de Charley. Il ne le quittera plus même si la vie mettra des distances entre eux. Huck sera forcé de fuir avec Charley, ce dernier aura le shérif aux fesses. Un shérif par ailleurs très porté sur les chapeaux pointus, d’où sa grande détermination.

Le récit permettra de croiser la route des hobos et de découvrir leurs différents modes de vie, celle aussi de bluesmen et des nuits endiablées de musique, celle aussi de deux amis qui n’ont pas eu toutes les cartes en main en commençant leur vie, à qui on a fait des promesses et dont on s’est joué. Mais ensemble, ils arrivent à faire de leur vie une aventure.

Je vous laisse le plaisir de découvrir cette série de trois tomes ou l’intégrale en vous souhaitant de prendre autant de plaisir que j’en ai eu, bien que le dessin ne soit pas celui que je préfère. En référence à Steve Cuzor, j’ai par ailleurs préféré le style de Cinq branches de coton noir, mais j’ai malgré tout beaucoup apprécié ma lecture.

Pour en savoir plus

 

Et vous, avez-vous une bande dessinée à conseiller ?

Commentaires

2 comments on “« O’Boys » de Philippe Thirault, Stephan Colman et Steve Cuzor (Dargaud, 2018)”
  1. cette bd me tente depuis sa sortie, il faut vraiment que je regarde à ma biblio si elle est dispo 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Usva K. dit :

      Elle est très sympa, une véritable aventure ! 🙂

      J'aime

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