« Les enfants du monde racontent » d’Anne-Marie Thomazeau et Alice Gravier (De la Martinière / Amnesty International, 2011)

C’est en cherchant des livres pour mes neveux que je suis tombée sur celui-ci dans les rayons-trésors d’Emmaüs. Autant dire que vu sa thématique je n’ai pas hésité une seconde à le prendre.


Quatrième de couverture : « Depuis cinquante ans maintenant, Amnesty International se bat pour le respect des droits humains pour tous, et partout dans le monde.

Les histoires présentées dans ce livre et les témoignages des enfants permettent de comprendre ce que ce combat signifie au quotidien.

Des pistes pour agir sont aussi proposées au fil des pages, faisant de ce livre un outil pour s’engager, chacun à sa mesure. »


Chaque partie expose un fait concret de violation des droits de l’enfant, voire des droits de l’homme pour certains d’entre eux. Mais le focus principal est fait autour de l’enfance. Ce livre, recommandé à partir de 10 ans, peut s’avérer difficile et peut demander l’accompagnement d’un adulte lors de sa lecture car il ne manquera pas, je pense, de déclencher des questionnites aiguës. En effet, rien n’est juste et c’est cela que souligne les auteures et l’action d’Amnesty International.

L’objectif de ce livre, comme dit en introduction, est de permettre aux enfants de voir le monde tel qu’il est afin de pouvoir le questionner justement et concrètement ainsi qu’afin de pouvoir s’engager, chacun à son niveau. Il ne faut parfois pas grand chose, c’est l’addition des petites choses qui peuvent en faire de grandes.

Une partie de l’ouvrage est consacré à proposer des pistes d’engagement pour les enfants, que ce soit en s’intégrant aux principes démocratiques en étant délégué de classe par exemple, ou en exprimant son soutien et en apprenant, cela pouvant notamment se faire avec des exposés à l’école, avec le soutien d’un enseignant.

Les textes et les conseils sont très bien écrits, ils ne vont pas trop loin (car l’horreur est sans fin) et des questions d’approfondissement permettent de comprendre certaines particularités. Ce livre va jusqu’à proposer des approfondissements relatifs à la justice pénale internationale et j’ai vraiment apprécié le fait de prendre les jeunes lecteurs pour des lecteurs à part entière, des citoyens à part entière.

Les illustrations ne sont pas brutales, au contraire. Le poids des mots n’a pas besoin d’illustrations violentes et réalistes dans l’horreur pour toucher. Nous ne sommes pas dans une pédagogie par le choc, même si certains chiffres secouent (malheureusement, depuis 2011, ils ont dû pas mal évoluer).

Un très beau livre qui peut permettre de commencer à parler avec ses enfants de faits de société, notamment quand tout est montré à la télévision, sans filtre et sans beaucoup d’explications.

Pour en savoir plus

logo-label

 

Et vous, est-ce un livre que vous pourriez offrir à un/e pré-adolescent/e ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s