Cette découverte a été faite à l’occasion d’une lecture commune avec Ingannmic du blog Book’Ing (voici sa chronique). L’occasion de me frotter à un genre littéraire que je lis peu : le thriller psychologique.

Généalogie-du-mal-600x946« Yujin, vingt-six ans, se réveille un matin dans l’odeur du sang.

Jusqu’à ce jour, c’était un fils modèle qui se pliait à toutes les règles d’une mère abusive et angoissée. Une mère qui gît en ce moment même au pied de l’escalier, la gorge atrocement ouverte d’une oreille à l’autre.

Que s’est-il passé la nuit dernière ? Seuls des lambeaux d’étranges images émergent de la conscience de Yujin, et le cri angoissé de sa mère. Mais appelait-elle à l’aide ? Ou implorait-elle ?

Pour trouver la clé qui déverrouille sa mémoire, il va devoir remonter seize ans plus tôt, lorsque tout s’est joué. Retrouver la scène initiale, impensable, insupportable. Seize années de secrets, de silence, d’une vie contrôlée dans ses moindres détails, jusqu’à ce que tout bascule.

Mais quand on a franchi la frontière interdite, il n’existe pas de retour possible.

Ce thriller dérangeant et obsédant, d’une exceptionnelle acuité psychologique, suit à un rythme haletant, électrique, la radicale transformation d’un jeune homme ordinaire en un dangereux prédateur. »

Dès le début du récit, nous comprenons qu’il y a un souci. Nous suivons les pensées de Yujin, nous tournons les pages de son point de vue et il est le maître pour dénouer les noeuds d’une mémoire éprouvée, qui n’est pas encore prête à affronter la réalité. Cette mémoire si elle veut cacher des traumatismes et des chocs, est complétée par des propos dont la vérité reste à prouver.

Le crime de départ va tirer un premier fil et les bribes du passé vont peu à peu construire une histoire inscrite dans le passé et dans le présent. Nous apprenons les drames de la famille de Yujin : le décès accidentel de son grand-frère et de son père, l’inquiétude et la protection étouffantes de sa mère et le pouvoir à double tranchant de sa tante. Nous suivons Yujin, coincé depuis seize ans dans un traitement (qu’il vient d’arrêter en secret) pour l’épilepsie qui le détruit et à cause duquel il ne se sent plus libre. Mais si les faits ont l’air simples de prime abord cela ne va pas durer.

Très rapidement, chaque personnage est victime de la méfiance du lecteur. Ne presque rien savoir, ne pas tout comprendre, rend chaque personnage absolument louche. Yujin met toute son énergie à faire parler le passé mais depuis son prisme. Viennent s’ajouter à ces points de vue les extraits du journal de sa mère, qui nuancent et apportent quelques pièces manquantes au puzzle. C’est la distance du lecteur qui lui permettra de s’installer dans un doute permanent qui retiendra son attention du début à la fin de ce roman.

Le jeu de cette chronique est de ne pas trop en dire, mais ce roman est un maillage à la fois simple et complexe dont il est difficile de ne rien dévoiler. Je peux juste vous assurer que vous allez pas mal hésiter à vous faire une idée sur le fin mot de l’histoire et que, comme dit en quatrième de couverture, le positionnement de la narration est assez dérangeant. Un mot d’ordre : ne jamais se laisser avoir !

J’ai quand même eu plus de mal sur ce livre que sur les livres que je lis habituellement mais ce fut une lecture positive, qui m’a vraiment fait voir autre chose. Il y a des chances que je retente l’expérience Picquier et pourquoi pas l’expériene You-jeong Jeong. Un bon divertissement, dépaysant et sanglant.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : BookManiac • En Quête Littéraire


 

Et vous, avez-vous un thriller à recommander ?

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