« Huit monologues de femmes » de Barzou Abdourazzoqov (Zulma, 2018)

>Edité une première fois en 2007, ce recueil de huit textes a été réédité dans la collection de poche de Zulma cette année. La quatrième de couverture, en plus du titre très accrocheur en ce qui me concerne, m’a entièrement convaincue : il fallait que je le lise !


Quatrième de couverture : « Creusez-vous un peu la tête, un peu de fantaisie que diable, rajustez-vous. Et n’ayez peur de rien. Croyez en vous. Vous conquerrez le monde. Et alors on verra qui aura la peau de qui…

Huit femmes entrent en scène.

Avec beaucoup de verve et d’humour, malgré la vie qui ne les a pas ménagées. Elles viennent tour à tour raconter leur histoire – et se donner en exemple plus qu’en spectacle. Car elles n’ont, à vrai dire, rien perdu de cet espoir qui, entre accès de rage et jubilation, leur prête une liberté de ton au pouvoir salvateur. »


Dans un premier temps, ce livre m’a permis de prendre connaissance de la situation en Tadjikistan. Une situation où les droits de l’homme sont relatifs et les comportements envers les femmes (et les petites filles) sont enclins à la violence et aux discriminations.

Huit femmes parlent, huit femmes différentes que ce soit au niveau de la situation financière, maritale ou professionnelle. Huit femmes qui veulent dire même si elles ont parfois peur que cela soit répété. On sent déjà que dire n’est pas si simple. Pour autant, elles ont toutes un caractère qui leur permet de tenir, de faire face.

Il est question de viol, de violence physiques, d’histoires de couples qui ne fonctionnent plus, d’histoires de mères qui font ce qu’elles peuvent. L’idée n’est pas de prendre parti où d’être d’accord, l’idée est de lire, d’écouter leurs mots et leurs maux. Car c’est comme cela que j’ai pris ces textes : un espace de liberté précieux qu’il ne faut pas juger.

Moment agréable bien que parfois difficile, ce petit livre fait une place à celles que l’on n’entend pas faute de ne pas vouloir les écouter.

« Plus jamais je ne permettrai qu’on m’humilie, qu’on m’outrage, qu’on me piétine ou qu’on lève la main sur moi. […] Le secret, il est là : quoi qu’il t’arrive, même si le destin s’est joué de toi, et quoi qu’en pensent les gens – crois en toi, et tout ira bien ! » p.29-30

Si cette phrase a un sens spécifique dans le texte duquel elle est tirée, elle en a aussi pour chacun d’entre nous, dans une société qui se veut égalitaire en apparence mais qui ne parvient pas à l’être dans les actes.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Bar aux Lettres


 

Et vous, avez-vous un livre sur les femmes à partager ?

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